ANALYSE DES TOPIQUES. — LIV. I. CHAP. VI
a Test-il pas? C'est une question , et de même pour « tous If s autres cas. Ainsi les questions et les proie positions sont toujours en nombre égal; car de «toute proposition, on tirera une question, en « ne faisant que changqi: la forme.
<c Ch. 5, loi, b, 38. Le terme ou définition <c exprime ce qui fait Tessence de la chose. On « peut du reste remplacer l'explication complète « par le nom simple , ou substituer une explica- « tion à une autre explication
a I02, a, i8. Le propre n'exprime pas l'essence ff de la chose; mais il n'appartient qu'à la chose « seule , et il peut être pris réciproquement pour « elle. Par exemple, le propre de l'homme, c'est <r de pouvoir apprendre la grammaire : car, s'il est <c homme, il peut apprendre la grammaire; et, ce s'il peut apprendre la grammaire, il est homme. « En effet, personne n'appellera Propre ce qui ce peut être aussi à une autre chose; ainsi, on ne et dira jamais que dormir soit le propre de l'homme, (c quand bien même il pourrait se faire que, duce rant quelques instants, l'homme seul possédât ce cette qualité. Si donc on donnait comme Propre ce une qualité de ce dernier genre, on ne donnerait ce pas ainsi un propre absolu^ mais un propre temcc poraii^ et relatif. Ainsi, être adroite, peut être un « propre temporaire; avoir deux pieds, peut être ce un propre relatif de l'homme, par rapport au « cheval ou au chien. Qn voit donc qu'on ne peut a faire une attribution réciproque des choses qui I. sa
^M DICXIÈAIS PAaTU. — • SECTION I.
« peuvent appartenir aussi k quelques autres; car « il n'y a pas nécessité , par exemple ^ qu'un être c qui dort , soit homme.
« Le genre est ce qui est attribué essentiellece ment à plusieurs objet» qui diffèrent en espèce, «rappelle attribut essentiel ce qu'on peut ré- « pondre, quand on demande ce qu'est l'objet en « question. Par ex'emple, si l'on demande pour ff l'homme ce qu'il est, on peut répondre qu*il est a animal.. ••
« L'accident n'est rien de tout ce qui précède; cil n'est ni définition, ni propre, ni genre; « mais il appartient pourtant à la chose. C'est « aussi ce qui peut être, ou ne pas être, k une « même et unique chose : ainsi, être assis peut être, a et ne pas être, k une même et unique personne; c et de même pour sa blancheur ; rien ne s'op- « pose à ce que cette pi^rsonne soit tantôt blanche « et tantôt ne le soit pas. La seconde définition de « l'accident vaut mieux que la première. Celle-ci « en effet, pour être comprise, exige qu'on sache « préalablement ce qu'est la définition, le genre « et le propre : la seconde , au contraire , suffit à « elle seule pour faire connaître ce qu'est en soi « ce qu'on cherche ici.... Du reste, l'accident peut « être un propre temporaire et relatif; par exem- « pie : être assis, qui est un accident, devient un « propre, si on l'est seul ; et , si l'on ne est pas seul, « ce sera un propre , relativement à ceux qui ne « sont pas Bssi». Ainsi dans tel temps, relativement
Àlf ALT8E DES TOPIQUES, — LIT. I. CHAF. Vï* 559
«f à telle chose, l'accident peut devenir un propre; « mais absolument parlant , il ne Test pas.
