‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 10 sur 226 · XXVIII PLAN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

XXVIII PLAN GÉNÉRAL

mais donner de proposition affirmative ; la troisième ne peut jamais donner de proposition universelle.

n faudra , du reste , ne pas confondre l'universel et l'indéterminé dans les termes. La proposition universelle et la proposition indéterminée sont séparées par une nuance à peine sensible \ et cependant y si l'on néglige cette nuance , il peut arriver souvent qu'on croie avoir conclu syllogistiquement, tandis qu'au fond on n'a point obtenu de conclusion véritable.

Une autre nuance , également légère , entre les termes, pourrait mener à de nouvelles erreurs; ce serait de prendre des mots abstraits au lieu de mots concrets. La conclusion pourrait , dans ce cas, être fausse, bien que les propositions fussent vraies. H faut toujours , dans l'analyse , substituer l'expression concrète à l'expression abstraite. Le syllogisme devient alors beaucoup plus évident, quelle que soit d'ailleurs la figure dans laquelle on le forme.

On ne doit pas croire non plus que les termes du syllogisme soient toujours exprimés en un mot unique et spécial. Parfois, le terme sera une proposition tout entière , une définition complète. En général, dans l'analyse, il faudra bien plus regarder à l'unité de pensée qu'à l'unité d'expres-

DES PREMIERS ANALYTIQUES. xxix

sion. Ceci concerne les trois termes en commun, mais surtout le terme moyen.

Les termes , quand l'analyse les considère isolément, sont toujours placés au cas direct, c'està-dire , au nominatiT. Mais , dans les propositions, ils sont placés aux différents cas qu'exige la pensée. Parfois la majeure et la mineure ont leurs termes au même cas ; parfois elles les ont à des cas différents. Ceci s'applique soit aux affirmatives, soit aux négatives. Quand les deux propositions sont au cas direct, la conclusion y est également. Quand l'une des propositions est à un cas oblique, la conclusion est au même cas qu'elle. Quand les deux propositions sont à des cas obliques, la conclusion peut être à un cas direct ou à un cas oblique^ selon la condition de l'attribut de la majeure.

Ici , du reste , il faut considérer avec soin les divers genres d'attributions possibles: attributions essentielles, attributions accidentelles, attributions absolues, attributions nécessaires ou contingentes, soit dans les propositions affirmatives , soit dans les propositions négatives.

Lorsque, dans les propositions, se trouve quelque notion complexe, cette notion doit toujours être jointe au majeur, et jamais au moyen , et encore bien moins au mineur ; autrement, les propositions seraient fausses, ou même elles formeraient

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