‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 217 sur 226 · LIVRE II, CHAPITRE XXVL · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XXVL

tradiction à celui des termes donnés qui est universel. Par exemple, si quelqu'un demande qu'on lui accorde qu'il n'y a pas une notion unique pour tous les contraires, il faut objecter qu'il n'y en a qu'une pour les opposés ; il faut alors, nécessairement, que ce soit la première figure ; car le moyen est ici l'universel relatif à la' donnéç primitive. Si l'objection est particulière, la contradiction doit se joindre à l'universel qui est sujet de la proposition. Par exemple, quand l'on dit qu'il n'y a pas une seule notion du connu et de l'inconnu, les contraires sont universels relativement à ces deux termes , et c'est alors la troisième figure; car le moyen est, dans ce cas, le terme pris particulièrement, c'est-à-dire, connu et inconnu. § 7. En effet, c'est des figures par lesquelles on peut conclure le contraire, que nous cherchons aussi à tirer les objections. C'est donc uniquement dans ces deux figures que nous les faisons , parce que ce sont ces figures seules qui offrent des conclusions opposées; et que, dans la figure moyenne, il n'y avait pas de conclusion affirmative. § 8. Si l'objection se faisait dans la

sujet, comme il Test aussi dans la mineure. Par conséquent, c'est la troisième figure où le moyen est deux fois sujet. Voir, du reste, plusieurs des exemples du $ 4. — Les contraires sont universels relativement à ces deux ferme», c'est-àdire, attribut. — Le terme pris particulièrement, c'est-à-dire, contenu sous le sujet.

$ 7. Second motif pour que l'Objection ne se forme pas dans la seconde ligure. Cette figure n'a pas de conclusions opposées, puisqu'elle

n'a que des négatives. Or, l'Objection exige l'opposition; ce n'est donc que dans la première et la troisième figures qu'elle pourra se former.— /2 n'y (^vait pas de conclusion affirmative. Voir dans ce chapitre, $ 3, etliv. I, ch. 5,829.

$ 8. Si l'on faisait TObjection dans la seconde figure, il faudrait trouver un moyen qui serait au sujet de la proposition initiale,dansdes rapports tout différents de ceux qu'on a indiqués plus haut. Le moyen sortant du genre du sujet , l'Objection se-

figure moyenne 9 on serait forcé de rendre le raisonne* ment beaucoup plus long. Par exemple, si Ton niait que A est à B parce que C n'est pas conséquent de B; En effet, ceci ne devient évident qu'au moyen de propositions différentes; mais il ne faut pas que l'objection ait recours à des termes différents; l'autre proposition qu'elle prend doit être sur-lé-champ parfaitement claire.

§ 9. C'est là aussi ce qui fait que cette figure est la seule dont le Signe ne puisse être tiré.

§ I G. Il faut étudier encore les autres espèces d'objec-

raf t beaucoup moins évidente. Pur exemple, si Ton niait la proposition initiale AB, en objectant qu^un nouveau terme G n*est pas conséquent, c'est-à-dire , est nié comme attribut du mineur. Soit la proposition initiale affirmative AB, on fait une Objection pour prouver que A n*est pas à B. Le syllo(^sme de la seconde figure se fait alors en Camestres : A est à G : B n*est pas à G ; Donc A n*est pas à B. Il faut remarquer ici que dans la majeure, on a dû admettre un attribut différent de celui de la thèse ; et par conséquent cette majeure est obscure ; ou du moins elle est plus obscure que si son attribut était Tattribut déjà connu de la proposition initiale. — Au moyen de

propositions différentes , à des

termes différents, le texte dit littéralement : autres, cVst-à-dire, d'un genre autre que le sujet de la proposition initiale. — L'autre proposition qu'elle prend, c'est-à-dire, la majeure qui doit être claire par son opposition même à la proposition initiale. Dans l'exemple cité plus haut , la majeure de l'Objection : A

est à G, n'est pas évidemment opposée à la proposition initiale : A est àB.

8 9. L'obscurité de la seconde figure fait qu'on œ peut en tirer le Signe» comme on le tire des autres figures. Voir au chapitre suivant SS 7 et 9.

$ 10. L'Objection, dont il s'agit dans tout ce chapitre, est, à proprement parlée, l'Objection logique. U y a encore des Objections d'un autre genre, mais elles appartiennent plutôt à la Rhétorique. Voir la Rhétorique liv. 2, ch. 25. Ainsi, à une thèse quelconque, on peut opposer une Objection tirée du contraire. Par exemple, si l'on dit que toute joie est bonne, on peut le nier en prouvant que par suite, il faudrait aussi que le contraire fût vrai, à savoir que toute tristesse est mauvaise : ce qui est manifestement fAm. On peut faire une Objection tirée du semblable. Par exemple, si l'on dit que le point est une partie de la ligne, on peut faire une Objection en démontrant, par le semblable, que, s'il en était ainsi, il faudrait que la ligne ffttà la surihce,

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