‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 95 sur 98 · ANALYSV DES TOPIQUES. — UV. VII. CHAP. \1. AQ · texte numérisé non relu

ANALYSV DES TOPIQUES. — UV. VII. CHAP. \1. AQ

Maïs aacun de ceslieux ne suffit pour établir la dé^ finition ; car il ne suffit pas de démontrer que le nom et l'explication donnés ont le même sens : il &ut, en outre, réunir toutes les conditions indi* quées p^^s haut (yà B*iXkGc izccita icap7)YY6Xp.éva). . .

Ch, 3. 1 59 biSf a, 6. Il y a cependant des moyens de défendre fa définition , bien qu'on prenne rare-* ment ce soin dans la Dialectique, et qu'on admette 1^ définitions telles que les donnent les sciences spéciales, géométrie , arithmétique, etc. Les con-» sidérations auxquelles on s'est ici livré, n'ont pas pour but de tracer à la définition des règles parfaitement exactes (^i oxpiëeiaç) ; ce soin appar* tient à un autre traité (oXXiqç TrpayjxaTeiaç), Tout ce qu'on prétend établir , c'est qu'on peut faire un syllogisme de la définition et de l'essence deschose3« En, effet, si la définition est l'énoncé (^oyoç) qui donne l'essence delà chose, et si les genres et leâ différences peuvent seuls être attribués essentiel* lement , il est clair que la notion qui les contiendra sera bien une définition. Il est donc c;er tain que l'on peut, avec les procédés du raisonnement (cuX^oyiorpv), faire une définition ; comment faut*il la foire, c'e$t.ce qu'on a dit ailleurs plus exactement (ev érifoxq (ûcf (êerepov Âicàpiç-ai). (Âristote veut sans doute désigner ici les Derniers Analytiques, liv. a, ch. i3 et i40P^ui* lëtude dont nous nous occupons maintenant '(irpoçTvjv «po3C6([x&vY)v l^ôo^ov), il suffit dc se servir des lieux précédemment indiqués.

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40S MunfellS »ABTIB. -* nCTKHf I.

aux contraires et aux aatres opposés; car, si la définition opposée est la définition de Topposé , la définition donnée sera bien celle de l'objet en question, etc., etc., (149 bis^ b, a5.) Il faut examiner aussi les cas et les conjugués. Si, par exemple, l'oubli est une perte de mémoire, oublier sera pardre la mémoire , etc. , etc.

Qi. 4t i5o bis y a, i:x* Les plus utiles de ces lieux, pour établir la définition , sont ceux qu'on tire des cas et des conjugués, parce qu'ils ont le plus d'ap* plications possibles (irpoç irXêlça).

Ch. 5, i5o bis, a, a3. On voit, du reste, qu'il est beaucoup plus difficile d'établir la définition que delà réfuter. Il suffit, en effet, pour la détruire , d'en détruire une partie , ou de démontrer qu'elle est fausse pour une des parties du défini. Pour l'établir, au contraire , il faut démontrer que tout ce qui est dans la définition est bien réel , et qu'elle s'applique à tout ce à quoi s'applique le défini.

{ci commence le résumé dont on a parlé plus haut. Après avoir établi, à la suite de la définition, quHl est plus aisé de la détruire que de la faire , Aristote se pose la même question pour le genre, pour le propre et pour l'accident, dont il a traité dans les parties précédentes de la Topique. Ainsi, pour le genre et le pix^pre (i5o bis^ ^ 1 3), il est plus facile de détruire la proposition que de l'éfô* blir ( 1 5o bis^ a, 33). Pour laocident^ l'universel est

ANALYSE SB9 TOngCCs/^UV. VS. OBAP. VI. 4êT

plus fadle à réfuter qu'à donner; le particulier, tout au contraire; et ceci se comprend sans peiné, puisque y pour prouver l'accident particulier, il suffît d'établir qu'il est à l'un des objets (Tivl)fet que, pour le détruire, il £siut prouver qu'il n'est à aucun des objets en question (i6i bis^ a, 3). Ce qu'il y a de plus facile , c'est de réfuter la défini* tion , à cause de la multiplicité même des éléments qu'elle doit renfermer. Par la même raison , c'est die €Uissi qu'il est le plus difficile de bien donner.

