LIVRE II, CHAPITRE XV
d^nt que quelque science Tétait. On voit que ce cas diffère du précédent , à cau$e de la conversion qui a lieu dai^ les termes ; car d abord raffîrtnation était jointe à B, maintenant elle l'est à C. § 8. De même, si lautre proposition n'est pas universelle ; car le moyen est toujours le terme qui est dit négativement de l'un, et affirmativement de l'autre. § 9. Ainsi donc, il se peut qu'avec des piropositions opposées on obtienne une conclusion. Mais ce n'est ni touJQurs, ni d'une manière absolue ; c'est seu« lem^ent quand les ter^les, pris pour sujets du moyen, sont identiques , ou qu'ils sont entre eux comme le tout relativement à la partie. Autrement la conclusion est îlil|to8sible ; car alors lies propositions ne sont ni contraires m contradictoires.
§ 10. Dans la troisième figure, le syllogisme affirmatif ne pourra jamais $e former de propositions opposées, par la même raison qui a été dite pour la première figure. Mais Ifs négatif aura lieu, les termes , d'ailleurs, étant universels, ou ne Tétant pas. § 11. Soit, la science repré-
g 8. Si Vautre propaHtian, I« mineure particulière daos Festino et cUbs Baroco. Syllogisme en Fe«tino : Nulle science n*est bonne; quelque science est lK)nne; Donc quelque science n*est pas science.
Syllogisme en Baroco : Toute science est bonne; quelque science n'est pas bonne; Donc quelque science B*est pas sdence. — La moyen est tù^^curs , ici bonnes qui est af&nné de Tua des tannes et nié de Tautre ; ce qui forme des propositions contradictoires.
S 9. On&biienmunetoncknion,
dans la seconde figure.— 5on^ identiquMy comme dans Texemple du 9 9 où science est deux fois si^jet du moyen. — Ou sont entre eux^ etc., comme dans les exemples des ftg 6 et 7 , où médecine est une partie du tout, qui est science.
S 10. Il n*y a pas de conclusion affirmative dans la troisième figure, avec des propositions opposées.— Qui a été dite, plus haut, § 3.— j^lont universels ou ne Vêtant pas^ Fêr kipton, Ferison^Broeardo.
S 11. Syllogisme en Felapton :
Aucune médecine n'est science ;
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sentëe par B et G , et la médecine par A. Si Ton suppose que toute médecine est de la science j et que aucune médecine n'est de la science, B a été pris comme étant à tout A et G à aucun A; donc, il y aura quelque science qui ne sera pas science. § la. De même, si A B n'est pas une proposition universelle; car si quelque médecine est une science, et que aucune médecine ne soit une science, il en résulte que quelque science n'est pas science. § i3. Les termes étant universels, les propositions sont contraires ; et contradictoires, si l'un des deux est particulier.
§ i4- Il faut bien savoir que Ton peut prendre les propositions opposées , comme nous le faisons , en disant que toute science est bonne et que aucune science n'est bonne , ou que quelque science n'est pas' bonne. G'est là ce qu'on sait fort bien d'ordinaire; mais on peut en-
toute médecine est science; Donc quelque science n'est pas science.
Ici les propositions sont contraires , et non pas contradictoires.
% 12. Si AB, c'est-à-dire, la mineure ; syllogisme en Ferison avec des contradictoires : Aucune médecine n'est science : quelque médecine est science; Donc quelque science n'est pas science.
S 13. Les termes étant universels, Felapton. Voir au S 11.— 5t l'un des deux est particulier, Ferison, Voir au S 12.
S 14. En disant que , etc. , c'està-dire, en prenant les propositions contraires ou contradictoires , comme dans les exemples qui précèdent.
^L'autre partie de la contradic^ tion, c'est-à-dire , soit la proposition
contraire, soit la contradictoire de la proposition que soutient l'adyeiu saire.— /iatif les Topiques , la citation des Topiques est exacte et se rapporte au Uyj 8, ch. 1, où sont indiqués divers moyens d'embarrasser et de réfuter l'interlocuteur. Plus haut , liv. 1, ch. 30, S 4 , les Topiques ont été nommés : Traité de dialectique. — En résumé , il fout prendre garde, dans la discussion, d'accorder des propositions contraires ou contradictoires , de peur d'arriver à une conclusion fausse , soit que ces propositions soient présentées tout d'abord comme dans les exemples cités, ^it qu'elles se cachent sous des argumentations longues et embarrassantes qui les dissimulent. C'est à l'interlocuteur de les discerner.