‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 55 sur 98 · Voir plus haut, p. go · texte numérisé non relu

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2. Voir plas haut, p. 43. — Ontre les deux passages cités sor le mot àvoXuoiç, om peat Toir le vefl>e ésvoDJMù employé dans le même sMUyiÎT. 1 4es Freniers Aaalyt. , «ih. 3«, p. 47 1 *f 4-

^08 PEEMIBAE PAllTIE.

verses figures, et les moyens de ramener les syllogismes imparfaits aux syllogismes parfaits , ce qui est encore les résoudre, àvaMeiv : mais Alexandre ne cherche point à montrer comment des Premiers Analytiques, ce titre assez singulier est passé jusqu'aux Derniers, qui paraissent le justifier beaucoup moins bien. En général les commentateurs oiit été sur ce point obscurs et insuffisants : le plus sage est peut-être d'admettre l'explication donnée plus haut de cette difficulté, et qui a du moins la vraisemblance pour elle; les interprètes d'Aristote semblent avoir formellement contre eux le témoignage même de l'auteur.

Quant à la différence qu'offre le titre actuel avec celui de Galien , uçepa au lieu de ^euTepa , elle a peu d'importance et l'on ne s'y arrêtera pas. Galien étant le seul qui donne ÂeuTepa, et tous les autres écrivains du même temps, Diogène, Alexandre d'Aphrodise , donnant Oç-spa , on peut croire que Galien s'est ici trompé par une inadvertance qu'expliquent fort bien la parité du sens et des mots , et de plus la nouveauté même de ce terme encore indécis.

On ne s'arrêtera pas davantage à l'épithète de (iLsyaTia que Diogène Laërce joint au titre de uçEpa, et que mérite certainement la théorie de la démonstration , telle qu'elle est développée dans les Derniers Analytiques.

Une autorité beaucoup moins imposante que toutes celles qui précèdent , mais qui ne doit point

DE L'AÛTHENTiaTÉ PE L*011GAN0N. — Cn\P, X. -109

cependant être négligée*, est celle de Magentinus au treizième siècle. Dans son commentaire sur les Premiers Analytiques (f^ 19» ^4^ recto, édit de j 536, Venise), il prétend qu'Aristote les a divisés en trois parties distinctes , et les a intitulées : la première , les Trois Figures (du Syllogisme); la seconde , de l'Invention des Propositions , et la troisième , de l'Analyse des Syllogismes (^epl oèvaXuoecoc GruX^oyKT^jLûv). Ce témoignage de Magentinus, isolé comme il l'est, ne saurait être admis, tel du moins qu'il le donne; et rien ^indique que les titres qu'il attribue au Stagirite lui-même aient quelque authenticité. Ces titres prouvent seulement que longtemps avant Magentinus , les commentateurs avaient senti le besoin , pour expliquer les Analytiques, de les partager, selon les sujets, en plusieurs sections ; déjà dans Philopon , le premier livre est divisé en deux , à l'endroit même qu'indique MagentiiHB pour sa seconde partie; mais Philopon na pas admis la troisième ^ bien qu'il en fasse mentîoD ainsi que des deux premières {f* 04, verso, édit. i536, Venise). On peut croire en outre que les commentateurs, en adoptant ces divisions, ont Touia sans doute constater un fait certain , c'est que cette dernière portion du premier livre tient peu à la précédente. (>n reviendra^ du reste, [dus loin sor cette question^ quand on présentera TAnalrse de TOrganon,

La seule renurque quil o^jrr»>TA d> ^re id sur le titre des Topiqties^ cV*t q^j ..-* vjot ifuiïii^^

440 nusani»! pa&tik.

remment nommés dans Diogène, dans Alexandre, et dans les commentateurs du cinquième siècle , Toirix» et 01 Tairai ; ce dernier titre est cependant le plua fréquent. Le titre même de Toiruca est au contraire presque le seul que cite Aristote« Il donne cependant aussi quelquefois ot tqicoi ^

M. Brandis ^ a pensé qu Aristote a nommé d'à-» bord ses Topiques : Dialectique ; et il serait facile , en effet 9 de citer plusieurs passages où dans Aristote même le mot de dialectique s'applique aux sujets traités dans les Toffiques : mais l'on pourrait citer également plusieurs autres passages où le mot de &ia)LexTix-n ^ comprend la théorie tout en-> tière du Syllogisme , et a par conséquent beaucoup plus d'étendue que M. Brandis ne parait lui en accorder*

Quant au mot même de Toinxà ou de Toirot, il présente en soi peu de difficultés. Ck)mme le dit Cicéron ^y et comme l'avait expliqué long-temps auparavant Tbéophraste ^, on avait nommé : lieux , les idées générales dont on tire les arguments, et qui en sont comme le réceptacle : sedes argumen-^

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