CHAPITRE XXIV
Règles générales des termes du Syllogisme. — Rapports de la conclusion aux prémisses.
§ I . Il faut, de plus, dans tout syllogisme, que l'un des termes soit affirmatif , et qu'il y ait de l'universel. Sans
S 1. Vun des termes soit affir- .
matiff C'est ce dont on peut se con- , vaincre par Texamen de tous les modes indiqués dans les chafitres précédents. Il n'en est pas un seul, où Tune des propositions, au moins, ne soit affirmative. Dans les syllogismes à propositions contingentes , les deux peuvent être d'abord négatives; mais on a vu que pour mettre le syllogisme en forme, il fallait toujours en convertir une au moins en affirmative.— J?f qu*il y ait de l'universel, La proposition ne peut avoir que trois formes possibles , sous le rapport de la quantité : universelle , indéterminée, particulière : Tout plaisir, le plaisir, quelque plaisir.
Aristote prouve, par Texemple qu'il développe , que l'indéterminée et la particulière ne fournissent pas de
syllogisme : reste donc l'universelle qui seule peut en donner. — Par les figures géométriques , mot à mot :
dans les tracés. Je crois qu' Aristote a voulu joindre ici , à l'exemple moral qui précède, un exemple sensible où les yeux pussent suivre son raisonnement. Je ne pense pas qu'il ait voulu dire seulement que dans les démonstrations de géométrie , il fallait toujours , comme dans les autres syllogismes, une proposition universelle.— ^Pour bien comprendre ceci , il faut tracer la figure réelle. Le sommet du triangle sera le œntre de la circonférence qui passera par les sommets de chacun des deux angles de la J)ase ; AC , BD , désignent ici la somme de chacun des angles E et F du triangle , joints aux petits angles formés sous la base , par la base elle-