1 5i hiSy b, a8. L'accident est ce qu'il y a de plus fedle à établir, et de plus difficile à repousser, pré* cisément par les mêmes motifs que la définition.

Tels 3ont àotko les lieux qui pourront servir à traiter toutes les espèces de questions dialeo* tiques; l'énumération en est à peu près complète

Si l'on se rappelle ce qu'Aristote, en débutant, a dit , sur les parties diverses qu'il voulait don» ner à sa Topique (Voir plus haut, pag. 3349 Kv. r, ch. 2), il est clair que le traité ne peut être ici ter^ miné. Il reste encore à exposer la troisième partie , où l'auteur compte expliquer quelle est l'utilité de la Topique pour les discussions pratiques, (itpôç «cttC evTati^ç) .Ceci même parait une suite nécessaire de toutes les études antérieures : Aristote a partout eu soin de montrer les deux faces de la question , et, pour chaque lieu , il a dit comment on pouvait rétablir, comment on pouvait le détruire (xara- <nc8ua^eiv âvaaxeua^eiv). Il semble donc qu'il lui reste

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encore à tracer les règles générales de la demande et de la réponse.

Le huitième livre de la Topique n'est donc point dURout séparé des autres^ comme on Tacrugénéralementy il en est la suite et le complément On ne saurait nier, toutefois , qu'il ne porte certmnes traces de doctrine différente , qui ne se retrouvent pas ailleurs; et qu'entre autres choses, il est le seul^ parmi les huit livres , à citer les Analytiques par leur nom. Ceci est vrai , mais déjà Ton a essayé de démontrer plus haut (pag. 68) , que toutes les citations où il s*agit des Analytiques , ne sont probablement que des insertions faites après coup y qui n'appartiennent pas à Aristote, et qui ne sauraient être regardées comme des autorités suffisantes. On reviendra, du reste, plus loin, sur cette question à mesure que l'occasion s'en présentera. Tout ce que l'on veut établir ici, c'est que le huitième livre n'est pas isolé, ainsi qu'on l'a pensé; que, loin de là, il çdmtinue parfaitement les sept précédents ; qu'il a été conçu et composé en même temps qu'eux, sous Tinspiration de la même idée; et que, de plus , il sert de lien indispensable entre les Topiques et le Traité suivant qui termine TOrganon: les Réfutations des Schistes.

ANALT8I DES T091(2DE$. ~ UV. VUI. CflUP* TI« 409

Analyse du livre hoitièmii.

Le btaitième livre des Topiques a été divisé par les commentateurs en trois parties ; et cette division paraît bonne. La première partie expose leK devoirs de l'interlocuteur qui interroge; la seconde, de Tinteriocuteur qui répond; la troisième, qui ne comprend que le chapitre 'i4 et dernier, résume les recherches précédentes, et indique quels sont les exercices particuliers auxquels l'un et l'autre interlocuteurs doivent se livrer.

Cb. I bisj i5i , b, 3. Aristote annonce qu'après tous ces développements {\lv7ol SèiaOTa), il va traiter de la méthode à suivre dans l'orflre des discussions (ra^ecdc)} et dans les interrogations. Quand on <k>it interroger (épœTY)(taT{^etv,{MXXovTa), on a troi| devoirs à remplir. Le premier, c'est de trouver le point d'où l'on doit faire partir la discussion ; mais ceci appartient au philosophe aussi bien qu'au dialecticien; les deux autres devoirs sont tout spéciaux au dialecticien : c'est, ^d'abord, de préparer en soi-même l'ordre delà question, et ensuite de la poser à son interlocuteur.

i5i ^1^ , b, i8. Pour trouver les lieux, il suffit des préceptes antérieurement donnés (etpniTai i7p<>*' Tepov). Pour bien savoir comment ilfaïut poser les questions, il est utile de connaître quelles sont le& diverses espèces de propositions , outre les pro*