<c Ch. 6y loa, by 27. Il faut remarquer que tout •f ce qu'on a dit ici du propre , du genre et àt « l'accident , pourrait s'appliquer aussi bien à la « définition.... et toutes les choses que nous avons c énumérées sont, d'après ce que nous venons de « dire, en quelque sorte définitrices ; ce qui ne veut ce pas dire pourtant qu'on doive les confondre dans « une seule étude.... »
Ch. 7, io3, a, 6. Âristote définit ensuite les diverses significations de Tidée du même, et il se résume ainsi (ch. 8, io3, b, i) : « Pour se convaincre « que toiis les jugements se forment des éléments « énoncés plus haut, que c'est par eux qu'ils seproff duisent, et que c'est à eux qu'ils s'appliquent, il « existe une première voie : c'est celle de l'induction. « En examinant , en effet , chacune des propositions « et des questions, on verra clairement qu'elle vient ce toujours de là définition, du propre, du genre cr ou de l'accident. On peut aussi prouver ceci par « raisonnement (<ïuX>.oyi<t|jioG). H faut nécessairement et que tout ce qui est attribué à une chose, puisse, « ou ne puisse pas, en recevoir réciproquement « l'attribution. S'il peut en recevoir l'attribution « réciproque, c'est une définition ou un propre: ce définition, s'il exprime l'essence de la chose: a propre, s'il ne l'exprime pas. Nous avons en « effet nommé Propre, ce qui est réciproquement a attribué à la cho§e, sans exprimer son essence.
S40 niUJUÈMB PARTIK. — 8KCTION 1.
« Sll ne peut être attribué réciproquement à la « chose y il fait partie, ou ne fait pas partie, delà « définition du sujet. S'il fait partie de la définice tion, il est genre ou différence; car la définition dc vient du genre et des différences. S'il ne fait pas c partie de la définition, il est clair que c'est, un flc accident : car on a nommé accident ce qui n'est c ni définition , ni genre, ni propre, et qui cepena dant est à la chose.
aCh. g, io3, b, ao. L'accident, le genre, le c propre et la définition , sont toujours dans a quelqu'une des dix catégories, puisque toutes « les propositions qu'ils forment expriment tou- «jours la substance, la qualité, la quantité ou a telle autre des catégories. »
C'est ici que se trouve , comme on Ta dit antérieurement (Voir première partie, p, 5i), l'énumération complète des catégories, la seule qu'on puisse citer dans les œuvres d'Aristote, et qui, de plus, les donne avec l'ordre même, où elles sont développées dans le traité spécial qui porte ce nom. Ainsi, l'on doit penser qu'à l'époque de la composition des Topiques, Aristote avait déjà fixé, si ce n'est écrit, la doctrine fondamentale de i'Organon.
L'attribution est essentielle (oùciov cYiiJtaivei), quand le sujet et l'attribut sont tous deux dans la catégorie de la substance ; elle n'est qu'accidentelle, quand le sujet est dans cette catégorie et lattribut dans une autre. Ainsi, quand on dit :
ÀHALTSK DES T0PIQUI8. — UV. I. GHAP. Tl. 544
L'homme est un animal , Tattribution est essen* tielle; car homme et animal sont tous deux de «la catégorie de la substance. Mais iquand on dit, devant une couleur blanche , que Tobjet qu'on à sons les yeux (èxxeifAevov) est blanc, ou qu il est de couleur, on dit bien ce qu'il est, mais on ajoute sa qualité ( iroiov (HifiLaivei ) : si l'on dit qu'il a une coudée de long, on ajoute sa quantité; et ce ne sont plus des attributions essentielles.
La définition, le genre, le propre et l'accident, forment ce que les Scholastiques ont appelé les quatre attributs dialectiques; et ce sont là, dans la doctrine d'Aristdte, les quatre seuls points aux-« quels puissent s'attacher l'étude d'une chose, et la discussion qui s'y applique.
Ch. lo, io4> a, 3. Ici le philosophe a besoiii de distinguer, d'une manière plus nette, ce qu'il entend par proposition dialectique et question dialectique. La proposition dialectique est celle dont on peut raisonnablement discuter : ainsi , se trouvent exclues les propositions dont la vérité ou l'erreur sont parfaitement évidentes, puisque per« sonne ne voudrait combattre les unes, ni soutenir
les autres. Les opinions dialectiques sont donc, à proprement parler, les opinions probables, qui du reste peuvent l'être à divers degrés : probables, comme on l'a dit, parce qu'elles ont pour elles l'assentiment des sages ou de la majorité, où l'assentiment des habiles , dans quelque science spé»* ciale; probables, parce qu'elles ^ont l'expression
T,Ât DBtJXIBME FARTS* -^ SlCTUHî I.
contradictoire des opinions contraires aux opinions pnobables (ivoévTia xax ovTtfciffiv).
