‹ De la liturgie (volume 2)Chapitre 3 sur 35 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Ou mot MESSE; — Son origine ; — Qu'il ne vient ni «le l'hébreu, ni du %rac9 ni de toute autre langue, niais du latin. — Opinion» de certains auteurs réfutées. — Quelques mots sur les Agape». — lue noua de Messe vient du double renvoi rfiii avait lieu anciennement.

Devant traiter clairement et avec ordre du saint sacrifice de la Messe, il se présente tout d'abord a mon esprit une difficulté au sujet du nom ; car les noms spécifient les choses et, comme Epictète le dit dans Arien, le principe d'une science c'est l'intelligence des noms. Certains savants, trop amoureux de l'antiquité hébraïque, pensent que ce nom vient de l'hébreu, qu'il est tiré du Deutéronome, chapitre V/7 verset 10, où se trouve le mot

Missah, signifiant oblation. Jean Reuchlin *, Claude de Saintes 2, liaronius 3, Génébrard 4, Antoine Demochar 5 et d'autres encore soutiennent fortement cette opinion. Ils prétendent, sans que rien ne vienne appuyer leur assertion, que les Apôtres ont pris le mot Messe des Hébreux, et que les Latins l'ont reçu de saint Pierre, chef des Apôtres : comme s'il ne devait y avoir rien d'ancien, rien de catholique, qui n'ait un nom tiré de l'hébreu. Mais, ainsi que l'observe fort bien Bellarmin 6, si les Apôtres s'étaient servi de ce mot hébreu, les Grecs, les Syriens et les autres peuples l'auraient conservé, comme ils ont retenu d'autres mots semblables, tels que : Amen. Alléluia, Sabbaoth, Hosanna, Sathan, Sabbatum, Pascha. Les noms tirés de l'hébreu nous ont été transmis par les Grecs, puisque les Apôtres et les docteurs de l'Eglise ont écrit leurs ouvrages en grec. Or, chez les Grecs, il ne se trouve nulle trace de ce mot ; on n'en rencontre pas non plus chez les Pères les mieux instruits de la langue hébraïque, tels qu'Origène, saint Epiphane, saint Justin, saint Jérôme ; ce qui pourrait paraître assez étonnant, si les chrétiens avaient emprunté ce mot aux Hébreux.

Au chapitre III du livre cité, Génébrard propose une autre étymologie suivant laquelle ce nom de Messe viendrait du mot grec i*x>iviç Myesis, du verbe pus« myeo, j'enseigne, j'instruis, j'initie spirituellement, et signifiant, à proprement parler, initiation, science mystique, qui pénètre au plus intime de l'âme par inspiration divine et sans le secours d'aucun enseignement humain, ainsi que le dit Gorderius dans l'Onomastique de saint Denis. C'est peut-être de cette source, dit Génébrard, que le mot Messe tire son origine; il n'y a de changé que la terminaison qui, du reste, varie suivant les diverses langues. En effet, les Grecs, ajoute-t-il, prononcent Myisls le moX^imç d'où, par un simple changement de terminaison, les Latins ont pu former le mot Missa; Mais cette conjecture de Génébrard nous semble bien

' Lib. *2, Heb. Erudit. — - Praef. ad. Liturg. Pat. — 3 Ad annum 34, num. 59. — l Liturgia Apost., cap. 7. — 5 Adversus Misoliturg., tome 2, cap. 1. — ,! Lib. 1 de Missa, cap. 1.

hasardée, et peu digne de la science et de lerudition d'un homme aussi instruit. Peu importe que le mot Messe se rencontre quelquefois chez les auteurs grecs, tels que Constantin dans ses Tactiques, que Jean Meursius cite dans son glossaire greco-barbare ; ces écrivains sont postérieurs à l'an mil : ils ont emprunté ce mot, ainsi que bien d'autres, aux Latins, et ils l'emploient dans un sens différent, surtout les auteurs des Tactiques qui, sous ce nom, désignent ordinairement les prières que les soldats chrétiens avaient coutume de réciter soir et matin dans les camps.

