‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 10 sur 98 · I. Voir Bnhle, éd. d'AriaLyt. z , p · texte numérisé non relu

I. Voir Bnhle, éd. d'AriaLyt. z , p

a, niog. édit. de Méiiage-Meibom« , t. a , p. aga.

DE L*AUTHENTICRS DR L'OÉjOANON. — CHAP. lU* t. ^

5^ Toicucôy TPpoç Toùç ^fouc 3^^ ^^ ft' ';

Les différences sont ici plus nombreuses que dans Diogène, mais les rapports sont aussi plus évidents. Il y a deux traités des Premiers Analytiques , Tun en neuf livres, comme dans plusieurs manuscrits et éditions de Diogène, l'autre eu deux livres seulement , comme celui qœ nous possédons aujourd'hui. Les Derniers Analytiques portent simplement le titre de Iva). Mpa»v et non plus de 'A. ûç. fuydkw ,. comme dans Tune des indications de Diogène. Les Topiques ne . forment plus qu'un seul livre, dont le titre ne concorde ni avec le nôtre, ni avec ceux de Diogène, qui, parmi les ouvrages logiques, énumère : . Tomscôv ipp^c 'com^ Sfmç en deux livres , et i^aO» en un seul. L'anonyme pourrait paraître ici avoir mal copié le. catalogua de Diogène, et avoir lu : Tomxûv irpàç toi»< dfCKàç xoi ivûcdYi.a', au lieu deTomx&v tt^oç woçSffxoç ^''— toOd a • Enfin, l'aiiopyme fait entrer dans son catalogue 1^ IXey^oi Gof içixoi , mais avec un second titre qu'on ne rencontre point ailleurs.

Ainsi on retrouve dans l'anonyn^, comme dans Diogène, touties les parties de l'Organon, mais avec des différences dans l'étendue de quelques-unes , aiutant du moins qu'il est. permis d'en juger d'après des renseignements aussi peu précis.

Le troiùème des catalogues généraux est celui

I . Voir plas loin , ch. 1 1, et a* part. 6* IW. des Top. , .

des Arabes ; beaucoup plu» récent que les deux qui précèdeaty il est ausBÎ beaucoup moins étendu, et n'est guère moins confus. On n'y trouvé que tiugt titres qù'<m puisse rapporter à la logique; et parmi mtx. ^ il en est ifaatre qui concordent par-» alitement avec les nôtres : i^ De Interprétations , qui dtâlecticse est secundus, i; a^ Analyticorum prîonim, ^; 3^ Analyticorum posterioram, a; 4^ De S^phisticis Elenchis, i . Ainsi les Catégories n*j sont pas mentionnées , bien que lUerménei^ soit donné pour le second livre de la dialectique ( de plus les Topiques s'y trouvent désignés sous le litre qu'ils ont dans Diogène : Topicoruro ad défi* nitionesy Ttmxm içfhç to^ç ^pouç, mais en un seut livre au lieu de deux. Quelques autres désigna* tions, moins pol^itives encore que celles4à, pour« î^ient appartenir également aux Topiques; on y i'ènrtendra en traitant spécialement de cette partît dèrOrgano». ;

' ^ Après ces trois catalogues qui prétendent à une énumération complété des ouvrages d'AristOté, fl convient d^examiuer les trois autreis qui n^onè point directement cet objet; mais dont Timpontance n'est cependaht pas moindre. On» a déjà dit plos haut que ces classifications ^ admises à la fin du cinquième siècle dans les écoles péripatét^ deûnes, étaient sans doute fort antérieures k dette époque , et qu'elles remontaient jusqu'à la récen^ sîôn d^Andronicusde Rhodes, au temps deCicéron. Elles vont du reste toutes les trois nous offrir un caractère particulier. '

DE i/Axmaismcat m i/^moamon. -* chap. oi. S4

Dans son commantaire sur les Catégories , et dcrna ses prolégomènes, Ammonins passant en revue tous les ouvrages du Stagirite , les partage de diverses Dianfères , dont Tune coQiJste à reconnaître (Jans cet ensemble : des travaux inachevés, des notes prises pour mémoire, TiûiropYi^tarixà, et des travaux qui ont reçu la dernière main tk «uvTayfjLOTwi^. Ceux*ci se divisent en trois clas* seéf fte^pi^Tixà, irpaxETtxoc, iffoNiTtoi. Cette dernière, la seule qui nous intéresse , se subdivise elle-même en trois sections: i^ sur les principes de la mé- •tfaodé , les Catégories , raerméneia , et les deux livres (oî ^uo Xoyot) des Premiers Analytiques (tûv TCf^Tu/i MotX)'y a^la méthode même, comme les . Derniers Analytiques (fl^epa 'AvaX.), les Topiques (oî tuiiroi), les Réfutations des sophistes, et la Rhétô- * rique ( ihfjTOpweai Te^^vai ) , et sekvi quelques-uns la Poétique; %^ tous les autres oinrrages qui contribuent à nous faire connaître phis complètement 1^ méthode, et entre antres la théorie des paralogismeft ^

I]iavid TArménien , qui paraît contemporain d^Ammonius, et dont le commentaire traite Tes mêmes points , reprend tes mêmes idées puisées aux écoles d'Athènes. Il classe les opyoevi^à au même ^^^Sy ^^ Y ^t^Net trois divisions analogues : i" ta

I» Oq' « «MiMiyé «wfidkqitagat Fordr* même éen interprètet. M. S^a}^: 4 pfi|t-êtrff fa Xq^^ daii# 9Qn H^U^it, 4cl jfia^mt te JimmkM Analyt. avant raerméneia , contre rindtcati«n 4'AJnniQPÎm » ÀriffO-r teleia, t. a, p. a54.

