Hidielal, Ejoatea delà lUt^h]rNq«e , page* 100, a>7, kSj
DyGoogle
DE L'AUTBEHTICnni Dl L'OSeAKOH. — CHAP. U. 11K
doubles citations, de l'un à l'autre. Cette hypothèse est <%rtainem»it ingénieuse ; mais sur qudle bue solide s'appuie-t«l1e? n'a-t-elle pas l'inconré» nient de transporter, dans les procédés de composition des anciens , des idées beaucoup trop mo* dénies? et en admettant que ce procédé ait été une fois employé peut-être, pour la Métaphysique par exemple, en pourrait-on conclure qu'il l'a été habituellement et pour tous les autres ouvrages d'Aristote? En outre, cette hypothèse tientelle suffisamment compte de l'intervention- des commentateurs , si autfaentiquement attestée ?
Suivant M. Michdet et quelques philologues allemands, Àristote n'aurait point composé d'm seul jet la plupart de ses grands ouvrages. U ne les aurait faits ou publiés que par petits traités sép*rés, d'abord donnés un à un , et réunis ensuite en corps d'ouvrages. Cette hypothèse semble avoir été surtout provoquée par le catalt^ue de Diogène Laërce, et par le besoin d'expliquer cette foafe de titres qu'on y trouve , et avec lesquels il est pos* sible de reconstituer, jusqu'à un certain point, quelques-unes des grandes compositions aristotéliques, dans l'état où elles sont venues jusqu'à Dous. On suppose alors que Diogène avait les petits traités séparés, tels queles'pubhait Aristote { mais ceci même ne s'accorde point avec l'hypothèse qui attribue au Stagirite ' une au moins des
I, lUehelal, Extmni de u MsUphf 1. , p. *37. ' > /;
DyGoogle
tH PUattÈAt PARTIR.
éditions complètes de la Métaphysique. On a déjà Ëiit voir plus haut avec quelle défiance il ^lait employer le catalogue de Diogène ' , et l'on peut ajouter ici qu'il ne nomme pas la Métaphysique, bien que, de son temps, elle eût été déjà commentée, comme ouvrage complet, par Alexandre d'Aphrodûe, et un siècle et demi auparavant, par Nicolas de Damas *.
Pour rOrganon, tel qu'il se présente dansEMogèoe et ses imitateurs , les diiEcultés ne sont pas moins grandes. Le catalogue de Diogène, qui est la source de celui de l'Anonyme et de celui des Arabes ^ , présente quarante-deux titres qu*on peut rappoi^ter à la logique. On a déjà vu comment quelques-uns d'entre eux se rapprochaient ou s'éloignaient des nôtres. Une observation déjà inrésentée et qu'il ne faut point ici négliger, c'est que, dans cette nomenclature, Diogèneoublie des noms qu'il a précédemment indiqués dans le cours de sa discussion , et qui auraient certainement dû trouver place dans sa longue liste^ qui semble viser à être complète. Ainsi on n'y retrouve plus ni les Topiques,^ ni les Réfutatious des sophistes, nommés pourtant quelques pages plus haut
Une autre observation importante, c'est que Otogène n'a pas , selon toute apparence , éntunéré