Une troisième et singulière opinion sur ce point est celle du savant Gabriel Albaspinée 1 qui, rejetant les autres étymologies, pense que Missa vient du mot Mess, qui, chez les peuples septentrionaux, signifie fête ou assemblée. Obligés de se réunir pour assister au saint sacrifice, ces peuples auraient par cela même, suivant lui, donné ce nom au saint sacrifice. Pour prouver que le mot Messe est employé dans le sens de fête, d'assemblée, il ramasse plusieurs textes des capitulaires et des conciles de France. Mais de ces témoignages l'on conclurait avec plus de justesse, que le nom de Messe fut employé pour désigner les fêtes, les assemblées, comme il sera clairement démontré par ce que nous dirons au chapitre suivant. Après tout, il ne paraît pas vraisemblable que le mot Messe vienne des nations septentrionales. Il est plus probable que, ayant été appelées à l'Evangile plus tard, elles auront reçu ce nom de ceux qui leur apprirent les mystères de la foi. Jean Lidius, dans son dictionnaire latinbarbare des mots qui se rencontrent dans les lettres de Nicolas Clémangé, s'exprime ainsi : Missa, Mess, Mercatus, Nundinse ' marchés 1 foires). Pourquoi le mot Messe a-t-il été employé pour désigner des foires ? C'est ce que nous dirons mieux au chapitre suivant.

Rejetant donc ces différentes opinions, il nous reste à établir la quatrième, seule vraie et indubitable, savoir : que le mot Messe est d'origine latine et qu'il vient de mUtendo (envoyer). En effet, Missa est le même mot que Missio [ renvoi), comme les

1 Liber l, éé sacram. Eueharist.

anciens écrivaient vernissa pour remissio. Tertullien dit * : « Nous avons parlé de la rémission (remissa) des péchés. » Saint Gyprien, dans son livre De bono patientiae : « Le Seigneur, dit-il, est baptisé par son serviteur, et lui qui devait donner la rémission (^remissa) des péchés, ne dédaigne pas de purifier son corps dans le bain régénérateur. » Saint Optât de Milève 2 : « Il n'a pu être baptisé en rémission (remissa) des péchés; » Et Victor de Tunon 3, évoque en Afrique : « Nous mériterons la rémission (remissa) de tous nos péchés. » Mais tous ne rendent pas la même raison de cette dénomination donnée au saint sacrifice. Les uns veulent que la Messe soit ainsi appelée de mittendo (envoyer), parce qu'autrefois elle consistait dans les dons envoyés par les fidèles et réunis ensemble ; c'est l'opinion des hérétiques, qui confondent la Messe avec les Agapes ou repas des chrétiens. On appelait Agape un repas public, que l'on avait coutume de prendre à l'église, après la réception de l'Eucharistie, dans le double but de resserrer les liens de la charité et de soulager les pauvres. Dans les commentaires sur la première épître aux Corinthiens, attribués à saint Jérôme, on lit : « Ceux qui s'assemblaient à l'église faisaient chacun leur offrande, et, après la communion, tous ensemble consommaient, dans un repas commun, ce qui restait du sacrifice » (c'est-à-dire des offrandes que chacun avait faites). Saint Chrysostôme, dans son homélie XXVIIe sur la même épître, s'exprime ainsi : « Certains jours ils (les chrétiens) dressaient des tables communes, et, le sacrifice terminé, après la communion, tous ensemble, et les riches, qui fournissaient les mets, et les pauvres, qui ne possédaient rien, prenaient part à ce festin commun. » OEcumenius, sur cette même épître de saint Paul, parle dans le même sens : « Les jours de fête, dit-il, après la participation aux saints mystères, on prenait des repas communs, dont les riches faisaient les frais et auxquels les pauvres étaient invités. » De ces témoignages il résulte que les Agapes étaient différentes des sacrifices, ce que Pamélius prouve par plusieurs textes de Tertullien au cha-

