‹ De la logique d'Aristote (volume 3)Chapitre 94 sur 226 · LIVRE I, CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XXVIII

sont identiques, A ne sera encore à aucun £: cor B sera à tout*A et ne sera à aucun E; or B était identique i H , et H n'était à aucun E. § lo. Si D et G sont identiques, A ne sera pas à quelque E; car A ne sera pas à G, puisqu'il n'est pas non plus à D; mais G est subordonné à E; donc A ne sera pas à quelque E. § f i. Si G et B sont identiques, le syllogisme sera retourné; car G sera à tout A, puisque B est à A; et E sera à B, car B est supposé identique à G. Mais il n'est pas nécessaire que A soit à tout E, il est seulement nécessaire qu'il soit à quelque E, parce que l'attribution unirerselle se con* vertit en attribution particulière. § la. Il est donc dair qu'il faut, dans chaque question, regarder pour les deux termes aux circonstances qu'on vient de dire , puisque

H est à tout B^ H n'est à aucun E :

Donc B n'est à aucun E; et le syllogisme piincipal est : B est à tout A, B n*e6t à aucun E, Donc A n*est à aucun E.

8 10. Si Det G 9oni identiques, c'est-à-dire, s! un répugnant du ma* jenr est identique à un antécédent du mineur, on aura une conclusion parfIcuHère négatif e en Fekipton , arec prosyllogisme : A n'est à aucun D, D est.à tout 6; Donc A n*est à aucun G; et le syllogisme principal est : A n'est à aucun 6, E est à tout 6 ; donc A n'est pas à quelque E.

S 11. Si G et B $ont ideniiques, e'est-à-dife, si un antécédent du minear est identique à un conséquent du majeur.— £« gyllogiêine eera r»* tcumé , c'est-*-dire que l'on aum :

E esta tout A, au lieu de: Aestà tout E, pour conclusion. B est à tout

B, car il est à tout G identique à B> Best à tout A , Donc E est à tout A , et par la converrion de cette aniteiw selle en particulière : ^ est à quelque E.— Dans cet examen des différentes conclusions, Aristote n'a indiqué que les six modes où les prémisses sont «niverselles; il a laissé de oôté les bait autres, où l'one des prémisses est particulière. Il serait facile de les obtenir tous en changeant la quantité des modes in* diqués : ainsi Ëk^rii s'obtiendrait en changeant la mineure de Barbara en particulière , Ferio en changeant celle de Celarent , IHsamit en changeant la mflgeure de Darapti en particuMèro^ etc.

g ii. Aux eireonutaneei fu'on ^ieni de dire , aux antéeédenta, aux conséquents et aax répugaanlt tmi dusf^qael'attrflM.

132 PfiEMIERS AÎNALYTIQUES.

c'est par elles que se forment tous les syllogismes. § i3, On doit aussi, parmi les conséquents et les antécédents de chaque chose, considérer surtout les premiers et les plus universels. Ainsi , par exemple , pour E, il faut plutôt regarder à K F, qu'à F tout seul, et pour A, plus à K C qu à C tout seul ; car si A est. à K F, il est aus&i à F et à E; et s'il n'est pas le conséquent de K F, il peut l'être toutefois de F. On doit appliquer un examen analogue aux termes dont la chose en question est elle-même le conséquent; car si elle est le conséquent des premiers , elle Test aussi des termes subordonnés à ceux-là; et, sans suivre les premiers termes, elle peut encore suivre ceux qui leur sont subordonnés. § i4. On voit donc clairement que tout l'examen se réduit à trois termes et à deux propositions. § 1 5. On voit aussi que tous les syllogismes se forment par les figures indiquées plus haut; car on démontre que A est tout à E quand on suppose un des C et ui\ des F identiques ; C F sera le moyen , et les extrêmes seront A et E ; c'est donc la pre-

§ 18. Ainsi ^ par exemple ^ pour E, c'est-àrdire , pour le mineur, il vaut mieux regarder parmi ses conséquents au genre KF, qu'à son espèce F , parce que le genre est plus étendu que l'espèce. — Et pour A , le majeur, il vaut mieux regarder à KG, son genre, qu'à C, son espèce; car si A est au genre, il est aussi à l'espèce et à l'individu; et il peut sans être au genre, être encore aux deux autres, espèce et individu. ~ Aux termes dont la chose en quesion est elleHnéme le conséquent, c^est-à-dire, aux antécédents.— i>e« termss subordonnés, c'est-à-dire ,

moins étendus.— 5utvr6 les premiers termes j c'est-àrdire, sans être aux termes les plus généraux.

S 14. A trois termes et deuxpro-^ positions j Eléments du syllogisme.

g 15. TotAs les syllogismes j dont il vient d'être question dans la théorie précédente.— Que A est à tout JE.

Voir plus haut, 8 6.— la partic%^ Hère affirmative, § 7. -- L'universelle négative, ^S.-^La particulière tiégative, g 10, -^Enoncées précédemment, ch. 5, 6, 7. — Aristote a omis ici le mode indiqué au S 9 en Camestres, n serait facile de le rétablir au besoin.

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