ÂiH jnuiikn FAEns. -- «onm t. "^

positions nécessaires, dont se forme le syllogisme. U y en a de quatre sortes, ce sont : i^ celles qui ont pour but de trouver l'universel par induction; %9 celles qui ne tendent qu'à faire valoir Ja*discussîon (cic oyxov loO idytio); 3^ celles qui ont pour but de masquer la conclusion à laquelle on tend (iTfo^ xpwj^iv T&5 «uftvepdEaiiotoç); 4^ et enfin celles qui ont pour objet de rendre la discussion plus claire ((js^o^ov tàv ^^v). Celles qui ont pour but de masquer la condosion ne sont faites que pour le combat, la lutte dialectique ( ôyûvoç xp^^n ) : mais il faut bien aussi les étudier , dans un traité où il s'agit toujours de rapports extérieurs (trpoç ?T8pov), et non pas seulement d'une étude personnelle et splitaire.

t5i to, b, 29. C'est pour arriver auxproposi» «ions nécessaires du syllogisme , qu'on doit disposer toutes les autres : c'est en vue de celles-là qu'il faut arranger toute la discussion. Mais ceUe»-là ne doivent venir qu'en dernier lieu; il faut s'y prendre du plus haut qu'on peut ( i5â ^i>, a, 7), les cacher le mieux possible, en avançant, sous forme de prosylbgisme, ce qui doit plus tard les âtoienen L'on fera bien de multiplier, tant qu'on pourra, ces prosyllogismes (i5a to, a, a3) (raiïta à( i«Xsic«); et pour cela, il feudra, non pas donner les axiomes en masse {û\à)t$y^)y mais peu à peu, 6t l'un après l'autre, en les faisant suivre d'après Tordre de leurs rapports^ ' .

1 62 èis^ a^ 27. Quand oo le peut^ il ^t prendra

ANALT9B DBS T0PIQIA8* -* tIV. VIO. eHAP. TI. ' 441

la définition de la proposition universelle, nop pas toutefois directement^ sur les objets mêmes en question , mais sur les objets d'une série analogue^ snr les conjugués QiA èv oùrûv £k\^ M tûv G}}çtAywi)m Il faut, si Ton avance une proposition nouvelle, ne pas montrer (i5a bis^ b, 4) qu'on Ta faite pour le point eh question ; il fiiut donner à penser qu'on l'a faite pour un autre , en ayant soin toutes fois d'en retenir ce qui peut être utile (^p<y)(n(iLa)« On fera bien, dans ce cas, d'interroger par simili-* tude; ce qui rend à la fois l'universel qu'on dierche plus croyable , et le fait moins apercevoir.

I ^9 , bis , b , 1 8. Parfois , pour inspirer plus de confiance à l'interlocuteur , il faut se faire à soi»* même une objection , manière de montrer toute la loyauté de la discussion ( èixoiUû^ ).

i53, a, 6. Pour faire valoir la discussion en Fornapt (eiç Ktîcxpv), on emploiera surtout l'in* duction, et 1 on divisera les choses nomogènes.

i53, a, i4- Pour la clarté enfin , il faut prendre des exemples, des comparaisons , mais en ayant soin de les donner justes et bien connues, comme le fait Homère, et non pas comme le fait Ghœrile,

Ch. a, 153, a, i8. Après avoir ainsi tracé les règles générales, et indépendamment de toute condition étrangère , Aristote considère la formq que la discussion doit prendre selon les interlocu** teors* Si l'on s'adresse à des dialecticiens, il £3iut employer le syllogisme : si c'est à des esprits vulgaires et peu éclairés (i;p&ç toi»^ mX)Mç)p il vaut mieux

4^3 mnixilaiE partie. — sbctiou i.

recourir à Tinduction. On a parlé antérieurement deFun et de l'autre (etpniTai i urèp TOUTo^yxal icporcpov). ( Aristote veut sans doute désigner ici les Premiers Analytiques. Voir plus haut le premier livre des Premiers Analytiques ch. 4 ^^ ^i^i^ ^ ch. a3.) Quand on se sert de Tinduction , et qu'il est diffi* oile d'arriver par elle au général, attendu que toutes les similitudes des choses n'ont pas de nom commun, il ne faut pas craindi*e de forger soi-* même des mots (Qvo[i.aT07roierv. i53, a, 3o), pour se faire mieux comprendre.

