‹ De la logique d'Aristote (volume 2)Chapitre 33 sur 87 · X. Voir plus haut, pag · texte numérisé non relu

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s . Ritter , t. 3 , p. 98. — Brandis , Dissertât. sQr rOrganon » p» a 5 8 .

OB L'AOTBomncrrÉ d|b l'obganon.— ghap. tu. 69

en une heure, ce sont ses propres termes, tout ce que Tesprit humain a construit de dialectique m deux mille ans. Il attaque Platon, comme Aiîstote, GaKen , comme les commentateurs arabes.. Il se déchauie contrôles logiciens et les métaphysiciens, et à ces deux titres, Aristote lui est odieux : il ne condanme pas seulement 'les hommes, il voudrait détruire la logique et la métaphysique. C'est pour* tant ce livre de Nizzoli dont Leibnitz n'a pas dédaigné de se faire l'éditeur, <c en adoucissant, il est « vrai, l'amertame du texte par des notes margi-^ «nales : arUmadversiones marginales leniendo « texUd ndjecitj comme il le dit lui-même , et en c cherchant à prouver qu'Aristote n'était pas l'en* « nemi irréconciliable de la science moderne : de Aristotele recentioribus reconciabili. >» On ne peut nier qu'à plus d'un égard le livre de Nizzoli ne mérite l'honneur que lui a ÎBXt Leibnitz : mais ^ il faut convenir aussi que les attaques du professeur de Parme contre le Stagicite sont le plus.souvent aussi injustes que passionnées.

Fatrizzi s'est rendu plus célèbre encore par un adiamement infatigable qui lui a fait consacrer une vie presque entière à déchirer et à calomnier le caractère et le génie du. Stagirite. L'ouvrage de Patrizzi brille par une érudition philosophique . très ptofonde et fort rare à l'époque où il fut écrit; mais l'on a pu voir par les citations qui en ont été Eûtes plus haut , qu'en ce qui concerne l'Organon,

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les critiques de llllyrien ont porté presque toujours à faux.

Gassendi est, le moins excusable de tous. Beau* coup plus récent y et venu dans un temps où la doctrine d'Aristote , bien que défendue par les arrêts monstrueux du Parlement, était universellement négligée, il eut le tort^d'attaquer le philo-* sophé grec par uhe sorte de fanfaronnade dont il ne s'était pas lui-même fort bien rendu compte. Il commença un ouvrage, qui devait avoir sept livres, pour prouver que le système aristotélique était feux de tout point; mais, arrivé au second ^ivre ^ , ses amis lui firent observer que Patrizzi , long^temps avant lui, s'était chargé de cette besogne, et s'en était acquitté de manière à ne plus laisser place à la violence et aux diatribes de ses successeurs. Gassendi renonça donc à poursuivre son entreprise , qui pouvait d'ailleurs , par suite des formes de discussion qu'il yavait adoptées, lui attirer de sérieux embarras. Il l'avoue lui-même.

Aujourd'hui, à la tlititance où nous somnies placés de toutes ces querelles et de ces intérêts dès long-temps assoupis, il ne nous reste plus qu'un certain étonnement de voir des hommes atissi distingués attaquer, avec une aveuglç colère, un génie tel que celui d'Ari^ote, et se

I. ûatfiendi, Ësjercitationes paradoxicw adVersns AriatoIe68> p. lat.

m L^MSTBBmcaà ab l'amahon.-— chap. yn. 71

£ure un point d'honneor de le rabaisser. Mais, en nous mettant à leur point de vi^e, au milieu du despotisme de TEcole, des ténèbres dont elle teu* dait à prolimger la durée ^ nous comprendrions mieux , et nous excuserions davantage ces empor*» tements d'indépendance qui dépassaient le but^ mais qui tenaient à cette généreuse ardeur dont Fesprit européen a tiré tant de profit.

Quoi qu'il en soit , Targumentation des antipéripatéticiens des seizième et dix-septième siècles est sans valeur contre Fautfa^enticité de l'Organon. Fussent-ils même parvenus à prouver que ce système de logique n'appartient pas à Aristote, malgré le témoignage imanime de l'antiquité, du B90jen-age et de la Renaissance , il leur resterait emxire à nous apprendre à qui ils prétendent l'attribuer. C'est faire preuve d'ailleurs d'une connaissance bien superficielle des œuvres du Stagirite que de ne pas reconnaître l'empreinte manifeste de son génie dans la Logique qui porte son nom. Leibnitz, en publiant de nouveau l'ouvrage de Hîszoli, plus de cent ans après la première édition, n'était pas, le moins du monde, ébranlé par tontes les attaques dirigées , depuis près de deux siècles, contre Tautbenticité 4^ ouvrages d'Ans*' lote. U y croyait fermement , cpmme y croient tous ceux qui les ont étudiés , et, dans sa préface ^ il disait avec cette élégance et cetl^ vigueur qui Ini sont particulières: ^PersifXidet meper^pect^ « hypoêhesimn istor $e hmnnoaki , iH œqfmlis uhi^

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