‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 77 sur 98 · ANAITSE DES CATÉGORIES. — CHAP. U. ^6Y · texte numérisé non relu

ANAITSE DES CATÉGORIES. — CHAP. U. ^6Y

relatifs commuM et les relatifs propres, il y a tout cet intervalle d'une simple appellation à la réalité, sécundum dici^ secundum essBj d'un mot à une chose , du fait à la pensée.

Catégorie de la Qualité , KaTY)yop(a i^iç tcôiotïjtoç.

8, b, ^5. La qualité est ce qui fait qu'on dit des êtres qu'ils sont de telle ou telle façon (troioTTiTa ^è Xéyû) xaô' ?iv iroioi Tweç WyovTai). Là qualité est un mof à plusieurs sens (tôv 7r>.govaj^ôç ^eyoïAevwv) : elle peul être de quatre espèces diverses.

La première espèce de la qualité , c'est la capacité et la disposition (l^tç xal dtàde^tç). La différence de l'une à l'autre , c'est que la î$tç est beaucoup plus durable, beaucoup plus stable que la ÂiaOsdtç. La science et la vertu sont donc des iÇeiç, des capacités ; car elles sont quelque chose de permanent , de peu facilement ébranlabte (tSv irapaiiLoytiJLcov xal it*(TxwYÎT(âv); les dispositions, au contraire, sont aisément et rapidement muables (eùxtvviTa xat 'zccfh (x.eTa6à)i>.ovTa). Par exemple, la chaleur, le refroidissement, la maladie, la santé , etc., toutes choses variables et passant sans peine de l'un à l'autre , du chaud au froid, de la santé à la tnaladie, etc. Les capacités sont ddiic aussi des dispositions; mais les dispositions ne Sont pas nécessairement

des capacités.

9, a, 14. La puissance et l'impuissance iiaturelle

forment là seconde espèce de la qualité, d'après

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laquelle on dit que les êtres son(. susceptibles de faire, ou de souffrir, certaines choses, avec plus ou moins de facilité. Ainsi, l'on dit d'un bominc qu'il est sain ou valétudinaire (iryieivoc ri vocwâv^ç), selon * qu'il a la faculté naturelle de ne pas souffrir, ou de souffrir aisément, des mille accidents qui OHmacent la santé de Thomnie (utto tôv TU5(^ovTa>v). C'est encore ainsi, qu'on dit des choses qu'elles sont molles ou dures , selon qu'elles ont cette puissance ou cette impuissance d'é(re aisément divisées (paÂi€t>; 5tatpet<yôat).

9, a, a8. La troisième espèce de qualité comprend les qualités affectives et les affections (TraÔYî- Twcal TToioTTjTe; xai tràÔTi); par exemple, la douceur, l'amertume, etc., la chaleur, le froid, la blancheur, etc. Ce sont évidemment là des qualités, puisque les objets qui les reçoivent (Ta ^eSeyf^éva) tirent une appellation de ces qu«ihtés mêmes. Le miel est appelé doux parce qu'il a de la douceur. Les qualités affectives se distinguent des affections par cela même : les qualités affectives sont ainsi nommées, parce qu'elles causent une affection au dt'hors, et non point parce que le sujet qui les possède , est lui-même affecté. Ainsi la douceur affecte le goût, la chaleur impressionne le toucher : mais la blancheur et les autres couleurs , en général, ne sont pas qualités affectives de la même façon : elles sont dites ainsi, parce qu'elles viennent elles-mêmes d'une affection, d'une impression sensible (im ttûcGou;). Une foule d'affections di-

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