Quant on peut, à la fois , donner le syllogisme ostensif ( i53, b, 34) et le syllogisme par impossible, il importe peu en démonstration (chro^ecx* vuovTi) de prendre l'un ou l'autre; mais dans une discussion, où l'on a un interlocuteur, il ne £siut jamais employer la seconde forme , parce qu'il est trop facile à l'adversaire de dire que la chose n'est pas impossible , comme on le suppose.

1 54 , a 9 7* Il faut se garder dé jamais poser la conclusion comme question; car si l'adversaire la nie, tout raisonnement est arrêté; et, quand on interroge , de ne pas faire plusieurs fois la même question (i53, a, i5), car c'est perdre sa peine (^iioktajti) ; et.de plus, tout syllogisme ne doit jamais avoir qu'un petit nombre d'éléments (e^

Ch. 3, i54, a, 3i. Les mêmes thèses sont faciles à soutenir, et difficiles à attaquer; ce sont les extrêmes de la question , c'est-à-dire, les principes

ANALYSE BBS TOPIQUES. -^LIV. YlU. GHAP. VI. 44 S

et les résultats (w^âta xal Itîyiaxci). £n effet, quand l'objet en discussion est fort évident , il est diffî* cile de l'attaquer, et c'est précisément le cas des principes qui servent à démontrer tout le reste^ et qui^eux^raémes ne sauraient être démontrés ; la définition seule peut ies faire connaître. Quant aux résultats, ils semblent inattaquables aussi , parce qu'ils sont la conséquence de tout ce qu'on a précédemment établi.

1 54, b, 5. Par suite, les assertions sont d'autant plus difficiles à attaquer qu'elles sont plus proches des principes (eyyuç m jfpx^ç); c'est qu'alors, entre ctJles et les principes^ il y a fott peu d'inter* médiaires qui puissent servir à la discussion.

i54, b, 16. En général, on peut objecter contre une assertion difficile à attaquer,qu'elle esf; suscepê tible de définition , ou qu'elle a plusieurs sens et qu'elle est métaphorique, ou qu'elle est très voisine des principes, ou que l'objet dont on parle n'est pas assez clair pour nous , ou enfin que le sens dans lequel on le prend ne pous est pas connu ( i54, b, 24). Souvent, du reste, c'est une mau-* Taise définition qui entrave la discussion.

Ch. 4^ iSâ, a, 16. Ici se terminent les règles de rinterrog£)(ion ; il faut passer à celles de la' ré* ponse((X7coxpiGea>ç). De même que le but de celui qui interroge selon les règles (xaXûç), est d'amener celui qui répond à soutenir les choses les plus fausses (ièol6raroL)f de même le but de celui qui répond, est de montrer que les absurdités ne viennent pas de

lui^ noaift qù'ellas résultent de la positioii même de la qoeaiioD (iik tjjv 0<<nv).

eh. 5, 1 55) a, a 5. Aristote remarque ici que p6t^ sonne, avant lui , ne s'est encore occupé d^racer régulièrement (ou $ii(pOp<»Tai iva>) les règles de la ré* ponse, dans les discussions dialectiques (owo&oi^ JutXniTixaïç) , qui ont pour objet, non pas la lutte et la. dispute (âyô^vo^), mais l'essai des forces mu* tuelles des interlocuteurs, et de communes études (ircipac xaX aid^tidç (uV aXXi$Xa>v). < Puisque les « autres, dit-il, ne nous ont rien laissé sur ces c matières, essayons de les traiter nous-mêmes. » (Voir plus loÎÊfkj Réfutées Soph. , ch. 33.)

Les questions posées au répondant ne peuvent être que de trois sortes (Xoyùv 08[jisvov) : probables , Improbables, et neutres , c'est-à-dire, aussi improbables que probables ( ev^o^ov, a^o^ov^ pt^eTepoy )• Cotnme il Êiut toujours que la réponse donne une conclusion contraire à la thèse, il s'ensuit que la thèse étant probable , la réponse doit être impro<2 bable , et vice ver^â» Dans les questions neutres^ la conclusion doit être neutre pareillement.

