Voir plm baat, p
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l'Analyse c'est la résolution du Syllogisme dans seb diverses figures , c'est la décomposâtion régulière et scientUque de ce tout qu'on appelle Syllogisme ^ et qui renferme en soi des parties , ou pour mieux dire, des espèces diverses, que cette dé-» composition découvre et expose upe à une. Il convient certainement de s'en tenir à cettje explication qui paraît aussi juste que simple , et qui a de plus le mérite d'appartenir an maître. Les com« mentateurs auraient peut-^tr^ du se contenter de celle^à , et ne point en aller chercher d'autres qui sont beaucoup moins naturelles et beaucoup moins aristotéliques.
Le second passage où se rencontre le terme d'avaXu<jiç est moins positif que le précédent , et ce terme semble y avoir le sens étendu que nou^ prétons aujourd'hui au mot Analytiques. Mais cette signification n'est point très évidente, et l'on peut s'étonner que les Derniers Analytiques portent un titre qui est loin dé convenir à ce qu'ils renferment. Il aurait mieux valu leur laisser celui de : mpi aiço^ei^ecaç, dont parlent Galien ètTbémis^ tins , et qui paraît en effet avoir été celui que leur donnait l'auteur lui*méme. C'est donc, on peut dire, par un abus de mot que les Demies Analytiques ont reçu ce nom; mais c'était sans doute aussi pour indiquer d'une manière formelle la liaison du sujet qu'ils traitent au sujet de l'ouvrage précédent. Ainsi le titre de Derniers Analytiques parait en soi peu justifiable. £q. piètre , il
D^ L'AirrHENTicni mt {.'oBOAiroif*— chap. x. 4^
eU douteux qu'aucune des citations des Analy* tiques ', faites dans Aristote même, se rapportent anx Derniers y et Ton pourrait croire qu'elles ne concernent que les Premiers. Ce qui peut expliquer en partie Terreur commise i comme on l'a TU, au temps «le Galien ^, c'est que les Premiers Analytiques renferment dans le second livre des généralités sur la théorie de la démonstration, sujet spécial des Derniers Analytiques. Ce point de ressemblance aura certainement décidé les commentateurs.
Alexandre d'Aphrodise, qui n'hésite point , comme Galien , à recevoir le titre d'ovaXuTucà , et qui ne paraît point en connaître d'autre, explique fort clairement les mots de premiers et de derniers («forepc x«t uçepa.) Selon lui ils se rapportent à la différence même des sujets traités dans les deux ouvrages. Le syllogisme précède la démonstration; et voilà pourquoi le traité qui en expose les règles porte le nom de irpoTcpa, tandis que celui qui s'adresse à la démonstration reçoit le nom deScipo. (Alexandre, Commentaires sur les Premiers Analytiques , f^' 5 , 6. ) Alexandre explique fort bien encore comment le titre d'Analytiques convient aux premiers puisqu'ils renferment la 9 l'tfvoXudic des syllogismes dans leurs di^