I . Toii pliu hiat , p. 4 1 et 6S
1. TMmiiliii.,Pir.p.io pMl. iDaljt. i5î4. f" a, tw», i h fi», f 3,rï«o, t° i,<r{no,»Ttitbat.
3. Jein de Sâli.biirj, Ur. 3 . ch. 4 , Melilogicw, tuii, iSio. 4- Vi^p1ii«liiDt,p,8t.
406 pRoniiBS partIb.
l'Analyse c'est la résolution du Syllogisme dans ses diverses figures , c'est la décomposition régulière et scientifique de ce tout qu'on appelle Syllogisme, et qui renferme en soi des parties, ou pour mieux dire, des espèces diverses, que cette décomposition découvre et expose une à une. Il convient certainement de s'en tenir à cette explication qui parait aussi juste que simple, et qui a de plus le mérite d'appartenir au maître. Les coia<mentateurs auraient peut-être dû se contenter de celle^à , et Qe point en aller chercher d'autres qui sontbeaucoupmoinsnaturelleset beaucoup moins aristotéliques.
Le second passage où se rencontre le fermé d'ftvoXuot; est moins positif que le précédent , et ce terme semble y avoir le sens étendu que nous prétons aujourd'hui au mot Analytiques. Mais cette signification n'est point très évidente , et l'on peut s'étonner que les Derniers Analytique portent un litre qui est loin de convenir à ce qu'ils renfermj^nt. Il aurait mieux valu leur laisser celui de:mpî.àitoÂEÎ^E<aç, dont parlent Galien ^Thénûstius , et qui parait en effet avoir été celui que leur donnait l'auteur lui-même. C'est donc, on peut dire, par un abus de mot que les Derniers Analytiques ont reçu ce nom; mais c'était sans doute aussi pour indiquer d'une manière formelle la liaison du sujet qu'ils traitent au sujet de l'ouvrage précédent. Ainsi le titre de Derniers Analytiques paraît en soi peu justiâidile. £a outre, il
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oS l'àDTBENTICITIË de t'OBGANON. — CHAP. X. 107
est douAeux qu'aucune des citations des Analytiques ' , faites dans Aristote même, se rapportent aux Derniers « et l'oA pourrait croire qu'elles ne concernent que les Premiers. Ce qui peut expliquer en partie l'erreur commise , comme on l'a vu, sa temps de Galien ', c'est que les Premiers Analytiques renferment dans le second livre des génô^ités sur ta théorie de la démotisuatkm, sajet spécial des Derniers Analytiques. Ce point de ressemblance aura certaineuient décidé 1» commentateurs.
Alexandre d'Aphrodise, qui n'hésite point, comme Galien, à recevoir le titre d'cêva>.uTutà, et qui ne paraît point en connaître d'autre, explique fort dairement les mots de premiers et de derniers (icjXïTEpa xal Ciçîpa. ) Selon lui ils se rapportent à la diiférence même des sujets traités dans les deux ouvrages. Le syllogisme précède la démonstratioo; et voilà pourquoi le traité qui en expose tes règles porte te nom de jrportf a, tandis que celui <{iii s'adresse à ta démonstration reçoit le nom deûçcpo. (Alexandre, Commentaires sur les Premiers Analytiques , f" 5 , 6. ) Alexandre explique bit bien encore comment le titre d'Analytiques convient aux premiers puisqu'ils renferment la réso^tion , Vév£kitm4 des syllogismes dans leurs di-