CHAPITRE PREMIER
Un même Syllogisme peut avoir plusieurs conclusions différentes: d*abord par la conversion de la conclusion , puis par l'expositîott des termes contenus sous le moyen et le mineur. -^ Conclusions universelles de la première et de la seconde Ggures. — Conclusions particulières des trois figures.
§ I. Nous venons d'expliquer le§ figures du syllogisme, la nature et le nombre de propositions qui le composent,
8 I. Eécapitnlation de toutes les théories du premier livre. — Nous venons d'expliquer ^ section première du livre.— De p{tf« nous avons dit , section seconde du premier livre. -^Enfin nous avons dit, section
troisième du premier livre. Ceci confirme la division du premier livre adoptée par les commentateurs, et que Tauteur a déjà indiquée luimême , liv. 1, ch. 1, S 1 , et ch. 32 , 8 1. Voir plus haut.
200 PREMIËfiS ANALYTIQUES.
les cas et les formes dans lesquels il se produit. De plus^ nous avons dit les points auxquels il faut s attacher, soit qu'on établisse y soit qu'on réfute une proposition, et indiqué les méthodes à employer dans l'examen du sujet, quel qu'il soit. Enfin, nous avons montré par quelle voie on peut arriver aux principes pour chaque question. § 2. Puis donc que, parmi les syllogismes, les uns sont universels et les autres particuliers, tous les universels peuvent avoir plusieurs conclusions; et, parmi les particuliers , les affirmatifs en ont plusieurs ; les négatifs n'en ont jamais qu'une seule. C'est que les propositions, autres que ces dernières, peuvent se convertir, mais la privative particulière ne se convertit pas; et la conclusion est une . proposition qui exprime une chose d'une autre chose. Aussi tous les autres syllogismes peuvent avoir plusieurs conclusions. Par exemple : si l'on a démontré que A est à tout 6, ou à quelque 6, il est nécessaire
S 9. La propriété , qu'ont certains syllogismes de présenter plusieurs conclusions, a deux causes : la première, c'est la conyersion même des propositions dont les règles ont été exposées. Ht. 1, ch. 8; la seconde, c'est l'exposition des termes contenus sous le mineur et sous le moyen.
Aristote s'occupe d'abord de la con- Torsion. Ainsi, il est clair que, quand, on a obtenu pour conclusion une universelle affiimative , on peut par la conversion obtenir une particulière affirmative; car c'est ainsi que se convertit l'universelle affir^ mative. Quand on a obtenu une conclusion particulière affirmative , on peut , en la convertissant en ses pro-
pres termes, en obtenir une autre; et de même pour l'universelle négative. La particulière négative est la seule qui reste simple, parce qu'elle n'a pas de conversion possible.— Puis donc que parmi les syllogi^ mes, Syllogismes est encore pris ici , comme il l'a déjà souvent été, pour conclusions.— Tous les universels, soit affirmatifs, soit négatifs.— £t 2a concluàiùn est.. une proposition f c'éstnà-dire , déterminée et spéciale, de telle sorteque.la conversion, tout en gardant lès deux mêmes t^irmes pour sujet et pour attribut, fait cependant une proposition et une conclusion nouvelles.— Çéff donc là une cause comumne, La conversion.