‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 65 sur 98 · I. Topiqoeft, liv. x , cb. i , s ,*p. xoo · texte numérisé non relu

I. Topiqoeft, liv. x , cb. i , s ,*p. xoo

a. Topiq. , liir. t , ch. r , p. loi, a, i8.

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les Topiques aient été composés , comme l'assure M. Brandis^, à une époque où la pensée d'Aristote n'était définitivement arrêtée y ni sur les Analytiques ^ ni sur les Catégories. Les différences signalées par le philologue allemand sont vraies; mais elles sont assez légères pour qu'on puisse les attribuer toutes à ces changements inévitables d'expression y dont ne peut se défendre un auteur, quelque pénétré qu'il soit d'ailleurs d'un sujet sentérieurement traité.

M. Brandis a soutenu aussi , comme plusieurs autres critiques y que les Topiques se composent de trois parties distinctes, et il ajoute que la dernière y qui consiste dans le huitième Hvre y a été composée, ainsi que les Réfutations des sophistes, long'^temps après l'Analytique ^ , tandis que les deux premières, qui, du reste, se tiennent fort étroitement , l'auraient été Ibng-temps avant. Cette assertion ingénieuse , mais dont rien ne démontre l'exactitude , paraît s'accorder peu avec te début des Topiques, où Aristote, cherchant queHe peut être l'utilité de cette science , reconnaît positivement , parmi les services qu'elle peut rendre, les sefvices tout pratiques de la discussion y irpoçtaç evreu^eiç ^. C'est là précisément l'objet du huitième livre , et il- est difficile de douter que déjà, en cona-

X. Brandis, Dissertation sur l'Organon, p. a 56. a. Brandis , Dissertation snr FOrganon , p. ^54. 3. Topiques, Ht. i , ch. a, p« loi., a, 97 et 3o.

DB l'authenticité I» L'oSOâlVaCf . — CHAP. XI. 'IV

posant le premier livre , Aristote n'eût dans la pensée le sujet du huitième. La rédaction aurait pu 9 il est vrai y en être ajournée; mais on ne connaît aucun fait à Tappui de cette dernière hypothèse.

Une remarque qui paraît avoir, en* général , échappé aux érudits , c'est que tous les livres des Tc^iques sont enchaînés l'un à l'autre par des rapports grammaticaux, par la conjonction Jè. Cette preuve de connexion serait fort légère si elle était réduite à elle seule; mais elle acquiert du poids, si on la rapproche de la connexion des idées qui est fort étroite, et qu'il était impossible d'indiquer plus clairement que par des liens mêmes de grammaire.

On a déjà remarqué ' que c'était de la même manière que les Réfutations des sophistes tenaient aux Topiques; mais ici il n'y a même point matière à discussion : la liaison de ces deux traités est de toute évidence , et il serait inutile de s'y arrêter plus long-temps.

Oo voit donc, d'après ce qui précède, que les Analytiques, les Topiques et les Réfutations des sophistes,formeraient ime séried'ouvrages conçuspar Aristote et composés dans cet ordre. Ceci est attesté de la manière la plus positive par deux passages des eXeyj^ot 00^171x01. Dans le premier qui se trouve au

I. IkAile, édit. d'Ariat. , tom. 3 , p. 5o5. — Stmael Petit, Oboerrat. ^

-124 PfiEMllaiB PABTIB.

chapitre second ' ^ Fauteur récapitule les genres divers de discussion qui sont au nombre de quatre, selon qu'ils ont pour but d'instruire , de discuter, d'essayer les forces de l'interlocuteur, ou de disputer : ^i^a(Txa>.uol , ^laXexTucol, ^eipa^ixoi, èpi* ç-bxot f et il ajoute « qu'il a déjà parlé dans les Ana* a lyti^es du genre démonstratif; qu'il a traité « ailleurs du dialectique et de l'exercitif, et qu'il ce ne lui reste plus à parler que du dernier genre , ce celui de la dispute. » Le mot ailleurs signifie évidemment les Topiques dont l'objet est précisément celui qui est indiqué ici. Il est impossible de résumer, plus nettement le sujet et l'ordre des traités qui précèdent les Réfutations des sophistes.

Le second passage est moins formel que celuilà ; mais il le confirme de point en point. C'est le passage si connu qui termine les Réfutations des sophistes^, et où Aristote résume sa logique, avant de montrer quelles difficultés il a rencontrées dans une carrière que personne ne lui avait ouverte.

On peut se demander à quelle époque de sa vie Aristote a composé l'Organon et ses diverses parties; mais cette, question est fort difficile à résoudre avec quelque .exactitude. Rien de formel

i.Réfatitioiis des sophistes , ch, a, p. x65,b^ 8. TTipt (Uv o5v t»v dciro^cucTixovi^v toTç ÂvocXutixoTç cipYrrou , ircpi ^k tôv ^ioXdctuc&v xal wupavTtXMv iv rôiç ^(XXoir irtpl èi tûv â'f«»vtaTuâv xot iptartxûv wïv X^7o»|av.

t. Réfatations des sophistes , ch. 33 , p. x83 , a , 3s , et b , |3. .

DE L^AUTHSlfTICITÉ DB L'OBGAKON. — CBAP. ZI. 425

n'indique dans l'ouvrage lui-même le moment précis où le Stagirite y travaillait. Il nous apprend bien , à la fin de sa Logique ^, qu'elle lui a coûté de longs et pénibles travaux : Tpië^ ^lotouvTeç icoXùv XP^<^ iirovou(X£v, et l'ouvrage seul suffirait k l'attester; mais, quand ont commencé ces travaux? quand ont-ils fini? Riep ne nous l'apprend. Les éditeurs d'Aristote les plus laborieux ^ , n'ont pu recueillir sur ce sujet que de bien vagues renseignements; et pour rOrganon en particulier , quoi qu'on puisse, sans crainte d'erreur, le regarder comme l'un des derniers ouvrages d'Aristote, le champ des conjectures est encore fort vaste.

Deux indications seulement pourraient fournir quelques données sur l'époque de la composition des Topiques et des Réfutations des sophistes. Dans l'un et dans l'autre de ces deux passages, il s'agit des Indiens, a Nous devrions souhaiter^ « dit Afistote^, pour le bien seul de la chose^ « que nos amis fussent doués de justice , a quand bien même nous n'y serions pas pei^ a sonnellement intéressés, quand bien même ib « seraient dans les Indes. » Et ailleurs ^ : m Un c[ Indien, dit-il , peut être noir de toat le corps , et (c avoir cependant les dents Manches ; il sera donc

z. Réfautions des aopbktcs ,cfcL}$y^ t%i ,hp9,

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