1 Adv. Mareionem, lib. 4, cap. 18. - Lib. I. — 3 De Pœnitenl., cap. ultim.

pitre XXXIX de l'Apologétique, dans lequel l'illustre Africain fait une magnifique description des Agapes. Je n'en donnerai qu'un court extrait, une citation plus longue étant superflue : « Le nom seul de nos repas montre quel en est le motif. On les appelle Agapes, d'un mot qui signifie charité. Quoi qu'ils puissent coûter, nous nous croyons bien dédommagés par l'avantage que la piété en retire. Parla les pauvres sont soulagés. . . On ne se met point à table sans avoir fait une prière à Dieu, on mange selon sa faim, on boit comme il convient à des gens qui font profession de chasteté, on se rassasie comme des hommes qui doivent prier Dieu cette même nuit, on parle comme sachant que Dieu écoute; la prière termine également le repas : on sort de là, non pour faire du désordre, non pour commettre des meurtres ou courir les mauvais lieux, mais avec modestie, avec pudeur, comme des gens qui viennent plutôt d'une école de vertu que d'un festin. » Je pense que c'était ces mêmes repas que Pline le jeune avait en vue, lorsqu'il dit dans sa lettre à Trajan, en parlant des réunions des chrétiens : « lis s'assemblent pour prendre un repas en commun et innocent. » Il y avait trois sortes d'Agapes, celles qui avaient lieu à la naissance, aux funérailles et aux mariages, ce que saint Grégoire de Nazianze rappelle dans le distique suivant de son poëme sur les différents genres de vie : « N'assistant point en nombreuses compagnies au festin natal , ni aux repas funèbres, ni à ceux des noces. » Baronius ! montre que ces Agapes avaient également lieu à la dédicace des Eglises. Les anciens Pères en parlent dans une foule d'endroits rapportés par Jacques Bosius, dans sa Rome souterraine 2. Et le concile de Gangres frappe d'anathème ceux qui les méprisaient. Dans la suite on les supprima, suivant saint Augustin 3, à cause du luxe, des dissensions et des autres abus qui s'y étaient peu à peu glissés. Le concile de Laodicée les proscrivit en Orient; en Afrique, ce fut le troisième concile de Cartilage. Le concile in Truïlo les défendit également dans son

1 Ad annum ô7. • '-' Lib. '». cap. 27, — — " Confoss.. lit), 6, cjip, 2 cl Epist 64.

LXXIV* canon, où le savant annotateur Christian Lupus a réuni une foule de témoignages sur ces repas.

D'autres auteurs ont voulu que la Messe fût ainsi nommée de transmissa, transmise, parce que le peuple fidèle transmet à Dieu ses prières et ses offrandes par le ministère du prêtre. De ce nombre est Etienne d'Autun * ; suivant lui, par cette salutation : lte, missa est, les assistants sont avertis qu'ils peuvent se retirer, que la victime est envoyée à Dieu, et c'est pour cela que le saint mystère s'appelle Messe. Pierre de Cluny 2 dit : « On offre le sacrifice qui, depuis longtemps déjà, a reçu le nom de Messe, parce qu'il est envoyé (mittitur) à Dieu. » Le saint sacrifice de l'autel, écrit l'abbé Rupert 3, est appelé Messe, parce que c'est la seule ambassade que nous puissions envoyer (mittitur), qui puisse faire cesser l'inimitié existant entre Dieu et les hommes ; et saint Thomas 4 enseigne qu'à la fin de la Messe, le diacre congédie le peuple en disant : lte, missa est, c'est-à-dire : Allez, l'hostie a été envoyée à Dieu par un ange pour lui être agréable. Dans un autre sens, le maître des sentences 5 prétend que la Messe a été ainsi nommée, parce que Dieu envoie un ange pour assister au sacrifice. Nicolas Béguin, de Rheims 6, soutient que ce nom vient du mot envoyer, en ce sens que le Christ est dit envoyé par son père. Cette victime, dit-il, nous a d'abord été envoyée par Dieu le Père pour notre salut, et nous la lui renvoyons pour la même fin. Alcuin 7 donne une autre raison : c'est, dit-il, parce qu'elle nous envoie à Dieu.

