‹ De la logique d'Aristote (volume 5)Chapitre 74 sur 83 · I. Y<^p1inblBl'nu1yiediieh. tS, Bv. i*'dei Don. AiuTyl. et · texte numérisé non relu

I. Y<^p1inblBl'nu1yiediieh. tS, Bv. i*'dei Don. AiuTyl. et

STS Diuxdtui pum. — ■ «enoii I.

même si^ au lieu d'an seul cas pareil, il y en avait plusieurs. Ainsi l'Exemple n'est aucunement comme la partie an tout, ni le tout à la partie; mais, dans le rapport de la partie à k partie, et c'est ce qui le distingue du syllogisme. U ne di&ière pas moins de l'induction , qui, en partant de toui les individus, démontre que le grand extrême est au moyen , et ne lie pas la conclusion à l'extrême : l'Exemple au contraire le lie ; mais il ne part pas de tous les individus (oùx cÇ ivéïTm), il part de ^elques-uns ou même d'un seul.

Cbi. a5, 69, a, 20. L'Abduction est le syllc^sme où la majeure est évidente, mais où la mineure a besoin d'être prouvée (âStikm). On s'écarte alors de la conclusion principale pour prouver cette mineure. Du reste, cette mineure peut être aussi probable, ou plus probable même, que la conclu» sion (ô[jLOL(a; niçâv ^ |jl«U.ov TOiï m^Titfiafta'nç')^ elle peut , en outre, avoir un moins grand nombre de moyens qu'elle : alors elle est plus fadle à proaver, et l'on est plus près de la savoir (x«d yàp qStuc

Ch. a6, 69, a, 37. L'Instance 4a objection (jhr<unï, instantia) est une propositi<Mi conlraire à ime autre proposition. Elle diffère de la proposa tion, en ce que , dans un syllogisme imiversel , eUe peut être patticulière, et que la proposition ne saurait y être qu'universelle. Elle n'a lieu que dans deux figures, la première et la troisième, parce que c'est seulement dans ces deux-là, qu'il y a des

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ANALYSE DIS PKBH. AKAtVT. — LIV. II. CHAP. IV. S73

conclusions opposées (69, b, 4)- On a tu en effet plus haut (^Voir page 337), que ta seconde figure (69, b, 32) ne renfermait que des conclusions particulières affirmatives ou négatives.

Ch. 37, 70, a, 3. Reste enfin r£nthyméme',qui estle syllo^sme tiré du vraisemblable, ou du signe. Le vraisemblable {Hxoç ), c'est ce qu'on sait être ou n'être pas , arriver ou ne pas arriver, le pins ordinait-ement (ôi; im t^ inKù) ; le signe est une proposition démonstrative , nécessaire ou fu-obable : en effet , ce qui a été précédé ou suivi d'une cbose, peut être regardé comme le signe de cette chose, qui a été ou qui est. Le signe qui sert à fonder l'Enthymême peut avoir trois positions (70, a, la), comme le moyen dans les trois figures. Ainsi, on prouve par la première figure, que telle femme est grosse parce qu'elle a du lait savoir du lait, est ici le moyen , et c'est aussi le signe. De même , on prouve, par la troisième, que les i^iilpsophes sont vertueux, car Pittacas est vertueux. Philosophes représenté par A, vertueux par B, et Pittacus par F; comme A et B pourront être attribués à r, c'est la dernière figure. On peut prouver par la seconde figure qu'une femme est grosse parce qu'elle est pâle ; car être pâle est à toutes les femmes grosses, et celle-ci. est pâle. Le moyen est attribut dans les deux propositions. Pâle représenté par A, être grosse par B, femme par r.

t . Ariitole prend ici le mot d'Enthyntéme diui an Kiu apccîil <t qui ne répond pai cnlièreinciil à celui ijn'oa lui donne mainteainl. 1. 18

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374 DIDXifcial BAKHS, ~- sicnoN I.

