‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 23 sur 226 · LIVRE I, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE I

posés 9 mais qui n'ont pas été toutefois formulées préci* sèment dans les propositions.

§ 1 1. Quand on dit qu'une chose est dans la totalité d'une autre , ou qu'une chose est attribuée à une autre tout entière, ces deux expressions ont le même sens. Dire qu'une chose est attribuée à une autre tout entière, c'est dire qu'on ne suppose aucune partie du sujet dont l'autre chose ne puisse être dite : et de même pour n'être attribué à aucun.

g If . rai conservé , autant que je Tai pu, les formules aristotéliques; mais on reconnaît sans peine dans être attribué à tout, la proposition universelle affirmative; dau^n*êlre attribué à aucun, l'universelle négative; dans être à quelque, la proposition particulière affirmative; dans n'être pas à tout ou à quelque, la particulière négative.

Pour bien comprendre tout le mécanisme du syllogisme , il faut donner la plus grande attention au sens de ces deux formules : être compris dans la totalité, être attribué à tout.

Elles ont bien la même signification comme le dit Aristote ; mais voici cependant la nuance fort grave qui les sépare : la première se dit du sujet qui est compris dans la totalité ,

dans Textension de Tattribut. La seconde, au contraire, se dit de l'attribut qui fait partie de la compréhension totale du sujet. Ainsi avec la première formule on va du sujet à l'attribut, c'e!^tr-à-dire, de la partie au tout; avec la seconde, on va, au contraire , de l'attribut au sujet , c'est-à-dire, du tout à la partie; ou, en d'autres termes , du particulier à l'universel dans le premier cas, et de l'universel au particulier dans le second. L'universel se comprend toujours de l'extension du terme, et du nombre total des individus ou des espèces que cette extension renferme. On peut voir plus bas comment la formule de : être compris dans la totalité , s'applique à la définition de la première figure , cb. 4 , g 2.

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