D'autres enfin, dont le sentiment nous paraît hors de doute, veulent que le mot Messe tire son origine de la Mission ou du renvoi du peuple, en sorte que Messe soit la même chose que renvoi (missio) des fidèles, permission de se retirer. Citons d'abord saint A vit, archevêque de Vienne, qui vécut à la fin du Ve siècle et au commencement du VIe 8 : « Non missum facitis,

1 De sacram. altaris, cap. 18. — 2 Lib. 2, Miracul., cap. 28. — 3 Lib. 2, de Div. off., cap. 28. — 4 Pars 3, quaest. 83, art. 4, ad. 9. — 5 Lib. 4, dist. 13. — 8 Lib. 3, de Paschat., cap. 3. — 7 Lib. de Divin, off., cap. 40. - * Epist. 1, ad Gundob. Burgon. reg.

dit-il, signifie la môme chose que non dimittitis. Cest dans ce sens qu'à leglise, dans les palais et dans les tribunaux, on dit Missa fieri pour indiquer que le peuple est acquitté d'une observance. Vous trouverez ce mot même dans les auteurs séculiers, si vos occupations multipliées ne vous empêchent pas de les parcourir. » Ainsi s'exprime saint Avit, qui ne nous apprend point quels auteurs profanes ont employé le mot Messe dans ce sens ; pour moi, je le trouve dans Cicéron, qui, à la fin de la cinquième Philippique, dit qu'il convient, lorsque la guerre est terminée, de licencier les légions (missas fieri) ; et dans Suétone, chapitre XXV de la guerre contre Caligula, en parlant de Lollia Paulina, que ce fameux conspirateur avait épousée. Bientôt, dit-il, il la répudia (missam fecit), c'est-à-dire il la renvoya. Or, rien n'est plus fort que ce témoignage de saint Avit, pour réfuter les auteurs dont nous avons parlé plus haut, qui prétendent que le mot Messe est emprunté à des langues étrangères. Il y avait dans l'ancienne Église deux renvois, l'un après l'Évangile et l'instruction, alors que le diacre congédiait les catéchumènes, les infidèles, les pénitents, et ceux auxquels l'assistance aux saints mystères était défendue, par ces paroles : « S'il se trouve ici quelque catéchumène, qu'il se retire, » ou par celles-ci que rapporte saint Grégoire ! : « S'il est quelqu'un qui ne doive pas communier, qu'il se retire. » C'était ce qu'on nommait : Messe des catéchumènes; nous en parlerons d'une manière spéciale au chapitre XVI. L'autre renvoi était celui des fidèles ; il avait lieu lorsque, le saint sacrifice étant terminé, le diacre les renvoyait par ces mots : Ite, missa est ; c'était ce qu'on appelait : Messe des fidèles. La Messe, dit saint Isidore 3, est ce moment du sacrifice où les catéchumènes sont congédiés par ces paroles du diacre : S'il reste encore quelque catéchumène, qu'il sorte. Raban Maur 3 s'exprime comme ce saint docteur. Florus Magister et Rémi d'Autun, à la fin de l'explication de la Messe, se servent des paroles suivantes qu'ils ont