Ch. 1 1| 104» b) I. Les questions vraiment dialectiques sont celles où les avis sont partagés, et où il s'agît de savoir le parti qu'il faut prendre , et celui qu'il faut éviter. La thèse, qui se distingue de la proposition et de la question dialectiques, est l'opinion paradoxale soutenue par quelque philosophe illustre (ûiroX.i}i{^K i^apa&oÇoç Tûv^vcopi^uav tivqç xoToi fiXoaof lov) : telle est l'opinion d'Antisthène, qu'il n'y a pas de contradiction possible; celle d'Heraclite, que tout se meut; celle de Mélissus, que rÊtre est un. Du reste , tdute thèse est une question dialectique; mais toute question n'est pas une thèse : il faut les distinguer , quoiqu'habituellement (vQv ) on les confonde. D'ailleurs, il ne faut pas plus discuter toute thèse, toute question, qu'il ne £siut discuter toute proposition , et par les mêmes motifi^ Il ne faut s'occuper que de celles dont un esprit raisonnable peut concevoir quelques doutes. On doit négliger les autres où l'on peut en appeler à 1 évidence de la sensation seule, ou qui seraient évidemment immorales , et mériteraient , non pas d'être discutées , mais d'être châtiées; par exemple, si l'on demande : La neige est^elle blanche, ou ne l'est-elle pas? Faut-il, ou ne fiiut*il pas, honorer les dieux, aimer ses parens?
Après ces définitions, Aristote établit que la discussion dialectique peut procéder par syllogisoM^ ou par induction. Il ne s'arrête pas du reste
ÀITALTSS DES TOPIQUES, -^UY. I. CBAP. YI. %A^
au syllogisme, parce qu'il en a traité antérieure* ment (TrpoTepov eïpYiTai). Ceci est une preuve nouvelle que les Topiques ont été composé» après l'Analytique :
Ch. 12 ^ io5 y a, lo. « Il y a deux sortes de mé« n thodes (Xoycdv') dialectiques, l'induction et le, syt a logisme. On a dit précédemment ce qu'est le « syllogisme : l'induction est un passage du parti* ce culier au général. Par exemple, si le pilote in- « struit est au^si le meilleur cocher, on dira d'une fc manière générale que celui qui est instruit est m aussi le meilleur en tout. L'induction se fait a mieux croire du vulgaire; elle est plus daire, et tf plus facilement comprisse par la sensation^ Le a syllogisme, au contraire, est plus impérieux (^laçv a xîtoTspov) , et plus énergique dans la discussicm*
ce Ch. i3, io5, a, ao. Lies divers objets aux- « quels s'appliquent les raisonnements, et ceux «dont les raisonnements se forment, sont tels tf qu'on l'a dit. Les instruments (opyova) qui nous m procureront des syllogismes et des inductiçns, a sont au nombre de quatre : l'un, cVst de choisir « des propositions f l'autre, de savoir préciser a tous les sens divers qu'une chose peut reoe>m voir ; le 'troisième , de découvrir les différences « des choses; le quatrième enfin, de distinguer les « ressemblances. Trois de ces objets sont aussi a en quelque sorte des .propositions; car, pour ce chacun d'eux , on peut faire une proposition. Par «t exie^pople. — Ufaut préférer rhonnéte à l'agréabte
544 DIUXIÂIME PARTIE. — SECTION 1.
« etàTutile. — La sensation diffère de la science, en « ce qu'on peut ressaisir Tune, après l'avoir perdue, « et qu'il est impossible de ressaisir l'autre. — *Le « sain est à la santé, comme le vigoureux à la vi- «gueur. De ces trois propositions, l'une se rap- «r porte à la multiplicité des significations, la se- « cûnde vient des différences, la troisième enfin se a forme par la ressemblance. »
Il faut attacher une grande attention à ces quatre instruments dialectiques, qui, comme on le verra par la suite, s'appliqueront successivement, tous ou en partie, aux quatre attributs dialectiques. On a déjà dit qu'il était possible que le titre d'Organon eût étéemprunté de la signification remarquable , et du reste fort claire, qu'Anstote donne ici au mot opYava(Voir plus haut p. 1 5).
