‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 136 sur 226 · LIVRE II, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE I

pàrliculiers^ il ûy aura pas nécessité de conclure ce qui est êbuû la conclusion; car il n'y a pas de syllogisme, puisque cette proposition est elle-même particulière. IVbis il y itura nécessité de conclure tout ce qui est sous le moyen; seulement ce ne sera pas par ce syllogisme. § 8. Par exemple , si A est à tout B^ et B à quelque C; car il n'y aura pas de conclusion de ce qui est sous C ; maïs il y en aura de ce qui est sous B , sans que ce soit par le syllogisme précédent. § 9. De même encore pour les autres figures; il n'y aura pas conclusion nécessaire pour ce qui est sous la conclusion; mais jl y en aura pour ce qui est sous lé moyen , sans que ce soit par ce syllogisme ^

concinstoti pftrticalière ponr en dire la majeure d'un nouveau sytlegisme, on ne peut oonstniire de syllogisine dans la première figure où il faut toujours que la majeure soit uni-^ verselle.

§ 8. Syllogisme en Darii : A est à tout B ; B à quelque C ; Donc A est à quelque C. Par ce syllogisme on ne démontrera aucun des sujets de C , et il n^y aura pas pour eux de conclusion possible : mais il y aura , si ce n'est démontra tion directe, du moins conclusion tacite pour les sujets de B. Soit , par exemple : A bipède , B homme , et G animal. On aura : Tout homme est bipède : quelque animal est homme; Donc quelque animal est bipède- Si Ton prend un des sujets de C, c'est-à-dire, un des termes renfermés sous le terme générique d'animal: cheval, par exemple , la conclusion ne vaudra pas pour lui : car, de ce que quelque animal est bipède , il ne s'ensuit pas du tout que

Cheval soit bipède : mais , comme l*on a admis dans la ihajeure que tout homme est bipède, si Ton prend Tun des sujets de B, homme, qui est moyen , il y aura condnsioo pour ce sujet. Soit Ethiopien , un des termes renfermés dans la totalité du terme générique, homme : du moment que tout homme est bipède, implicitement Ethiopien, sujet d'homme, est aussi bipède.

8 9. La règle du $ précédent, appliquée à la première figure , vaut encore pour les deux autres, c'està-dire qu'on pourra conclure indirectement les termes subordonnés au moyen , et non les termes subordonnés au mineur. — Jlfaû il y en aura pour ce qui est $ous le moyenf Pacius a remarqué ici avec raison que l'analyse n'était pas poussée assez loin. Cette règle ne vaut pas pour tous les modes, comme le texte le ferait croire. Parmi les syllogismes particuliers de la seconde figure,

2M PfiEHIERS ANALYTIQUES.

de même qu'on a prouvé^dans les syllogismes universels, ce qui était sous le moyen par la proposition qui n'avait pas été démontrée. Ainsi , il n'y aura pas dé conclusion nécessaire pour les syllogismes universels; ou bien il y en aura aussi pour les particuliers.

il en est un, Baroeo^ et i>armi ceux de la troisième , il en est deux , JHsanUê et Brœardo , qui repoussent cette règle. En effet, si Von prend un des termes subordonnés au moyen dans Baroeo^ et qu*on en fasse la mineure d*un nouveau syllogisme, on aura le mode inutile AA dans la seconde figure. De même pour DîsanUSy en prenant un des sujets du moyen , on a dans la première figure le mode inutile lA ; et pour Brocardo OA, mode inutile de la première figure. Ainsi Yoilà trois modes, Baroeo, Dtfamitet Brocardo, qui doivent être exceptés de la règle d*Aristote.

Il ne paraît pas que cette omission ait firappé les commentateurs grecs, du moins ceux dont les ouvrages nous restent, et entre autres, Philopon; mais Averroês et Albert-le-6rand, qui discute ceci tout au long, et qui rapporte Topinion d*Alpharabius , avaient remarqué cette lacune.

Cette théorie des conclusions diverses, soit patentes, soit cachées, d*un même syllogisme, est surtout utile en dialectique , dans la discussion , où il faut foire la plus grande attention à ce qu'on accorde à Tadversaire, soit explicitement, soit implicitement.

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