‹ De la logique d'Aristote (volume 2)Chapitre 48 sur 87 · Totr pliu hMuty p · texte numérisé non relu

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s. dcëroo, voir le débat au Topiqaei.

404 PBEMIÈiiB PA&ÎIB.

très passages d'Aristote peuvent fournir une explication satisfaisante de ce titre si souvent et si inutilement commenté. Le premier se trouve dans la Rhétorique ' à Alexandre , où Aristote , parlant de rélocution , recommande de choisir les termes les plus harmonieux, et ajoute qu'il va donner des règles pour discerner la plus belle expression. « Tviv xaXXwTTiv épjAYiveiav. » Un peu plus loin il répète plusieurs fois eiç ^uo eppveueiv y s'exprimer dans les deux sens. Le second passage ^^ qui est beaucoup plus concluant que celui là , est dans le petit traité sur la Respiration , xepl âvaTuvo^ç. <c La nature, dit ce le philosophe, se sert souvent d'un même or- « gane pour deux fonctions différentes, de même a que dans certains animaux elle se sert de la ce langue pour le goût et pour le langage, xalirpoç « T7)v épjjLYjvetav. » Le sens d'éppiviveia est ici parfaitement clair : c'eât le langage dans son acception la plus générale. Dans la logique, c'est le langage se formulant en propositions de diverse nature ^.

On peut donc sans crainte d'erreur substituer au titre : de l'Interprétation , qui n'a aucun sens en notre langue, celui-ci qui est beaucoup plus clair: du Langage; et ce sera souvent sous cette dernière

X. Aristot. Bhet. ad Alex. , cap. a4» p* i435 > a, 3 , 4 9t aS,

a. Arist. de Respirât. , cap. ii, p. 476 , a^ tg.

3. On peat rapprocher de ceci un passage des Topicpies , Ut. 6 y ch. x , p. x39 1 b, la , où eppiiiviia est pris deux fois dans le sens d'exprcsaien k propos de la définition.

DÉ L'AOTBBNTlCItB DB L OBOAIiON. *— GHAP. X. -105

désignation que, dans la suite de ce Mémoire , sera cité le traité icepi Èppveiac.

C'est par une méthode toute pareille^ celle qui ▼ient de donner l'explication du mot if^vn^^ia qu'on cherchera celle du mot âvaXtmxa.

U a été prouvé plus haut * que , selon le témoi* goage de Galien , le titre des Analytiques n'appartient point à Aristote. Il avait nommé les Pre> miers: x6ptaTi»oYt9fi.ou,etles seconds: xeplâîpo&ei^ecâç. Ces titres, long-temps même après Galien , ne sont pas tellement tombés en désuétude qu'on ne les retrouve dans Thémistius ', au milieu du quatrièn^e siècle , bien qu'Alexandre d'Aphrodise n'emploie jamais, dès la fin du second, que les titres nouveaux proscrits par Galien. Au reste, ce mot d'flcvaX'jTucà a donné lieu, comme celui de Catégories et dUerméneia, à un€ foule d'explications dont la plus singulière, sans doute, est celle de Jean de Salisbury 3, qui le fait dériver de «va et de

On a déjà rappelé ^ les deux passages où Aristote emploie lui-même le mot d'Analyse, àvaXu(7fcç. Us sont Tun et l'autre dans les Premiers Analytiques: « comme on l'a dit dans l'analyse du Syllogisme. » Ainsi, dans la pensée même du Stagirite,

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