‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 109 sur 226 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

Forme vicieuse des termes , qui souvent doivent être des mots concrets, et non des mots abstraits. — Erreur possible dans les trois figures. — Moyen d'éviter cette erreur : substituer toujours l'expression concrète à l'expression abstraite. — Exemples divers.

§ I . Souvent aussi l'on se trompera , parce que les termes , dans la proposition , n'auront pas été bien exprimés: par exemple , soit A la santé, B la maladie, et G l'homme. Il est vrai^de dire que A ne peut être à aucun

§ 1. Voici le syllogisme entier dans la première figure , Celareni :

I\ est nécessaire que la santé ne soit à aucune maladie : la maladie est à tout homme ; Donc il est nécessaire que la santé ne soit à aucun homme, conclusion fausse. Elle est modale nécessaire d'après les règles posées au chap. 9 , S 8.— (^ui expriment la disposition, c'est-à-dire, les termes abstraits de : maladie, santé.— /2 n'y aura plfÂS de syllogisme , sous-entendu : apparent, c'est-à-dire qu'on verra sur-le-champ la fausseté du syl-

logisme. Le voici : U est nécessaire qu'aucun malade ne soit bien por^ tant : tout homme est malade ; Donc il est nécessaire qu'aucun homme ne soit bien portant, conclusion fausse qui résulte de la fausseté même de la majeure ; car le malade n'est pas nécessairement malade puisqu'il peut recouvrer la santé.— $i Von ne fait pas ce ehangem/ent. Si Ton garde les termes abstraits, la conclusion vraie est modale contingente : U se pent que la santé ne soit à aucun homme, et non point absolue.

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