Bdil. deBekkirtp. 433, i, i m
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DE l'ACTBERnCHé 01 t'a— *flDS. — CHAP. U. it
f Ariltote préseatmt le i&ot d'Ôp-pvw ^qr ub e«bb qui, bien que fort éloigné, tient cependant pliw que les précédents à celui que depuis on lui a donné. Le premier «t le sMHn» foraiel de ces pas- Mges est au 8' Inre de» Topiqnes (ch. i4r p- <^^ b, 1 1 ). V C'est un utile secours (où ^ux^ jfjwrav] « pour la science et la réflexion vrâinmit phîk>> «sophiquesquedepouvoir discerner, nirje-champ «oa parla méditation, lepour et lecontradechaquc «qBe9tiott.Dl£ second passée, un peu plus précit, nt au premier Kvre des Topiques { ch. 1 3, p. loS, a, 91 ). «Les moyens (t« Sffpnu) de nous proeiH-w
■ des syllogisnoes et des induction» sont au Dombre
■ de quatre: le premier, de choisir des proposi- ( lions, etc. » Ainsi ^aum dans cet deux passages B'a pas un sens bien spécial ; c'est toujours à peu près )a signification habituelle, appliquée seulO" ment à la dialectique.
Tons ces passages sont, connw Von voit, foK pen eonduants , et ne se rattachent que de bien lois k l'acception nouvelle qu'a reçue le mot ôfymvt. On ^it donc regarder comme un point inconte»table qa'Aristole ne s'en est jamais servi. Déji phisimrs commentaleurs l'avaient reconnu, «t pouro'en citer qu'un seul, Hildenius ', dans ses questions sur l'Organon, a établi que ce mot s'appartenait si à Âristote ni à ses s)iccessem*s,
1. Hilden. QoxatiaDiiiBinOrgiiioiiATiit.paMpthiu. B«aliiii,i586, ÎK., i*ta le ohiqiîlMi Da InHqptûna liltr. orgNûc.
H ■ ■ PUDOitU FiaTB.
mais qa'il avait été créé beaucoup fJus tard, recentiorum bono consilio.
Mélanchthon, dons sa Dialectique, et au chapitre intitulé: DialecUces qf)ficia,tistiAi\t ceoive^ sans discuter d'aUleurs cette question , que le mot d*<^^noa vient d'Aiistote lui-même :« Organi noie men fecit (dit-il) quodesset omnibus de rébus rite aetordinedicendi instrumentum.» Cette opinion, très vaguement exprimée, n'aurait point mérité d'être relevée si elle Devenait d'un persorajiage aussi important que Mélanchthon ', dont-Vinfluence a été considérable dans les écoles protestantes, et qui tient une grande place dans l'histoire du péripatétîsme. Cette assertion de Mélanchthon a d^uis été souvent répétée sur sa parole. - On a pensé aussi que ce mot d'Organon, s'il n'appartenait pas à Aristote et à ses nremiers successeurs , remontait au moins jusqu'à Andronicus de Rhodes. Cette conjecture déjà émise par J. Leroux ' (Rubus), semble avoir été adoptée par M. Michelet, dans son Mémoire sur la Métaphysique 3 ; mais M. Michèlet s'occupe plutôt de la division &ite par Andronicus dans les ouvrages d'Aristote que du mot même d'Organon. Lucius 4
t. Voir U troiiUme plrtÏB de m MJmoIr», dup. ii.
>. Aibtol. Otginon, interprate J. Robo HaniKmio, i564, itt-i.,
3, Mlchetet , Examen criti^ne de U Métiphyi., p, i;, Flril, lS3S, diei MercUflin.
II. Ariu. Oifinon illtutnt. i Lacio. BHe, ifiigt bt-i., p.' !•
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DK L'ADTHSmiClrt DK L'OBOASON. — CHAP. 11. fî
qui a fait un commentaire dei> plus completB aiïr la logique , s'est contenté de rapporter, d'une manière générale, ce mot d'Oi^anon aux péripatéticieuB. Rien ne prouve directement qu'il victUM d'Andronicus : et quant à Tassertion de Lucius, eSie est vraie, mais elle est trop peu précise.
On peut affirmer que le mot A'Sfymm pria dans le sens particulier où nous le comprenons aujoui^ d'hui, ne se trouve point dans les interprètes grecs : il serait impossible de le rencontrer ni dans Alexandre, ni dans Âmmonius, ni dans Kmplicius, oi dans Pfailopoa, ni dans aucun autre. Jusqu'au temps de Psellus, de Grégoire Anépo-, nyme , de Nîcépliore Blemmidas , la logique d'Aristote est toujours appelée ii "harfxxii, ii'ko^txh imç-^fai, i t^ixh npoYiumia : jamais elle n'est nommée &ffa.wv.
U ne &ut pas nier cependant que ce mot appartienne à l'école péripatéticienne. L'une» des questions les plus controversées parmi les interprètes, et l'une de celles qu'ils traitent toujours en première ligne, c'est de savoir si la logique^ est uœ partie réelle , (i^po(, de la philosophie, «u si elle ea est seulement rinstrumeut, opyonov. Les stiûciens avaient adopté la première opinion ; les péripatéticiens la seconde ; et tes partisans de l'Académie, dès long-temps fidèles à l'esprit d'éclectisme, qui plus tard devint leur caractère particulier, reconnaissaient dans la logique une partie à la fois et un instrument de la philosophie, selon qu'on l'étu-
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(Hait en {dlMaéme ou qu'on l'appliquait. On peut ^K>ir &u début des oommentairea d'Alexandre, P i (Floreooe, iSAO^et de Piiiloçon, P* 4 recto et Tcarto (Venise, i536),iurles Premier» Analytiques, cette question longuement débattue. Diogène Laërce ', liv. 5, section a8, dit, en parlant de l'irasortaiM» qu'Aristote sut donner à la logique, qu'il es fit un instrument précis et acéré, SfffvM» caoamtêu{i£MQv^ et Hésychius l'a répété après lui.
DaiM les classifications abrégées qu'Anuno* niua ' el StmpUciua ^ doimMit de tous les onvragn d'Ânstote, as font l'un et l'antre une s^e spépaW des ouvi^ges de logique qu'ils appellent i/Tfon i ôp^avuuL On peut voir ces deux classificatîooft rapprodiées et mises «1 tableau, mais à autre intention, dans les AristoteliadeM.Stakr4. On peut ajouter à ces deux premières celle de David l'A?ménien, qui y e$t presque en tout conforme ^. David ^it oontemporaia des deux autres commentateurs. Il est ici un peu plus poskif , et U dit que les ouvrages d'AristoIe se partagent, couma la ' i^osophie mjme, en théorique et pratique, mais que de pliiM il' faut y ajouter i)ne troisième; divisioD', celle dai^Xt^uiâv 4| ép-j-mucôv.
Tout yorte- Ji «roire que ces. olassiCcfltions, si