I. EdîiUtioiis des sophûtes, ch. 33 , p. lA^ > b , a
s. Voir Bahle , tom. x*' de Tédit. d'ArlRote , Vie d'Arist.
3. Topiqoef ylJT. 3, p. xi6, a^ 38. Voir pluA loin^ Top. , Ht. 3.
4. RéfiDUtions des sophistes , ch. 5 , p. 167 , a , 8, ct^noo x63 , Findiqvie If. Heydeniaim , pr ' 3a .
42<( PREBfltlRE PARTIR.
« à la fois blanc et non blanc. » Ces deux passages, mais le premier surtout, semblent indiquer que les Topiques et les .Réfutations des sophistes ont été composés pendant qu'Alexandre pénétrait dans rinde (vers 3a6), et que les nouvelles de sa prodigieuse expédition venaient de temps à autre arracher aux Athéniens ces applaudissements que le conquérant mettait à si haut prix. On pourrait biém^ ajouter que cette semi-erreur, où tombe Aristote, dans le second passage, en croyant les Indiens noirs comme les Ethiopiens dont il parle quelques lignes plus bas , implique la possibilité d'un récit peu exact, et sans doute populaire , sur la couleur des peuples conquis par le fils de Philippe.
De ce que dans deux passages des Topiques ' , Aristote nomme Xénocrate , sans l'attaquer, M. Brandis^. a conclu que la composition de ce traité remontait à une époque où le Stagirite n'était point encore brouillé avec le successeur de S^usippe , c'ei5t-à-dire à l'époque de leur voyage commun à Atarnée, vers 347» Ceci serait en contradiction avec les conséquences tirées plus haut du premier des deux passages où il est question de l'Inde; et la conjecture de M. Brandis paraît ici moins plausible que l'autre.
X. Topiques, liv. a, ch. 6, p. lia, a, 3?^ Hv. 6> eh. 3, p. i4x , a , 6 , et liv. 7 , eh. t , p. 148 , a , 7 et 27. ^. Brandis , Disiertation sur lX)i]gaBon , p. a 55.
DB L*AOTBKSmcni 91 t'OAGÀNON. — CHAP. XI. 42T
Une conséquence é^ndente de ce qu'on a dit précédemment sur les liens grammaticaux qui unissent les huit livres des Topiques, c'est qu'Arislote n'a point divisé lui-même son ouvrage de cette manière. On en peut dire autant du second livre des Premiers Analytiques , et même des deux tirres des Derniers. U est probable que cette divi^ sîoa par livres remonte, pour TOrganon comm^ pour toutes les. grandes compositions aristotéliques , à Andronicus de Rhodes , et peut^-étreà ses prédécesseurs alexandrins. »
Eien du reste n'indique dans l'Organon de doubles emplois, comme on en trouve dans la Moraleetla Métaphysique, et dans quelques autre» ouvrages de moindre importance* La théorie $e développe sans interruption, comme sans redites., si ce n'est celles qui sont absolument nécessaire^. Ceci 9 du reste, sera plus évidemment prouvé par l'analyse de l'Organon.
On a déjà dit antérieurement < que la composition des Catégories semblait s'éloigner de la manière habituelle d'Aristote^, et qu'elles étaient sans doute un ouvrage inachevé. Les phildiogues