‹ De la logique d'Aristote (volume 4)Chapitre 96 sur 98 · ANALYSE DES TOPIQUES / — IIV. VIII. CHAP. W · texte numérisé non relu

ANALYSE DES TOPIQUES / — IIV. VIII. CHAP. W

blâmée de cinq façons: d'abord, si Ton ne condut pas en partant de la question ; en second lieu, si le syllogisme ne s'y rapporte pas; ensuite , si Fon ne peut faire le syllogisme qu'en ajoutant quelque chose aux données premières, ou qu'en en retranchant quelque chose; cinquièmement, si l'on part de donnée^ moins notoires que la conclusion elle-même ne doit l'être.

On voit, du reste, qu'il y a grande différence entre attaquer rargumentation (i6i,-b,39), et attaquer la personne de celui qui la fait ; car, l'argument peut être fort bon pour la question, et fort mauvais, si on le considère relativement à celui qui l'avance; et réciproquement. On ne peut pas toujours blâmer la conclusion vraie, obtenue par des propositions fausses (^là t]/eud(ov). C'est qu'on doit toujours conclure le faux par le faux; mais on peut aussi conclure le vrai par des propositions qui ne le sont pas; cela est évident d'après lès Analytiques (ejt twv âvaXuTtxGiv, 162, a, 11).

Celte question, en effet, a été traitée tout au long dans les Premiers Analytiques ( liv. second , ch. a , 3 , 4). Aristote y a fait voir comment , de propositions fausses, on peut conclure le vrai, dans les trois figures. Mais, plus haut ( pag. 4^9 loS), on a montré quels doutes devaient s'élever sur l'authenticité de ce titre d'Analytiques; on verra, un peu plus loin dans ce livre, ch. i3, que les Topiques offrent une citation nouvelle des Pre- I. ^ ^ ' ■ 27

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iniers Analytiques, tout aussi exacte que celle-dL, mais ^ attaquable comme elle. Je pe pense donc pas qu'on pût tirçr uu argument décisif de ces citations, pour établir la' postériorité des Topiques ; mais ce qui me semble 1^ démontren c est Teosen^ble général de la doctrine, qui suJ3ppse toutes les doctrines antérieures, et qm serait prèsque inintelligible sans elles.

i6a. a. 12. S'il s'agit d^une démonstration à ^ûre, et qu il y ait quelque partie qui ne se rapporte pas directement à la conclusion, il ne pourra pas y avoir de syllogisme Poiir cette partie de ^arg^mentatioQ.

i6a , a, 24. Une autre faute de Targumentation^ et qui en est une aussi pour les syllogismes • c'est ^a'y faire enjtrer pjlus de choses qu'on ne pourrait ,^ prouvera •

Cb. 1^9 16a, a, 35. Un raisonnement est clair de deux façons : la première, et la plus vulgaire, c'est quand, après la conclusion, on n a plusde questions ^ fî^-r^pourle comprendre. L'autre façori, qui est plus spéciale, a lieu quand les données admise^ (tc 6LXy]|JLu.£va) sont bien celles d'où le nécessaire

doit résulter.

Un raisonnement peut être faux de quatre ma* mères : s il parait conclure , sans conclure réelle-

^^TQt T^çLxcf 'fh mmy f*^9î>§ovJ; en^^ , s'il cp^^ çli(t: ^yec des argumeiits faux ($ià f|feu!^&v ).

1^1), b, s(5. Aiqs^donc^ il faut 4'^bpr(} e^r liûner,$i)e raisqijflçmeiit , çn lui^pj^flaç, cpuc^ut; pi sqcQp4 M^^i S'il c9Pc|f|t ^? yrfti oiî 1« fai^x; ef epfiq, avpc que||e§ don^épç U pq^plut. S'il co^ç|ut, en partant de çhose.^ fi^^^es, n^ai^ prqbables, il (P5t lQgiquç(XoYy?foç), c'e§t-à-dirç, suf^sant à \fL Dialectique ; il es% nqaify^is, s'il part d^ choses j^n^ probable , quelquQ ré^jles qu'elles puissent ptre.

Gï\, ;3, î6%flo\^ 3i a. Ici se présente de iiouveau la quf^^tioq de I9 pétition {1^ principe , questipp traitéç à fopid (xaV âXvjôewxv) dau^ les AnaIytiq^e^, ç\ qu'on ne dp^ étudier ipaintenant qi^e sous le rapport dp 1^ prpbabilitp ( xarçc So^oçv ).

Cp\,\e citation de^ Analytiques se rapporte en fçffet^ux Premiers 4n^lyjiques (livrp u, ch. ]{6|. Voir plii^ hai(t page ^^6). Mais pnsaij; aussi que ce titr^ d'4naly tiquei^ n'appartient p£|s à ^nstpte : e\ Voji a vu q^'il avait appelé lui-même Jes Premiers Analytiques, non pas : âvaXumày m^js ^en, yk ^eol cuX^oy^djjLoiï. (Yp^r plv|s haut^ pages ^^ et ip5.)

Ïj9, péiitioi:^ de principe peut avoir Jipu flp cipq façpps. La plus évidente, et la première de toques, consiste 1^ employer ^ dans la déf][ïou5^r?\tipn, çf qu'on doit démontrer^ Cette faute, fort reconns^^^ sable par elle-même , peut cependi^pt è\ve dif^p^^ç à distinguer , dans les chpses synqpyi:pes, p'e^trSr dire, daps celles dpnt l'appellation et la définition soi^t iç(entiqqes. (a seconde maqifif e d^ î^ire. \^^

4S0 DSDXlilCB PARTIS. ^ SECTION I.

pétition de principe , c'est de prendre à Tuniversel ce qu'on doit démontrer au particulier. La troisième, au contraire, c'est de prendre au particulier ce qu*on doit démontrer à l'universel. Quatrièmement, c'est, dans une question complexe, de prendre séparément les parties pour accordées, sans avoir fait de division régulière et consentie. Enfin, c'est de prendre, Tune pour l'autre, des choses qui se suivent nécessairement.

i63, a, i4* La pétition des contraires a lieu d'autant de manières que la pétition de principe; d'abord, si l'on prend les énonciations opposées, affirmation et négation ; si l'on prend les contraires d'opposition directe (xati tyIv âvTiOcfftv), le bien et le mal , par exemple ; en troisième lieu, si, admettant l'universel, on le contredit pourtant au particulier ; ou vice versa ; et enfin , si l'on prend le contraire de la conclusion nécessaire résultant des données, ou bien, si, sans prendre positivement les opposés, on prend cependant des choses qui font naître la contradiction.

i63, a, ^4- La pétition de principe et la pétition des contraires diffèrent , en ce que la première s'attaque à la conclusion ; car c'est relativement à la conclusion qu'on peut dire que la pétition de principe a lieu ; la seconde ne peut se trouver que dans les prémisses (irporaceiç), qui ont entre elles un rapport d'opposition.

Ch. j4> i63, a, ag. Avec le chapitre i4, commence la 3^ partie de ce livre, celle qui concerne

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