CHAPITRE PREMIER
Pe raptbenticité 4e ror^noo m général.
Pour tout ouvrage de l'antiquité ^ la première questioQ à résoudre est de savoir, s'il appartient bien réellezpent à l'époque et à l'ho^ime auxquels on le rapporte ordinairement De no^ jours surtout où Téniditiopi eu corrigeant tant d'erreurs con«* firmées par les siècles, en a peut-être commis une QouTelle et non moins grave en poussant le doute beaucoup trop loin , il importe d'ét^lir h^ titres authentiques de tout ouvrage qu'on étudie, quelque peu l^itimes que soient les mpti£i 4^ ^uspidoo. Une série non interrompue de pt^pnuQients qui commencent à la fin du second siècle avec Galien, Apulée, et Alexandre d'Aphrodîse, et qui se continuent sans lacune jusqu'à nos jours, attestent et constatent la légitimité de toutes les parties dont l'Organon se compose. L'Organon 8%
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trouve par là dans une position tout exceptionnelle , et c'est peut-être le seul de tou3 les livres aristotéliques, qui ait cet avantage. Ceci s'explique et se comprend sans peine , quand on se rappelle le rôle qu'a joué l'Orgànon dans toutes les écoles grecques et romaines^ dans toutescelles du moyenâge et de la Renaissance.
Pourtant , l'exemple même des commentateurs grecs doit ici nous servir de leçon. Dans les questions préliminaires qu'ils ne manquent jamais à se poser avant d'aborder l'explication du texte , l'une des plus importantes est d'en examiner l'authenticité. Tous leis commentateurs du cinquième siècle y imitant sans doute leurs prédécesseurs, ont suivi cette marche qu'ont adoptée plus tard les interprètes latins, et qu'on retrouve dans Boëce, Ammonius , David l'Arménien ', Simplicius ; ils appliquent tous cette méthode iqu'indique la raison elle-même , et qui paraît avoir été dès long-temps prescrite dans les écoles. On peut la faire remonter, sans crainte d'erreur, jusqu'au temps de Porphyre et de Jamblique, c'est-à-dire au milieu du troisième siècle. Les doutes élevés dès l'âge d'Andronicus de Rhodes sur J'authenticité de certaines parties de rOrganon, faisaient une loi aux commentateurs
I. UnpftflMge da Coamwnture de Bftvid PAnBÀBien , man. xgSg, f^ 147 , ferait croire que Fou doit attribuer à Proolos la fixation des dix points préliminaires qae tonte exégèse doit éclaircir avant d*ezpliqner im ouvrage aristotéliijue : le nom de la philosopbie péripatéticiennei son point'lk départ , etc.
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de les discuter^ ihais il &llttt un assez long espace de temps pour que cette méthode fut convertie en règle formelle ; et l'on n'en trouve pas encore l'application complète daqs les commentaires d'Alexandre d'Aphrodise»
Si donc les interprètes nationaux ont cru devoir se livrer à cet examen , à plus £Drte raison devons* nous nous y livrer aussi, bien qu'aujourd'hui l'opinion générale , éclairée par toutes les discusnons antérieures , n'élève point de doute sérieux sur l'authenticité de l'Organon, et n'exige point aussi impérieusement une investigation de ce genre. Mais l'opinion générale ne peut être une autorité suffisante aux yeux de l'érudition; et puisqu'on a bien révoqué en doute l'authenticité des poèmes homériques et leur composition, ce sera du moins se mettre en garde contre de futures attaques du même genre, que d'établir les titres irrécusables et l'authenticité de la logique