‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 51 sur 98 · Voiiplaskmtyf. 5f · texte numérisé non relu

Voiiplaskmtyf. 5f

rique '. De là vient que les interprèles, à commencer par Porphyre ^, ont dû s'attacher à expliquer ce mot, et la déviation que le sens habituel avait éprouvée. « Aristole. dit Porphyre , appelle a Catégories les énonciations des mots appliqués c à désigner les choses : ainsi tout mot simple si- <r gnificatif , quand on l'énonce et qu'on l'applique oc à la chose qu'il désigne , est appelé Catégorie : « par exemple, quand nous disons de telle chose a que c'est une pierre , le mot pierre est un caté- «f gorème. »

On peut dire, d'une manière générale, et pour donner une idée daire du mot Catégorie , qu'il répond à peu près à notre mot: attribution. Kamyopta dans la logique d'Aristote est fort souvent pris en ce sens : Kar/iyopeicôai veut dire être attribué : to 3caTYiyopou[xevov , l'attribut. Si l'on demande comment le mot de KaTYiyopta , qui signifiait d'abord accusation, a pu changer ainsi d'acception, on pourra s'en rendre compte , en partie du moins , en se rappelant l'acception à peu près aussi singulière que le mot accuser reçoit en français, outre son acception directe et ordinaire : accuser son jeu ^ : accuser son point : accuser les muscles sous la peau.

Le titre de Trepl gpjjLvivetaç a peut-être embarrassé

1. Kbétorique , !!▼. i , p. i358 , b , xi et pasaim. a. Porphyre, Qaestions sur les Catégories. Paris , 1^43, m-4. , f> I , verso.

3a Voir le DictîonTiaire de l'Académie française ao mol : AcctisKft.

DE l'authenticité 1>Z LOBGASOS. — CHAP. \. 401

les commentateurs et les philologues , plus encore que celui de Catégories. Les Latins n ont pas hésité à le rendre, par une traduction très fidèle , mais fort obscure : de Interpretatione, Quand oo l'a cité quelquefois en firançais, on Ta rendu d*aiie manière tout aussi peu claire: de rinterprétation^ Boece s'arrête à ce mot ai interpreiaiio % et il en donne une explication forcée et très peo satis£ûsanté : a Inlerpretatio , dit-il , est vox per se alia quid significans. > H est érident qu'il a en «ne le mot grec, moins encore que lobjei même du traité, et qu'il altère le sens du mot latin. C^stl sans doute par un sentiment oonfbs de celle ùole que, dans lemoyen-age et dès le temp^ dlàifSon et d'Alcuin ', on abatidonna le titre de ISo^jt : de InterpretiUione^ et qu'on lui substitua k^ deax mots grecs ( tzz^ if^ryvia:; j réums en un teu! . ^«rv kermenias, qu'on dédina comme un mot ordl*' naire : perihermeniamm^ perihermeniiê. Le moC était barbare ; mais, comme il n'arail par lovméme aucun sens, il senraii Ibrt bien à tetAte Hd^ gu'on Toujait lui Ixae exprimer. Cett ziuti quV^o a souvent gardé le titre grec tSKSs% du t>ut Je traduire. On pourrait dire, au r«^e^ qoe cette inscription an lirre^ m cJbscitre, m mt h^^n^^i^^f était comme un sjmbc^ det pei;%i^3^ àiHxriU»

qu*il renfermait.

I. Boëœ open , p. s^ Edic fiiîwi m JUk^^ «ie h iàt w ff ^M mt i '^

102 PREMIÈBE PARTIE.

Il ne parait point que ce titre de wspt éppveiaç ait jamais varié comme celui de Karriyopiai ; Galien, Alexandre d'Aphrodise, et probablement Adraste et Andronicus, avant eux, ne connaissent que celui-là. Ou le retrouve dans tous les catalogues de Diogène%d'Ammonius,etc.Un seul passage de Simplicius pourrait faire supposer quelques changements dans ce titre ^ : « Le traité sur les proposia lions qu'on intitule vulgairement, Ilept épjiTiveiaç. » Mais cette variante de Simplicius paraît avoir été peu connue et n'a jamais été adoptée , quoiqu'elle s'appliquât fort bien au sujet de cet ouvrage.

Parmi les tentatives qui furent faites pour expliquer le titre de Trepl Èppvetaç , quelques-unes méritent d'être citées. Isidore de Séville ^ dans son chapitre : de Perihermeniis Aristotelis ^ dit: « 0/w- « nis elocutio conceptœ rei interpres est : indè perlai hermeniam nominat quant interpretationem « nos appellamus. » La pensée d'Aristote est certainement bien comprise. Saint Thomas^ n'est pas aussi exact quand il dit : « de inierpretatione ac « si diceretur de enunciaiiçâ oratiome, » C'es# râTToçavTwco; Xoyo; d'Aristote et des commentateurs; c'est le sujet du livre; ce n'est pas tout-àfait le mot même du titre. Duns Scot ^ explique

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