Samnel Petit, Observât., lib. 2, cap. 2, p. 17a
4. Michekty Examen de la Métaphysique , pages moo, 227, fe37 .
DE L'aCTHEKTICITÉ DB L'oaGANON. — CHAP. XI. 44ft
doubles citations , de Fun à l'autre. Cette hy po* thèse est certainement ingénieuse ; mais sur quelle base solide s'appuie-t-elle? n'a*t-elle pas Vinconvé* nient de transporter, dans les procédés de compo* sition des anciens , des idées beaucoup trop mo^ dénies? et en admettant que ce procédé ait été une fois employé peut-être, pour la Métaphy* sique par exemple , en pourrait-on conclure qu'il Ta été habituellement et pour tous les autres ouvrages d'Aristote? En outre , cette hypothèse tient* elle suffisamment compte de l'intervention* des commentateurs , si authentiquement attestée ?
Suivant M. Michelet et quelques philologues allemands 9 Âristoie n'aurait point composé dW seul jet la plupart de ses grands ouvrages. U ne les aurait faits ou publiés que par petits traités séparés^ d'abord donnés un à un , et réunis ensuite en corps d'ouvrages. Cette hypothèse semble avdir été surtout provoquée par le catalogue de Diogène Laërce, et par le besoin d'expliquer cette foufe de titres qu'on y trouve , et avec lesquels il est pos^ sible de reconstituer, jusqu'à un certain point, quelques-'unes des grandes compositions aristoté* liques, dans l'état où elles sont venues jusqu'à nous. On suppose alors que Diogène avait les petits traités séparés, tels queles pubUait Aristote^ mais ceci même ne s'accorde point avec l'hypothèse qui attribue au Stagirite ' une au moins des
Michelet y Examen de la Métaphys. , p. a37.
iH PHXMIÈRE PART».
éditions complètes de la Métaphysique. On a déjà fait voir plus haut avec quelle défiance il fallait employer le catalogue de Diogène ' , et l'on peut ajouter ici qu'il ne nomme pas la Métaphysique, bien que, de son temps, elle eût été déjà commentée, comme ouvrage complet, par Alexandre d'Aphrodise, et un siècle et demi auparavant, par Nicolas de Damas ^.
Pour rOrganon , tel qu'il se présente dans Diogène et ses imitateurs , les difficultés ne sont pas moins grandes. Le catalogue de Diogène , qui est la source de celui de l'Anonyme et de celui des Arabes^, présente quarante -deux titres qu'on peut rapporter à la logique. On a déjà vu comment quelques-uns d'entre eux se rapprochaient ou s'éloignaient des nôtres. Une observation déjà présentée et qu^il ne faut point ici négliger, c'est que, dans cette nomenclature, Diogène oublie des noms qu'il a précédemment indiqués dans le cours de sa discussion , et qui auraient certainement dû trouver place dans sa longue liste ^ qui semble viser à être complète. Ainsi on n'y retrouve plus ni les Topiques,^ ni les Réfutations des sophistes, nommés pourtant quelques pages plus haut.
Une autre observation importante, c'est que Diogène n'a pas , selon toute apparence , énuméré