‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 50 sur 226 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Comparaison de l'absolu et du nécessaire. — Règles générales des conclusions absolues et des conclusions modales nécessaires.

§ I . Il est donc évident qu'il n'y a de syllogisme absolu qu'autant que les propositions sont absolues toutes deux ; mais pour qu'il y ait syllogisme du nécessaire, il suffît que l'une des deux seulement soit nécessaire. § 2. De part et d'autre , il faut toujours, les syllogismes d'ailleurs étant privatifs ou affîrmatifs , que l'une des propositions soit pareille à la conclusion; en disant pareille.

8 1. Syllogisme absolu , syllogisme pris encore pour conclusioD.

Absolu veut dire ici que la conclusion n'est pas modale. Il faut sousenteridre : affirmatif , après dbsolu ; car il y a des conclusions absolues , même quand l'une des prémisses seulement est absolue : mais il n'y a de conclusions affirmatives que quand les prémisses sont affirmatives tontes les deux. Alexandre trouve donc , avec raison , que cette règle d'Aristote est trop générale, et qu'il faut la restreindre à la troisième figure pour laquelle elle est juste.

L'expression d'Aristote, en grec, porte avec elle l'idée d'affirmation de simple existence , d'existence absolue et non modale. Alexandre propose d'entendre ici ces mots dans le sens d'affirmation simplement, et alors la règle d'Aristote sera vraie.

—'Absolues toutes deux^ sous-entendu encore : affirmatives.

S 2. De part et d*autre , c'est-àdire , pour les conclusions absolues et les conclusions modales nécessaires.— Jt«5 syllogismes d'ailleurs , c'est-à-dire , les conclusions, comme an S 1, et ailleurs.

54 PBEMJEBS ANALYTIQUES.

j'entends que si la conclusion est absolue , IWe des propositions aussi est absolue , et que si la conclusion est dq nécessaire, Tune des propositions en est aussi. On voit également que la conclusion ne sera ni du nécessaire, ni absolue, à moins que l'une des propositions ne soit nécessaire ou absolue. § 3. Tel est à peu près tout ce qu'on avait à dire sur le nécessaire , et sur la différence qui le sépare de l'absolu.

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