Toir plus loto, dans la seconde partie, ch
52 PIUSMIÈRS PARTIE.
dans la Métaphysique surtout, la supposent et y font une allusion directe , sans nommer toutefois l'ouvrage où elle était particulièrement exposée. C'est à tort que M. Heydemann , le dernier traducteur allemand des Catégories, a dit que , si l'on ne savait point qu'elles sont bien réellement d'Anstote y la lecture des autres ouvrages du philosophe ne suffirait pas pour apprendre qu'il a traité ce sujet '. Sans les Catégories , comment serait-il pos« sible de comprendre près d'une centaine de passages fort importants, où cette théorie est indiquée? Que signifierait d'abord le mot lui-même sans le traité qui l'explique en développant l'idée profonde qu'il renferme ? L!étude complète d'Aristote ne peut que démontrer de plus en plus la nécessité des Catégories comme point de départ de la logique , et par conséquent de toute la philoso* phie aristotélique.
a** De r{interprét€Uion) Herméneia.
L'Herméneia est de toutes les parties de l'Organon celle qui a le plus souvent prêté au doute et à la critique. L'obsAirité même du texte en a certainement été la cause principale. Il n'est point un commentateur qui ne se soit plaint des. difficultés excessives qu'il présente ; elles sont certainement réelles , bien qu'une étude sérieuse puisse les apla-
z. Heydemuui. Notes sur les Catég. , à U snite de sa tradnctioji ^ pag. Î3.
DB L'aUTHBNTICITÉ OB l'oEGABON . — {MAP. V. Sà
nir en partie ; mais il était dès long-temps passé en proverbe qu'Âristote,en écrivant ce petit traité, trempait sa plume ^ non plus dans l'encre , mais dans son esprit : «c Aristoteles, quando péri Herme- « neias scriptitabat, calamum in mente tingebat, » disent Cassiodore % Isidore de Séville, Alcuin et des écrivains grecs de la même époque.
L'Herméneia a contre elle une imposante autoriléy c'est celle d'Andronicus de Rhodes , qui, selon Ammonius ^ et Boëce ^ , rejetait ce livre. Le motif sur lequel il se fondait était du reste assez légère. Au début de l'Herroéneia, Aristote, en parlant des idées , voTffAaToC) qu'il appelle aussi TcoA^yLCKxa ^^ , les modifications de l'âme, renvoie au traité spécial qu'il avait composé sur ce sujet, le Ilepl ^^ç que nous possédons. Andronicus soutenait qne cette expression ne se retrouvait point dans le traité indiqué, et que, par conséquent, le llepl ippiveutç n'était pas authentique. On sent qu'aujonrd'hui une preuve aussi vague paraîtrait toutà-£dt msofiBsante à la philologie. Du reste elle fiit vivement combattue dans l'antiquité par Alexandre d'Aphrodise, dont tes jugements ont eu , en général, le plus grand poids; et depuis Alexandre^
f. Gudodore, opéra. Paris, x6oo. Tom. a» p. 467. — Isidore de SérOle, Origin. lib. a, cep. 97. ^-Alcuin, éd. 1777, t, x, p. 47» t0M. 9 1 p. 35o.
a. ▲auBoniiis in Péri Hermeneias, éd. x5o3 , f* a, Terso, ii la fin.