‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 48 sur 83 · I. ÂthéDce Dcipilowpli.tliv, 5, A · texte numérisé non relu

I. ÂthéDce Dcipilowpli.tliv, 5, A

44 mBwfeKc rum.

Cicéron.contemporametamideTyranuion, ignore complètement les circonstancesdontparieStrabon. Or, ce Silence de Cicéron est de tout point inconeevabIe,8iron suppose que les autographes d'Aristote étaient à Rome, entre les mains des bibliothécaires de Sylla. Ce silence est bizarre, mais certainement beaucoup moins incompréhensible, si l'on admet, d'après le récit de Strat>on, que les documenssur lesquels travaillait Tyrannionn'étaiftDt que des copies. Cicéron avait étudié à Athènes où se trouvaient incontestablement les ouvrages d'Aristote, comme ils se trouvaient à Alexandrie} il les connaissait, sinon tous, du moins la plupart. Il ^ait donc naturel qu'il attachât moins de prix à nne édition plus exacte, il est vrai, mais qui, pour hti, était peu nouvelle. Si l'on suppose, au con^ traire, que la plus grande partie des ouvrage^ d'Aristote, inconnus jusque là, furent alors publiés pour la première fois, et que Cicéron pouvait, comme Andronicus et Tes libraires de Rome, consulter les autographes mêmes du Stagirite, alors son silence-est tout-à-fait inexplicable : mais ce ne sont là que des hypothèses dont rien n'autorise l'exagération.

Ce qui-résultè du texte de Strabon, c'est qu'avant les publications d'Apellicon et celles de Tyrannion et d'Andronicus, les ouvrages d'Aristote étaient imparfaitement connus, et que, dès lors, ils le furent mieux et en plus grand nombre. Ceci n'a rien qui ne s'accorde avec les témoignages des

..gniod .yGoOgk'

DS L'ADTBBNTICUi BE L'OMOMII. — CHj^. ft. M

cemmentateurs^qui tous attesteot que les ouvrages f Aristotc étvent dans la bibliothèque d'Alexandrie ', et avec le témoignage de Cicéron *, affirmant que de boa temps, cas ouvrages sont peu familiers mèoie aux philosophes de professÎMi.

Du» cettehypothèse, quia pour die les textes de FantJqBÎté et sa simplicité même, on peut, il est vrai, se demander encore ce que sont devenus les autO' graphes d'Artstote:d'abord cette questionn'ensubaste pas moins, si l'on suppose qu'Andronicus les pHsédaitfcav alors qu'en a-t-il fiait, et quel ena été le deetia après I ui ? m ais ce sou t là des difficul tés qu'on ledonne gratuitement. Rien n'indique que Théo- [ibraste, et l'on peut ajouter Ârislote, au moment desa noort, les possédât. Aujourd'hui même, où les moyens matériels de l'écriture sont si perfeo tioDoés, f|ueè est l'auteur, surtovit quand il a été E6cond, qui pourrait transmettre à ses héritiCTS une collection complète des manuscrits de tous Ksbavrages? Certes, les autc^^raphes d'Aristote «usent été un monument de la plus haute importance : les philologues ont eu grande raison de t'es enquérir; mais il est k craindre que leur ima* gination, bien plus que leur exactitude, ait été W jeu. Les autographes d'Arislote n'ont sans doute jamais existé , dans l'état où on le supgpse f peutêtre Aristote, comme semble l'indiquer la

Page 1