CHAPITRE SIXIEME
Aqtlyie 4« Topiqiw-
Un intérêt tout particulier, quoique secondaire, ' doit «'attacher aux Topiques. Depuis Aristote, ce »t)j«t n éié presque entièrein^nt atsandonoét et de )>qs jpurit il l'est cop^plètemept. La Topique ne fjiit plus p^ip de )a logiqpe : ^Ue a été comprise dans la rhétorique; il importe cepepdant de distinguer les lieux commuai de logique des lieuv copitnuns de rhétoriqge. C'estàCjcéroQ le premier qfi'il faut PO attrilitier la confusioa. Il ne considère que sous le point de vue oratoire les Topiques .d'Arislote, 4aps l'abrégé qu'il en fit pqiir Tréh^tius. Aujourd'hui, le mq\ même deTopiqueapour nous quelque ctio$e d'étrange, et ne réveille pas upe idée parfaitpBieDt ijette. Oq essaiera pli^ loin de la préciser cjavanfage | mais auparavant, il convient d'exposer l'ouvrage d'Arislote; et le résumé qn'oD en fer^ ensuite p'en sera ff^^ pllfS clftir et ^q« ^cile à çpmprendre.
Four cette seconde partie de ['Qrgwfmi de
DyGoogle
S53 MDllklII PABTIt. — 8ECTIOII' t.
longs développements sont beaucoup moins nécessaires; il ne- s'agit plus ici des principes de la conoaissance et de la vérité ; il ne s'agit guère que des procédés et des finesses que doit employa une discussion habile, tout en restant loyale. Dans le traité qui suivra celui-ci, dans les Réfutations des sopliistes, Aristote étudiera les procédés et les ruses blâmables d'une discussion qui tend des pièges à l'interlocuteur. La matière, comme on voit, n'est pas sans importance; mais elle ne peut entrer en comparaison avec les recherches anté • rieures.
On a déjà fait remarquer plus haut que les Topiques, séparés en huit livres, parles éditeurs grecs [^Voirplushaut, page is3), paraissent cependant former un ensemble, conçu sans aucune division dans la pensée de l'auteur. Quoi qu'il en soit , on suivra, pour l'analyse qri'on en doit fûre ici , cette division vulgairement reçue , et qui parait remonter jusqu'au temps d'Andronicus de Rhodes.
Sous le rapport du sujet lui-même , les commentateurs ont partagé les huit livres en deux sections , dont l'une , composée des sept premiers, est consacrée tout entière à l'étude desTopiquej (YvSiait); et dont l'autre, qui ne renferme que le huitième livre, s'occupe de l'application de cette étude, de la pratique proprement dite (irpàÇiç). Cette division est parfaitement juste; il convient de la conserver.
DyGoogle
151UB un TWigm. — Liv. i. cbap. ti. 395