‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 54 sur 98 · VoirpIiiahaiit,p. 8f · texte numérisé non relu

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l'Analyse c'est la résolution du Syllogisme dans ses diverses figures , c'est la décomposition régulière et scientifique de ce tout qu'on appelle Syllogisme, et qui renferme en soi des parties, ou pour mieux dire, des espèces diverses, que cette décomposition découvre et expose une à une. Il convient certainement de s'en tenir à cette expli* cation qui parait aussi juste que simple, et qui a de plus le mérite d'appartenir ^u maître. Les com*mentateurs auraient peut-être dû se contenter de celle-là 9 et ne point en aller chercher d'autres qui sont beaucoup moins naturelles et beaucoup moins aristotéliques.

Le second passage où se rencontre le term^ d'ôvaXudtç est moins positif que le précédent , et ce terme seml)Ie y avoir le sens étendu que nous prétons aujourd'hui au mot Analytiques. Mais cette signification n'est point très évidente, et l'on peut s'étonner que les Derniers Analytiques portent un titre qui est loin de convenir à ce qu'ils renferment. Il aurait mieux valu leur laisser celui de : tr£ptai7o€i^€a>ç 9 dont parient Galien ^Th^pnstins , et qui paraît en effet avoir été celui que leur donnait l'auteur lui-même. C'est donc, on peut dire, par un abus de mot que les Derniers Analytiques ont reçu ce nom; mais c'était sans doute aussi pour indiquer d'une manière formelle la liaison du sujet qu'ils traitent au sujet de l'ouvrage précédent. Ainsi le titre de Derniers Analytiques paraît en soi peu justifiable» E» oatre , il

J>i l'AUTHCNTICITIB de t'ORGiJfOir, — CHAP. X. -lOT

est douteux qu'aucune des citations des Analytiques ' , faites dans Aristote même, se rapportent aux Deniers, et ToA pourrait croire qu'dles ne concernent que les Premiers. Ce qui peut expli* quer en partie Terreur commise , comme on Ta TU y au temps de Galien \ c^est que les Premiers Analytiques renferment dans le second livre des gén^alités sur la théorie de la démonstration ^ sujet spécial des Derniers Analytiques. Ce point de ressemblance aura certainement décidé les commentateurs.

Alexandre d'Aphrodise, qui n'hésite point, comme Galien, à recevoir le titre d'flcvaXunxà, et qui ne paraît point en connaître d'autre, explique fort clairement les mots de premiers et de étr^ niers (fcpoTEpK xaà uçepa.) Selon lui ils se rapportent à la différence même des sujets traités dans les deux ouvrages. Le syllogisme précède la démonstration ; et voilà pourquoi le traité qui en expose les règles porte le nom de irporepa, tandis que celui qui s'adresse à la démonstration reçoit le nom de vçepo. ( Alexandre , Commentaires sur les Premiers Analytiques , f^' 5 , 6. ) Alexandre explique fort bien encore comment le titre d'Analytiques convient aux premiers puisqu'ils renferment la résolution , l'ayseXucK des syllogismes dans leurs di-

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