Ch. i4f io5, a, 34. Pour procéder au choix des propositions (exXexT^ov), il faut, ainsi qu'on Ta dit plus haut, prendre celles qui sont appuyées de quelque autorité, ou les propositions semblables à celles-là , et reposant sur des données identiques. Il sera bon aussi de faire des extraits des ouvrages écrits (èx tôv yeypaf^iJievcDv ^oy<«)v), pour chaque genre de sujets ; de faire des divisions, dés classifications (^laypafàç TroielaOai x^P^O ' ®^ ^^ ^^* ter les opinions de chaque auteur; par exemple celle d'Empédocle , qu'il n'y a dans l'univers que quatre éléments (T^rrapa ca)[x,aTa)v o'^vjrua), £n général, et d'une manière peu précise (Tumjo icepiXa- 6tiv), il y a trois ordres de sujets : moraux, phy-
ANAI.YSE DES TOPIQUBS. — > LIV. I. CHÀP. VI. 545
siques,et logiques (XoyiKal). En philosophie, on cherche à les traiter avec vérité; en dialectique, on se contente de la simple probabilité (ÂiaXexTucôc icpoç &oSav ). Une attention qu'il faut avoir pour toute espèce de propositions, c'est de prendre les plus générales ((jLaXiça xaôoXou), parce que celles-là en renferment toujours d'autres, qu'il est facile d'en faire sortir paf la division. Si l'on dit, par exemple, qu'on connaît simultanément les opposés, on pourra tirer ^e là cette double proposition, qu'on connaît simultanément les contraires et les relatifs, puisque les contraires et les relatife sont des opposés (àvTix8t(Aev<dv). •
Telles sont les règles à suivre pour le premier instrument dialectique, le choix des propositions. Pour le second ^ qui est la distinction des divers sens des mots (ch. i5 , io6, a, 3), elles sont aussi simples. Il ne faut pas d'abord s'arrêter seulement à la forme du mot, il faut aller jusqu'à sa signification (Xoyouç). Il ne faut pas se borner à la%chose même (106, a, 9), il faut aussi regarder à son contraire, et en rechercher également les significations différentes, de manièi^e à reconnaître, de part et d'autre, les homonymies. Parfois, le nom s'accorde; mais l'espèce, si on la consulte, montre aussitôt la différence (106, a, a3). Ainsi, Claire s'applicjuera à la voix aussi bien qu'à la couleur. Il se peut, du reste, que Tune aies deux signi6ca tiens homonymes ait un contraire, tandis que l'autre n'en aura pas (ib6,b, 3): ainsi, aimer au moral
346 lauxiÈiii pa&th. — sicTioif i*
(xarà T^ jioyoïav) a un contraire, qui est hair; mais aimer au physique (xaTaTiov 9iù[L%rouk* èvép« yeioiy ) n'en a pas. De plus, l'une peut avoir des intermédiaires, et l'autre n'en point avoir; ou bien^ Tune peut en avoir plusieurs , et l'autre n'en avoir qu'un seul (106, a, i3). U faut bien examin«^r encore si le contradictoire de la chose a plusieurs signi6cations ; car alors le mot lui-même en aura plusieurs également. En outre, il faut regarder aux contraires par privation et possession; car, si Sensible a plusieurs signiBcations, InsensiUe en aura également plusieurs (106, b, Q9). Les cas aussi sont importants à étudier (irrci<MK) ; car, si Justement a plusieurs sens , Juste tes aura comme lui (107, a, 3). Les catégories, les attributions, qui se rattachent au mot, exigent encore une grande attention (tûv tulxcl touvoiaa xotryi^opiâv ). Si ces attributions diffèrent, c'est que le mot est homonyme : ainsi , Bon est homonyme; car il se dit, en fait d'aliments , de ce qui cause du plaisir; en médecine, de ce qui procure la santé; pour l'âme, de ce qui lui donne certaines qualités de sagesse, de courage ( 1 07, a , 18). U ne faut pas non plus négliger de voir, si les genres, compris sous le même mot, sont subalternes entre eux, ou ne le sont pas. Ainsi ovoç signifie à la fois : âne, animal, et l'espèce d'instrument appelé de ce nom ; mais on ne peut attribuer à l'âne , animal , ces deux exptications. Au contraire, quand les genres sont subalternes , ils s's^jipliquent tous à la chose : ainsi i
