‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 106 sur 226 · LIVRE I, CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXXII

ou bien, en donnant de telles propositions , on omet celles qui rendent les premières concluantesy.et Ton fait, pour d'autres, d'inutiles demandes. Il faut donc exa* miner si Ton a pris quelque proposition inutile , et si Ton n'en a pas négligé de nécessaire; il faut alors ajouter l'une et retrancher l'autre , jusqu'à ce qu'on arrive enfin aux deux propositions; car il n'est pas possible, sans cette précaution, de résoudre les raisonnements ainsi présentés. § 5. Pour certains cas j il est facile de voir ce qui manque; mais, parfois, on a peine à le découvrir, et l'on croit qu'il y a syllogisme parce que , en effet , il résulte des données quelque chose de nécessaire. Par exemple , si Ton suppose que ce qui n'est pas substance étant détruit, la substance n'est pas détruite; mais que les éléments dont une chose se forme étant détruits, il faut que la chose même soit détruite aussi. Ceci posé, en

g 5. Et Von croit qu'il y a syllogismey La forme n'est pas régulière; mais, au fond, il y a conséquence nécessaire. Il faut doue rétablir tous les termes et les propositions intermédiaires particulières, qui ont été omises.— Par exemple. Voici tout le raisonnement : il n'y a pas syllogisme dans les propositions suivantes , bien qu'il y ait conclusion nécessaire : Ce qui n'est pas substance étant détruit, la substance n'est pas détruite; or, le$ parties étant détruites , le tout qu'elles forment est détruit ; Donc les parties de la substance sont elles^mêm^ substance. On sait bien ici, d'une manière confuse, que la conclusion est nécessaire; mais, pour s'en rendra clairement compte,

il faut rétablir les intermédiaires»

et remettre les propositions sous leur Traie forme. Voici alors le syllogisme évident : Tout ce dont la destruction entraîne la destruction de la substance, est substance aussi; or, les parties de la substance étant détruites, la substance est détruite; Donc les parties de la substance sont substance comme elle.— Qu'on suppose encore, Voici ce faux syllogisme qui est hypothétique : S'il y a animal, il y 9 substance; or, s'il y a homme, il y a animal; Donc nécessairement l'homme étant , il y a substance. Le syllogisme régulier serait :

Tout animal est substance, tout homme est animal ; Donc tout homme est substance.

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effet, il est nécessaire que la partie de la substance soit aussi substance. Mais les données ne suffisent pas pour fournir cette conclusion, et ici les propositions man» quent. Qu'on suppose encore que l'homme existant, il faut nécessairement que Tanimal existe aussi; et que l'animal étant, il y a nécessairement substance. Donc, alors, l'existence de l'homme entraîne aussi celle de la substance nécessairement. Pourtant , il n'y a pas là réellement de syllogisme, puisque les propositions ne sont pas telles que nous l'avons dit. Ce qui nous trompe, dans ce cas, c'est que, de ces données, il sort une cour séquence nécessaire , et que le syllogisme aussi en donne une de ce genre. Mais le nécessaire est encore plus large que le syllogisme; car tout syllogisme est nécessaire, et tout nécessaire n'est pas syllogisme. Ce n'est donc pas seulement parce que, de certaines données, il ressort une conséquence, qu'il faut essayer immédiatement la résolution, il faut avant tout dégager les deux propositions. § 6. Voici comment, ensuite, on les divisera en termes. § 7. Parmi les termes , on prendra pour moyen celui qui se répète dans les deux propositions; car le moyen , et ceci a lieu dans toutes les figures , doit se retrouver dans les deux propositions. § 8. Si donc, le moyen est attribué à un autre terme , ou qu'un autre lui soit attribué, ou bien s'il est affirmé d'un terme, et

g 6. Après Tanalyse en proposi- S 8. Le moyen est sujet du majeur

tiens, vient ranalyse des propositions et attribut du mineur, dans la pre-

elles-mêmes en termes ; du compo- mière figure : attribut des deux, dans

se, il faut passer au simple. la seconde, et sujet des deux, dans la

§ 7. Ceci ressort de la définition troisième.— Otw le moyen occupait,

même du moyen dans les trois figu- Voir ch. -i , 5 , 6 , les règles applica-

i*es, Voir plus haut, cb. 4, 5, 6. blés aux trois figures.

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