Quand ou ne met k l'Ënlhyméme qu'qnesenle proposition, c'est toujours le ligrie qu'on prend , f|U9ndon y met les deux propositions , c'est une sorte de syllogisme complet. On l'établirait ainsi : fit^cus est ambitieux i les ambitieux sont générât : FtttacuB est donc g^iéreux. Ou bien : Pitta-* 9119 est plûlosopbe ; il est bumaio : donc les pbilowpheA sont bu mains. Il iaut remarquer que L'ËBtbymême de la première figure est irrtfutabte quand il 6st vrai, car il est général (àSiuTOt, xnQjXou yif ifif) ; celui de la dernière est facilement réfii* table, bien que la conclusion soit Traie, parc4 qu'il n'est pas général, ou ne s'adresse pas directement^ la chose en qiiestiôn(où xpâ$ ThitçSyfui); ea t^eif parcequepitlacus est vertueux, il ne s'ensuit pasque tous les philosophes soient vertueux. Ceint de la seconde figure est toujours réfiitable : il n'y a pas là de vrai syllogisme; car si les femmes grosses sont pâles , et que cette femme soit pâlfî, il ne s'ensuit pas nécessairement qu'elle soit grosse. Le vrai peut donc appartenir au signe, dans tous les sens qu'on Tient de dire, mais aussi, avec les difEérences qu'on vient d'indiquer.

Une conséquence fort importante de ceci, c'est que le signe peut servir à connaître la nature propredes choses {ifiiavrftiafj.wtvt), si l'on accorde que. l'âme et le corps éprouvent des modifications simultanées, par suite de toutes les impressions physiques. Ainsi , supposons qu'un genre d'êtres ait un? qualité qui lui soit propre (i^îf), par

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ANALYSE DBS raBH. «JTALIT. — LIT. tl. CHAP. IV. 275

exemple : le courage aiix lions ; nécessairement ils auront un^eigne extérieur de cette qttalité, et ce sera, je suppose, d'avoir de fortes extrémités ((u^tK^ix JxfuTTi^uc). On pourra donc connaître le courage des êtres par cette puissan ce des extrémités : mais il faudrait admettre que cette qualité et ce signe seraient uniques, la qualité unique étant représentée par signe unique, et réciproquement; on pourrait juger alors par ce signe du courage de l'homme, ou de tel autre animal. Il serait possible de construire le syllogisme physiognomonique dans la première figure , eu admettant que le moyeu est réciproque au majeur, et qu'il est plus étendu que le mineur (toÙ 5è Tpî-rou ûieapTsîv«v). Ainsi , courage représenté par A , avoir de puissantes extrémités par B, et lion par r. B est bien à tout ce à quoi est r ; mais il est aussi à d'autres êtres : mais A est à tout ce à quoi est B, et non à d'autres : il lui est réciproque (àvnrp^Çii) : sinon , un signe tmique ne représenterait plus ime qualité unique.

Cette observation ingénieuse par laquelle se termine le second livre des Premiers Analytiques , aurait peut-être mérité de la part d'Aristqte.un plus long développement. Le philosophe alors aurait été conduit à nous exposer la théorie de robservatîon en histoire naturelle, la théorie de l'étudedela nature, dont il a donné lui-même une si magnifique application dans l'Histoire des animaux , et dans ses autres traités sur leur Généra-

27ft ' DEUX 1 km PAIITIE. —SECTION' I.

tion, stir leur Mouvement, etc. Mais ce n'était point ici le lieu, et il lui n suffi d'itidiquer le lien qui unit l'Enthyméme et le syllogisme k la connaissance habituelle et vulgaire des phénomènes physiques.

Avec le second livre des Premiers Analytiques, se termine la théorie complète du syllogisme. Pour la résumer, on peut dire qu'Aristote l'a traitée, dans toutes ses parties, avec une sagacité, une profondeur, dont rien depuis n'a reproduit l'exemple. 11 a considéré le syllogisme dans ses éléments simples et ses éléments composés, propositions absolues et propositions modales : il J'a considéré dans sa partie essentielle, le moyen, et il a tracé la méthode des rapports du moyen à l'un et l'autre extrême : il a montré comment oti pouvait dégager, des raisonnements ordinaires, les éléments du syllo^sme régulier, et tes discerner les uns des autres. Il a montré ensuite, quelles étaient les propriétés du syllogisme, relativement à la vérité de la conclusion : quels en étaient les défauts; et enfin, pour compléter le système, il a parcouru les formes diverses de raisonnements autres que le syllogisme, et il a prouvé que toutes s'y rattacha'ie'nt sans aucune exception.

AHâLTSS I^ DEUi. .UIALVI. — tlV. J. CHAP, T. 277-

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