ANALYSE D£S TOPIQUES. — LIV. IV. CHAP. YI
d'autres allégués plus haut, et qui tendent tous à prouver le contraire.
laiyb, lo. Il faut voir si le genre donné doit participer, ou peut participer, à ce qu'on y renferme ({terepiÂevov). Les espèces participent des |;enres: mais la réciproque n'est pas vraie , puisque les espèces reçoivent la définition du genre, et que le genre ne reçoit pas celle des espèces.
121, a, 27. 11 faut que le genre puisse se dire de tout ce dont se dit l'espèce. Il est , de plus, impossible que ce qui ne se dit d'aucune des espèces se dise du genre , et que ce qui se dit du genre ne se dise d'aucune des espèces (12 1, b, 1). Il ne faut pas non plus que ce qu'on met dans le genre (to ev Tw YftV€i Teôèv) , l'espèce, soit plus étendu que le genre. La différence doit nécessairement aussi être moins étendue que lui (121, b, i5). De plus, le genre doit être commun à tout ce qui ne diffère pas spécifiquement.
Ch. a, lai, b, a4* Suivent quinze» lieux du genre, dont voici les principaux. Quand une seule espèce doit être sous deux genres, il faut que les genfes se contiennent mutuellement; autrement^ le genre donné n'est pas le véritable (laa, a^ 3). Il faut toujours remonter au genre du genre donné, en allant ainsi jusqu'au genre siipérieur (to eiravùi yévoç 6Ç"iv), parce que tous les genres supérieurs doivent pouvoir s'attribuer essentiellement (ev t^ ti £<mv) au genre inférieur, et à ce qui le reçoit. L'attribut essentiel d'une chose (122, a, 34) doit
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pouvoir être attribué à toutes les choses inférieures à celle-là. (i^a, b, 7). La définition du genre doit pouvoir s'appliquer à Fespèce et à tous les individus de Tespèce ((JieTapvTwv tou etJouç). (i!!!!, b^ la ). La différence ne peut jamais être genre ^ parce qu'elle ne désigne jamais l'essence (to ti jctiv) ; elle ne désigne qu'une qualité. La différence ne peut pas davantage participer au genre; car ce qui participe au genre est espèce ou individu, et la différence n'est ni l'un ni l'autre (laa, b, a5). Le genre ne doit jamais être placé dans l'espèce. Platon a donc commis une faute en définissant la translation (f opa) : un mouvement dans l'espace. On ne doit jamais placer la différence dans l'espèce^ ni le genre dans la différence; car la différence est toujours égale à l'espèce ou plus large, et le genre, au contraire, est plus large que la différence.
Çb. 3, ii'i, a, ao. Il faut voir si ce qu'on met dans le genre n'a pas quelque chose de contraire au genre* Par exemple, s'il est vrai que lame participe de la vie, et qu'aucun nombre ne puisse avoir la vie , il est clair que l'âme ne saurait être une des espèces du nombre. Le genre et res))èce doivent toujours être synonymes. Tout genre doit avoir sous lui plusieurs espèces. Si donc, de deux espèces qui forment le genre, l'une nest pas du genre, il est clair que le genre donné n'est pas exact. (laa, a, 33). Le genre doit être attribué proprement à ses espèces (xupict>ç) y et non pas métaphoriquement (pTafo^a). Si donc l'on dit que la