ANALTSE SES TOPIQUSS. — LIV. L GHILP. TI. 347
animal et oiseau s'appliquent tous deux, comme genres, à corbeau (107, a, 33). Cet exaiDen des genres doit s'étendre de la chose même à son contraire. Il faut aussi décomposer les définitions, et , en retranchant l'attribut, Voir si ce qui reste est identique (107, a, 37); ainsi, voix claire, couleur claire : Claire étant ôté, reste voix et couleur, qui ne sont pas identiques; donc Glaire est homo* nyme, mais non pas synonyme (Voirie début des Catégories). Souvent cette homonymie fait que l'on compare des choses qui n'ont aucun rapport de plus ou de moins, ni de ressemblance : ainsi, Vtm compare une voix et une couleur, parce que l'une et l'autre sont claires. Les synonymes, au contraire, sont toujours parfaitement compara* blés (io7,b, 1 9). Il se peut aussi que, sous le même mpt, se cachent des différences de genres dissemblables, et non subalternes. Quand les différences sont autres pour les genres contenus sous le même mot, c'est que le mot est homonyme : tel est le mot Couleur, dont les différences ne sont pas du tout identiques, si i'oii applique cettcf espression aux corps, ou si on l'applique à la nuance des mélodies. Enfin, comme l'espèce ne peut jamais être la différence, il &ut voir si, des deux significations contenues sous le mot. Tune n'est pas différence, et l'autre, espèce : ainsi , Claire peut être une espèce de la couleur ; il peut être une différence pour la voix ; car une voix se distingue d'une antre en ce qu'elle est plus ou moiiis daîre.
Ch. i6y 107, b y 39. Restent les deux autres instruments dialectiques : la différence et la' ressemblance, beaucoup plus simples Tun et l'autre que les précédents. La différence doit être cherchée dans les genres eux-mêmes j comparés les uns aux autres. Dans le même genre , ou les genres voisins, la différence est difficile à saisir; dans les genres éloignés / au contraire , elle est très aisée à distinguer.
Ch. 17, 108, a, 7. La ressemblance (àpioTDta) peut être cherchée dans des genres divers : ainsi, la vue pour l'œil, l'entendement pour l'âme : le calme sur la mer, la sérénité au ciel; ou bien, dans le même genre, comme, dans le genre animal, l'homme, le chien , le cheval , peuvent avoir des ressemblances ; mais il vaut mieux s'exercer dans les genres fort éloignés les uns des antres.
Ch. 18, 108, a, 18. Voici maintenant l'utilité des trois derniers instruments dialectiques. La connaissance des significations diverses^ de l'homoqymie, doit servir à rendre les raisonnements plus clairs , et4 lés appliquer à la chose elle-même, et non pas seulement à son appellation (xai ^ur, rpoç T'ouvo(jLa). Quand on ne connaît pas les sens divers d'un mot, il peut arriver que le répondant porte sa pensée surundeces sens, et l'interrogeant, sur un autre. Cette distinction bien observée empêchera le premier de /aire des paralogismes, et permettra au second de confondre son adversaire. Du reste, le dialecticien doit bien se garder de discuter sur le