%f6 n; ffMio» xtt nç jwo iu^ j m ç , ce sont les Csltégoriesy l'Herméneia, les Premien Analytiques; a^ m ^à aùrir» tqv {této^ov «oict^naç ic^mncomc, -ce sont les dea^tiYres des Derniers Analytiques : Ha- TÎd dit seulement m ivo 'AvaXurtxa, mais Findica* tkm antérienre des Premiers Analytiques montre assez qu'il s'agit ici des derniers; 3^ m ûiroluo(4eya omv T^ amiu^ j ce qui emploie la démonstraticHi même, les Topiques (ta Tomxa), la Rhétorique, les Réfutations ^es sophistes et la Poétique.

On voit qu'entre David et Ammonius , les différences sont fort légères et méritent à p^ne d'être^ remarquées.

L'énumération de Simplicius est presque pareille y mais elle est un peu moins complète , et Tordre est autre. Après avoir placé les Organica au même rang, Simplicius les divise : i^ irspl aÛT^ç TTiç aTTo^eucTix^^ (AeOoiou. Il ne désigne en particulier aucun ouvrage ; mais évidemment il s'agit des Derniers Analytiques consacrés tout entiers à la théorie de la démonstration ; a^ Tcepl tûv irpo oùtîç T^ç âm J^ucTix^ç (teOo^ou, Premiers Analytiques, Herméneia, Catégories; 3^ irepl tu^ tj^v âmoiei^iv ûicot- ^uopvcov , les Topique (ol 'poicoi), les Réfutations daa sophistes et la Rhétorique.

Une remarque qui frappe tout d'abord ,- c'est la concordance de ces trois catalogues : il s'agit certainement ici d'une division admise dans l'École , sanctionnée. par de graves autorités, et dont il n'est pas permis de s'écarter.

SB L'ACTHBlincnrf HB L'QEOAIIOII. ^ CHAP. in.

Une seconde remarque plus importante, c'est que ce triple catalogue de TOrganon, ou pour mieux dire tôv ôpyftvi^ûv , n'est autre que celui que nous possédons. On peut dire, il est vrai, que ni Ammonius, ni David, ni Simplicius, n'ont prétendu donner un catalogue complet des ouvrages logiques , comme Diogène et l'Anonyme , et d'après eux les Arabes : mais on peut répondre qu'il serait au moins fort singulier que, comprenant dans l'Organon des ouvrages qui ne s'y rapportent que de très loin, comme la Rhétorique et la Poétique, ils n'y eussent point fait entrer, à plus forte raison , tous les autres livres dont le titre seul , dans Dio« gène et ses imitateurs, suffit à indiquer la nature logique et la place incontestable, par exemple les

2u>Xoyi9[iLol d et les SuXXoyiffitûv ^\

On peut donc admettre, et probablement sans aucune crainte d'erreur, qu'au temps d'Ammonius , à peu près à la fin du cinquième siècle , l'Organon était composé comme il Test de nos jours ,. c'est-à-dire de six parties capitales; et que, par suite de théories particulières sur la 'division générale de la philosophie , l'École joignait à ces six parties deux autres ouvrages que nous possédons aussi, la Rhétorique et la Poétique, mais que nous classons différemment.

Reste toujours, il est vrai, à expliquer le catalogue de Diogène , qui offre ici , comme pour le reste des ouvrages aristolétiques , tant et de si I. 3

54 PREHIÈ&B PARTIE.

graves difficultés. On tâchera d*en lever quelquesunes, en montrant comment plusieurs des titres donnés par Diogène, pour ceux d'ouvrages distincts , ne désignent probablement que des parties d'ouvrages tels que nous les avons maintenant.

Ce qu'il importe surtout de remarquer ici , c'est que ces deux espèces de catalogues, dont l'une procède de celui de Diogène , et l'autre de celui d'Âmmonius, n'ont que très peu de points de contact, et viennent de sources différentes. Le catalogue de l'école péripatéticienne me semble à tous égards préférable à celui d'im compilateur, qui a pris de toutes mains et sans beaucoup de discernement. -Dans l'École , au contraire , de grands travaux de critique avaient été entrepris depuis Andronicus et Adraste d'Aphrodise, sur les œuvres du maître. On avait cherché à en obtenir des éditions plus correctes ,* à les disposer dans un meilleur ordre, aies éclaircir de toute manière. Ammo- *nius, David, Simplicius, sont les représentants directs et authentiques de ces profondes investigations. Piogène ne peut prévaloir contre de telles autorités ; il est certain , par l'inspection seule de son catalogue , qu'il n'a point profité de la classification d' Andronicus, qui cependant, comme le dit Porphyre ' , avait divisé les ouvrages d'Aristote en parties distinctes , et avait réuni , sous un même chef, les matières analogues, eîc irpayiiareiaç iieike

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