‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 145 sur 226 · LIVRE II, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE III

évident que, même de deux propositions fausses ^ on pourra tirer une conclusion vraie; par exemple ^ si A peut être à B tout entier, et qu'il ne soit à aucun C, et cependant que B ne soit pas le conséquent de quelque C; car, si Ton a supposé que A n'est à aucun B, et qu'il est à quelque C , les deux propositions seront fausses, et la conclusion sera vraie. § i5. De même aussi, la proposition universelle étant affirmative, et la particulière, privative; car il se peut que A ne soit à aucun B, et qu'il soit le conséquent de tout C, et que B ne soit pas à quelque C; par exemple, animal n'est à aucune science; mais il est conséquent de tout homme , bien que science ne soit pas le conséquent de tout homme. Si donc l'on a supposé que A est à B tout entier, et qu'il n'est pas conséquent de quelque C, les propositions seront fausses; et cependant la conclusion sera vraie.

deux propositions est fausse, reste le cas où toutes les deux le sont; syllogisme en Festino : Aucun homme n'est animal : quelque être inanimé est animal : Donc quelque ètie inanimé n'est pas homme.— Les éditions portent ordinairement : si A est à B tout entier et à C tout entier; or, il faut nécessairement : si A n'est à aucun C; car autrement la proposition : A est à quelque G, ne serait pas Haïusse, et il faut qu'elle le soit.

Boêce seul , comme l'indique sa tra-

duction , a eu ici la leçon véritable.

Il faut la rétablir d'après son autorité, comme le propose Pacius. Averroës et Albert-le-Grand ont suivi Boëce, sans avoir connu, à ce qu'il parait, d'autre leçon que la bonne.

8 15. La proposition universelle, c'est-à-dire , la majeure ; syllogisme en Baroco : Toute science est animal : quelque homme n'est pas animal : Donc quelque homme n'est pas science. Les prémisses sont toutes les deux fausses.

PREMIEBS ANALYTIQUES.

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