CHAPITRE II
Conversion des proportioDs absolues, c'est-à-dire, exprimant l'existence sans caractère de nécessité ni de contingence. — Bègles de la proposition universelle négative, de l'universelle affirmative , de la particulière affirmative , de la partioolière négative. — Exemples à l'appui d«s quatre règles.
§ I. Comme toute proposition exprime que la chose est simplemeut, ou qu'elle est nécessairement, ou qu'elle peut être; et que, dans toute espèce d'attribution, les propositions sont ou affirmatives ou négatives; comme, de plus, les propositions affirmatives et négatives sont tantôt universelles, tantôt particulières, tantôt indéterminées , § Q , il y a nécessité que la proposition simple universelle privative puisse se convertir en ses propres termes; par exemple, si aucun plaisir n'est un bien, il faut nécessairement aussi qu'aucun bien ne soit un plaisir. § 3. La proposition affirmative doit aussi se convertir, non pas en universelle, mais en particulière; si, par
S 1. Simplement,,. Les propositions simples ou absolues , propositiones purœ des scholastiques , sont opposées aux modales. Les propositions absolues qui affirment ou qui nient Texislence, sans la modifier d^aucune manière , sont appelées catégoriques par Kant et beaucoup de logiciens modernes. Je n'ai pu conserver ce terme parce que, dans Aristote , il a le sens tout spécial qu'on lui verra plus bas dans ce chapitre, § 3. Dans son langage , la proposition catégorique est l'universelle
affirmative , ou simplement la proposition affirmative. Je continuerai donc d'appeler proposition absolue, celle qu'il désigne par proposition d'être. Sur les propositions absolues et modales dans le système d'Aristote, voir l'Herméneia, ch. 11, 18 et 13. Il ne parle, du reste, ici , que du nécessaire sous lequel il comprend l'impossible , et du contingent sous lequel se range aussi le possible. La conversion des modales sera traitée dans le chapitre suivant.