Ch. 6, 1 55, a, 35* Un soin important que doit prendre le répondant, c'est de bien voir si la question qu'on lui fait, se rapporte, ou ne se rapporte pas, directement à l'objet dont il s'agit, et de se conduire en conséquence. Si elle ne s'y rapportei pas, mais qu'on l'approuve, il £aut l'accorder, en disant qu'on la croit probable ; si on ne rap|Ht>uve pas y et qu'elle n'ait aucun rapport à la discussion , il

but l'aoeorder aussi, mais en ayant bien l'attenticn de dire cependant, qu'on ne l'approuve pas tôut-à* Eut ; ce sera montrer qu'on est de facile composition (irp^ eifXaSeutv c&V)0£bâcç),

Çh. 7, 1 56, a, 17 . Quand laquestionest obscure, et qu'on ne la comprend pas bien, il ne faut pas hésiter à le dire; car, si l'on accorde plusieurs fois des choses absuHes , on se créera bientôt d'inextricables embarras (aTVAv^ Tt è\)(F](tfiç), Si la ques^ tipn a plusieurs sens, il ne faut pas manquer de le faire observer, et d'ajouter, que tel sens est faux , que tel autre est vrai. A une question claire et simple , il n'y *a de réponse possible que par oui ou par non«

Ch. 8, i56, b, 3. Le Répondant ne doit arrêter la discussion que lorsqu'il y a des objections réelles ou apparentes (Ivç»îx<j6cûç h o\i<rt\ç h èùyjcsifmç); autrement , il paraîtra soulever des chicana (duo^oXaiveiv), et c'estdétruire tout raisonnement ((juXXoyKypC

. Çh. 9, i56, b, 16. Le répondant fera bien de s'adresser à loi-même, les objections que Tinterrogeaiït pourrait lui poser. Surtout, qu'il se garde de jamais soutenir une thèse qui ne peut être dé^ fendue (oE&oÇov ùic<iOc9tv). Ces mauvaises thèses ^ peuvent être dangereuses de deux façons : ou çlles 1 mènent- À l'absurde (a-mca) , ou elles semblent ré^ * vêler un mauvais naturel (xeipovoç Ifiooç) , et indis* posent les cœurs (viivevavtia tùSç ^ouXirl^eoriv).

Ch* 10, i56y b, a3« Quand la question renferme

416 DsnxikiiB PAftTiB. — BËcnm u

une erreur, il faut que le répcmdant s^attache à montrer précisément en quoi cette erreur consiste; Tobjection ici ne suffirait pas (oùx im/jirn Ta hçryai i6j , a , i). Mais avant que la conclusion ne soit tirée, on peut s'y opposer de quatre manières : soit en repoussant ce qui produit Terreur; soit en faisant une objection personnelle à Finterrogeant; soit en attaquant Fin tefrogation même; soit enfini^en se rejetant sur le défaut de temps qui ne permet pas une si longue discussion. Cette dernière objection est , comme on le pense bien , la plvLS mauvaise de toutes. Du reste ^ de ces quatre moyens , il n'y a que le premier qui soit une solution réelle ; les autres sont des obstacles, des entraves (xiùkictiç è(Airo^i9(Aoi) Apportées à la conclusion.

Ch. 1 19 161, a, 16. On im peut pas toujours blâmer, par les mêmes motifs^ l'ordre de la discussion; car le répondant se donnerait des torts à cet égard, en n'accordant pas ce qui peut la rendre bonne, et profitable (xoXûc ^laXe^O^vai) ; il faut que les deux interlocuteurs veuillent concourir au résul* tat commun. Parfois , il faut quitter la question elle-même pour s'en prendre à celui qui la traite (yipi'kt^ra). C'est qp^en un mot, il faut procéder en dialectique dialectiquement, etnop pas avec un esprit de dispute ((ti kfiçvUâç) ou de querelle (aycAVirixâç). Du reste , contre des adversaires portés à la chicane, il faut raisonner comme on peut, et non pas comme on le voudrait

161, b, jg. Ija' discussion elle-même peut être

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