Fabridns, Bibl. graec, tom. 3, p. %iS
i6 PREHifeRE PARTIE.
« des Analjrtiqnes : ce reproche potiirait-il s*ac dresser aux nôtres?
a Pour les Topiques, différences et confusion ff bien plus fortes encore dans le nombre et le « titre des livres , d'après le catalogue de Diogène. « Ciceron trouvait les Topiques obscurs ^ : c'est c au contraire Touvrage le plus clair de tous ceux a qui composent l'Oi^anon. Tous les commenta- « teurs l'attestent: donc nous n'avons pas le même « ouvrage qu'avait Cicéron ' : de plus , les Topiques « de l'orateur romain , qui , de son propre témoi- « gnage , ne sont qu'un abrégé de ceux d'Aristote, a iie s'y rapportent point du tout. Les citations « des Topiques faites dans la Rhétorique ^ et dans « les Premiers Analytiques ^, ne peuvent s'adresser « aux nôtres.
a Les ÊXsy^oi (roeptçtxoi ne* sont pas nommés par « Diogène LaèVcè ^; et la fin n'en répcmd pas à « Fauslère gravité du Stagirite : Aristotelicœ gra- « vitati atque usui nulla in parte correspondeL »
Tous ces arguments , dont aucun , comme on le voit, n'est péremptoire, et dont la plupart sont déjà réfutés par la discussion précédente , peuvent être réduits à trois chefs principaux : i^ l'Organon est indigne d'Aristote ; a^ les témoignages de Tan-