‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 93 sur 98 · ANALYSE DES TOPIQUES. — LIT. TI. GHAP. TI. SS · texte numérisé non relu

ANALYSE DES TOPIQUES. — LIT. TI. GHAP. TI. SS

14I9 b, i5. Il vaut mieux ^ en général, essayer de faire conn^ître le postérieur par l'antérieur. Cette méthode fait mieux savoir les choses (èmçT)ji.ovi3c<iTepov). Pourtant, avec les intelligences faibles (toùç ce JuvaToQvTaç) , il faut adopter la marche inverse, c'est-à-dire, prendre ce qui leur est plus connu : le solide avant la surface ; et , par là on montre l'antérieur par le postérieur. Mais si l'on soutenait que les d^nitious ^nsi données, sofat les vraies définitions (xar âXirjleiav), il s'ensuivrait qu'on aurait plusieurs définitions d'une seule et même chose; car ce qui est le plus connu, relativement à nous , varie avec chacun de nous. Quant au plus notoire en soi, s'il n'est pas connu à tous (14^ a, 9), il l'est du moins aux esprits les plus distingués (toi; eù^ia3cei|i.évoiç t^v ^lavoiav).

On peut fausser la définition de trois façons (142, a, 22), en ne la donnant pas par les primitif : d'abord, si l'on définit l'opposé par l'opposé, le bien par le mal. Certains objets, du reste, ne sauraient être définis autrement ; ce sont tous ceux qui, en soi, sont des relatifs, et dont l'existence se confond avec leur relation quelconque à un autre objet (TaÙTov to eïvai tw TÇfoçxii^taç ex^iv).

On peut remarquer de nouveau que cette définition des relatifs est la définition rectifiée,qu'Aristote en adonnée dans les Catégories ; et ceci reporte la composition des To|>iques après celle des Catégories (Voir plus haut, page i65).

14^9 a» 34* Un autre défaut que peut avoir la

définition , quand on ne la tire pas des primitifs , c'est d'employer le défini lui-même. Ainsi qu'on définisse le soleil : L'astre du jour ; dans le mot jouTj on emploie le défini. Il faut, pour dégager cette erreur, prendre l'explication au lieu du nlot lui-même: et ici, par exemple, le jour sera: La course du soleil au-dessns de la terre (ÙTrèp yîîç). (Voir, sur cette opinion d'Aristote, plus haut, pages 3ia et 377). -On ne peut davantage définir une série simultanée, par une autre série simultanée (âvTtii7)pyj|iL£vov). Ainsi, on ne peut dire en définition, que l'impair est ce qui surpasse le pair d'une unité; car les divisions d'un même genre sont simultanées par nature.

Ceci se rapporte parfaitement à la doctrine des Catégories et la suppose (Voir plus haut, page 179); de plus, il s'agit, comme on le voit, de THypothéorie , dont Andronicus contestait formellement l'authenticité.

14^9 b, 1 1 . Enfin , le troisième défaut de la définition qui ne vient pas des primitifs ^ c'est de définir l'objet supérieur par rinférieur (^sà tôv OxoxàTcd To ^wavw); par exemple , si Ton définit le nombre pair, celui qui se divise par deux. En effet, /^ar deux vient de deux qui lui-même est un nombre pair.

Ch. 5, i4^, b, 20. Après ce premier lieu de la définition , qui n'est pas £aite par les primitifs, en vient un second ; c'est la considération du genre. La définition est mauvaise: i** si, la chbse étant

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dans le genre, la défisition ne Ty place pas; a® si le défini a plusieurs rapports, et qu'on ne les ait pas tous donnés ; par exemple , si l'on dit que la grammaire est la science de récriture , et qu'on oublie d'ajouter que c'est aussi celle de la lecture, cette seconde idée étant aussi essentielle à la définition que la première ; 3*^ si le défini , se rapportant à plusieurs choses plus ou moins bonnes , on iïû, pas donné la meilleure et la pire ; et ceci est une faute, attendu que toute science doit avoir le meilleur pour objet (irS<ja yàp iitirpi\f*yï xal ^uvajxiç <rou pe^TÎçou^om elvat) ; 4° si l'objet est placé dans un genre, qui ne soit pas le sien; il faut alors employer les lieux indiqués plus haut pour le genre ; 5^ enfin , la définition est mauvaise , si l'on a pris un genre éloigné, au lieu de prendre le plus proche. Le genre supérieur est, du reste, attribué à tous les genres inférieurs.

Ch. 6, 143 « a, 29. Pour les différences, îl faut voir si Von a bien donné celle du genre : car si l'on ne donne pas les différences propres de la chose , on ne la définit pas.

143, b, II. Il faut prendre garde, quand on définit le genre par négation , de ne pas lui donner la définition de l'espèce , comme, lorsqu'on définit la ligne : Longueur sans largeur. Mais toute longueur a , ou n'a pas , de largeur, de sorte que , Longueur sans largeur, est la définition d'une espèce; et alors, le genre recevrait la définition de l'espèce ; ce qui n'est pas possible.

%92 DEUXlioa PARTIE. — SECTIOIi I.

La définition ne vaut rien , si l'on a pris l'espèce ou le genre pour différence (144» ^9 ^\ Il faut voir encore, si la différence exprime une substance, au lieu d'exprimer une qualité (iroiov ti), comme elle doit toujours le faire ( 1 44? s, 2 5); si, par hasard, elle n'est pas accidentelle ( xaTa cujiëeSYDcoç ) ; si la différence est attribuée au genre; si l'espèce, ou quelque individu de l'espèce, est attribué au genre. Enfin, le genre étant plus large que la différence , l'espèce, ou l'individu, il ne peut jamais les avoir pour attributs (i44 9 ^9 4)- L'espèce, non plus que les individus, ne peut être attribuée à la différence, parce que l'espèce est moins large que la différence. Il n'y a pas de définition , si la différence donnée est d'un autre genre, qui ne soit pas compris dans le genre en question (144»^, la) ou qui ne le comprenne pas : car la différence ne saurait être à deux genres , qui ne se comprennent pas mutuellement, et qui, le plus souvent, ne sont pas, f un et l'autre, sous un autre genre.

144) b, 01 . Il faut examiner en outre , si l'on n!a pas donné à la différence de la substance , quelque limitation de lieu (to ev tivi). Une substance ne saurait jamais différer d'une autre substance par le lieu : ainsi , aquatique , terrestre , indique non pas seulement le lieu des substances , mais aussi leur qualité. La différence ne saurait être upe modification (xaOoç )( 145, a, 3) ; car toute modification sort de la substance 9 et la différence ne semble pas en sortir. La différence est mauvaise, si, pour

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