‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 111 sur 226 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

Les termes ne sont pas toujours exprimés par un mot unique et spécial : les termes sont parfois des propositions tout entières. — Exemple.

§ I. Il ne faut pas non plus prétendre trouver toujours pour les termes un mot spécial; car il est bien des notions qui n'ont pas de mots spéciaux; et alors il est fort difficile de résoudre de pareils syllogismes. On pourra donc se tromper parfois en recherchant ainsi un mot qui n'existe pas. Par exemple, on pensera qu'il y a syllogisme pour des propositions sans termes moyens. Soient deyx angles droits représentés par A, B triangle , C isoscèle. A est à C par B, mais il est à B sans que ce soit par un autre terme; car le triangle vaut en soi deux an^

§ 1. Les termes ne peuvent pas toujours être représentés par des mots distincts et uniques; ce sera parfois une proposition tout entière, une définition, qu'il faudra prendre pour terme. Ainsi dans ce syllogisme :

Tout triangle a ses angles équivalents à deux droits ; risoscèle est un triangle; Donc Tisoscèle a ses angles équivalents à deux droits. Il serait impossible de prendre pour terme,

dans la majeure un mot unique; il faut prendre la notion tout entière que les trois angles de tout triangle sont égaux à deux droits. Or, cette proposition elle-même , qui sert ici de terme , pourrait être démontrée; et en effet la géométrie la démontre.

— Le moyen soit rendu , Le moyen ou les extrêmes, et en général les termes, soient exprimés complètement, en un seul mot.

IbO PREMIERS ANALYTIQUES.

droits : donc il n'y aura pas de moyen terme pour A B, qui est cependant démontrable. Ainsi, il est évident qu'il ne faut pas croire que le moyen soit toujours rendu par un mot distinct; parfois, c'est tout une proposition, comme dans l'exemple qu'on vient de citer.

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