1 Dial., lib. t, cap. H. - a Orig., 19». (5, cap. 19 — > De inslit. clcricor., cap. 32.

transcrites d'Alcuin : « Par Messe on entend le renvoi que le diacre prononce à la fin du sacrifice, lorsqu'il congédie les fidèles. » Saint Grégoire, dans son Sacramentaire, au Vendredi, saint, dit: «Ensuite l'officiant et tout le clergé communient, puis l'on renvoie le peuple (et fiant Missx). » « Par où, observe Pamélius, dans une note insérée à la marge, sur ce même endroit, l'on peut voir d'où le saint sacrifice a reçu le nom de Messe, c'est-à-dire du renvoi du peuple. » Ménard et l'Ordo Romain lisent ainsi ce même passage : « Tous communient en silence et le sacrifice est terminé. » Cassien, parlant de la vanité d'un solitaire qui célébrait dans sa cellule comme dans une église : « Alors, dit-il, comme le diacre, il annonçait le renvoi (Missam) des catéchumènes. » — « Le diacre dit : Jte, missa est, ajoute Hugues de Saint- Victor *, comme s'il disait, retournez à vos affaires. C'est de ce renvoi, assure-t-on, que la Messe a reçu son nom. » Bernold, prêtre de Constance, dans son commentaire sur l'Ordo Romain 2 : « Nous croyons, dit-il, que la Messe a reçu son nom de ce qu'après la lecture de l'Évangile, le diacre renvoyait ceux qui ne pouvaient participer ni à l'offrande, ni à la communion des saints mystères. » Cassien 3 , décrivant les mœurs des anciens moines, dit que celui qui n'était pas arrivé à l'office du jour avant la fin du premier psaume, n'osait pas entrer dans l'oratoire, mais qu'il attendait à la porte le renvoi de la communauté (Missam), c'est-à-dire que, l'office terminé, les moines fussent congédiés. Le dimanche, dit-il ailleurs % il n'y avait qu'une seule Messe, c'est-à-dire un seul renvoi, parce que les religieux, ne se réunissant qu'une fois, récitaient de suite les offices qui précédaient le repas et que, sans interruption, ils assistaient au saint sacrifice. On trouve dans Goldasl l'Interprétation des mots barbares de Kéron, moine de Saint-Gai, qui s'exprime ainsi : Messe, ainsi nommée parce qu'on renvoie le peuple.

Je pourrais encore citer une foule d'autres témoignages,

1 De Eccl. oïï., lib., 2, cap. il, — - In liturgie. Cassandri, cap. î(i. — 3 Lil>. 3, Jnst., cap 7. — l Cap. 11.

mais ceux que j'ai rapportés suffisent pour montrer que la .Messe tire son nom de la Mission, ou renvoi du peuple. Vainement ûénébrard s'efforce d'ébranler cette étymologie comme trop commune et peu respectueuse envers un si grand mystère. Les noms devant se tirer de l'essence des choses, comme renseigne Platon dans son Gratyle, il serait peu convenable, dit-il, que l'auguste sacrifice reçût sa dénomination de sa partie la moins importante, d'une chose qui n'en est qu'un accident. Mais Génébrard était trop eniiché de l'hébreu, et peut-être n'a-t-il lu ni le témoignage de saint Avit, ni les autres que nous avons rapportés ; s'il les eût connus, il se serait sans doute rendu à leur autorité. En effet, il n'est pas croyable que des docteurs si sages aient imposé témérairement et sans raison un pareil nom au saint sacrifice, surtout si l'on considère qu'il n'en est point qui puisse dignement exprimer cet ineffable mystère. Il est facile de réfuter ce qu'objecte Albaspinée, prétendant que le nom de Messe fut inconnu aux trois premiers siècles, encore qu'il y eût des renvois; car d'abord nous n'admettons pas que ce nom n'ait commencé à être en usage qu'après le troisième siècle. Nous en parlerons au chapitre III. Ensuite les noms sont postérieurs aux choses qu'ils désignent, et se prennent ou de leur nature, ou de leurs circonstances, ou de quelque événement qui se lie avec elles.

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