I. Bîog'. Laërce, édit. dg Mcugc-Meibomiiu. Aoutcrd
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». Anno^inp ip cuffar., p. », B, aldin adî^, i5t*. 3. Siraplicini in ut^or., p. i , B, Iiingr, edi^, i5Si. '4. Stabr. Âristot. Tom. x, p. iS4 el siuT. Hille, iBli.
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parfaîtettient seâtblablea dans les inCerpritn de Ja fin du ciiiquièine siècle et du oomnienoemeBt du stxièttie, ne leur ap|>attieiiiient pas; elles doiveiU remonter, selon toute apparence, jusqu'à Attdro* biens de Rhoded, oa au moins jasqu'à Adraste d'AphrOdiae, qui, cqmme on sait) aroit Sait ub Km snr l'ordre des livres d'Arlstote', icspl t^/mt têt 'A.çiçr3T. «vyYpaitjucTow ; oes classificatiODS ao* qoièrentpar là d'autant plus d'importance. Quoi qa'il en puisse être, un fait constant, c'est que, dés le commencement du sixième siècle , la togiqve ftait appelée dans VéctAe péripatéticienne -ri àf Tovixiv ((îipoî) de la philosophie aristotélique. Ëufiq Qn passage d'Ammonius, plus formel qn'auoun des préoédents , prouve qu'à cette époque déjit la mot d^rgânon était près de recevoir la significat tioD toute spéieiale que nous lui attadiona anjonri-
* Boentaire sur l'In*
le oe< ouvrage»
«t compris dans r^t pas, d'après [jUe le mot: wul lors adopté pour le d'Arislote ; et inentateurs latins 1 devint habitnd.
, sorti d'un? di»-
cusaion purement pfail<>sO[^iîque^ il reçut [dus tard une acception particulière, toute confonne à. la solution péripatéticienne sur le rôle de la logique en philosophie.
L'usage du mot Ot^anon étant ainsi rapporté à sa source , il reste à savoir quelle valeur précise it convient d'y attacher. Ôfymvi en grec ne signifie absolument qu'instrument : mais qu'entendiroit par là les interprètes grecs en général, et à leur suite les commentateurs latins? D'après les passages cités plus haut d'Alexandre d'Apbrodise, d'Ammonius, de Simplicius, de David, de Philopou, il ressort évidemment que la logique a été consid^e par eux comme l'instrument spécial de la philosophie, c'est-à-dire comme l'art de parvenir méthodiquement à la science et à la vérité '. David l'Àrméuien se sert même, pour rendre cette pensée , d'une assez belle comparaison. Après avoir dit que la philosophie repose sur cinq bases fondamentales, la logique, la morale, la physique, les mathématiques et la théologie, il ajoute : a La m philosophie d'Aristote représente ce temple sacré « dans toute son étendue, et la logique, comme un K murinexpugnable^ garde les saintes spéculations « qu'il renferme. > Ailleurs , pour prouver qu'il convient de commencer l'étude ' d'AJistote par la logique, il compare le syllogisme à un van qui repousserait le mal et conserverait le bien , c'ëst-à-
I. PttAif, uz oUg.. <^. 5. Hiniucr. igjg. 3. Dttid. dk 3. Ibitt.
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dire qui, dans l'ordre intellectuel, nous garantirait des pensées fausses , et dans la pratique, des actions mauvaises. Cette opinion de David, qui assigne i la logique un but tout pratique, a été généralement partagée par les commentateurs ; et cette fausse direction a certainement eu une grande et fâcheuse influence sur les développements de la science.
Au seizième siècle, Tenlhousiasme des péripaté< ticiens, accru sans doute par les attaques même dont leur maître était l'objet, alla si loin qu'il les amena à soutenir que non-seulement le syllogisme était la forme de la science, mais qu'il en était même le moyen unique. H est difficile de se faire une idée juste de toutes les louanges folles dont rOi^an<m ainsi considéré fut l'objet La préface que le vieux traducteur français Canaye, sieur des Fresnes, a mise en tête de son ouvrage^ est fort curieuse à cet égard. « L'Oigne ' , comme il « l'appelle en s'excusent toutefois d'employer des a mots inusités etsemi-barbares; l'Organe est pour « lui le premier des livres humains , parce que « c'est le seul instrument par lequel nous apprott chons, dès cette vie, au plus près, de ce divin « degré de cognoissance parfaite dont nous jouî- «c rons en la vie étemelle.» Ailleurs, l'Organe « est K un glaive devant lequel nulle fausseté ne peut
I, L'Orgue, oanartmiiiMit dailUcoan,priGUédarOi(t»*d'Ariitotc, piT Oiuje, àrâc <Im Fr«iici,Piiii 1S89, ia-folio, •> n
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it itdwistar. C'est avec cet instrument qu'on dïsm cerne le vrai et le &ux en toutes choses. » ■ Cet éloge outré de l'Organon était répété de ■ùlle manières dans les écoles, dans les commea* tnr«s , dans les lexiques. Aussi, lorsque Bacon et; G^assendi , et surtout Locke , repoussèrent cet emploi du syllogisme comme uoe absurdité, avaient* ils parfoitement raison; mais ils eurent tort de «i|^K«er que réelleoifint on en eût iait jamais uq pareil usage ; la chose était impossible , et les lo* gioienft mémcsi qui le préconisaient avec tant d'ar> dMHT, ne t'avaient jamais adopté et appliqué. H BtiâÎ6»t de jeter les yeux sur les oeuvra du Stagîhte pour se convaincre que cette prétendue métbode n'était qu'un rêve de quelques esprits &ux ck FËccdCf qui ne méritaient certainement pas qu'on les piît au sérieux. IVIais cette importance Mtribuée à l'Organon, qui en avait une toute diffisrente , eut des suites funestes : c'est certainement elle qui a fait si long-temps regarder lu logique comme un art d'application; et tel était alors le pftjugé génémt, que les réformateura et les adver<« flaires les plus aagaces du péripatétisme durent le bubir;CampaDeIla ',parexemple, appelle toujours la lo^que l'instrument du sage, l'art qui le diiige dam ks op^atioDi da son âme.
Cette question, du reste, est de la plus grande importance puisqu*elle touche à la nature même