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4. UtrAme.liv. 1, rb. 8,4^3, a, ii. — ffrV/., oh. 6,43o,Ii,t.
THEORIE DE LA CONNAllSANCE. — CUAP. IX. 5
« à ces premières substances , supérieures et dia vines, nous avons bien moins de secours pour « les connaître; car les sens nous fournissent peu « de moyens assurés de les étudier, sur les points « méoie où nous voudrions surtout les savoir. « Nous avons au contraire bien plus de ressources «pour les substances périssables , animaux ou c plantes, qui vivent en quelque sorte avec nous, c Quant à celles-là, ne faut qu'un travail convena- « blement dirigé pour découvrir beaucoup delei\rs «t secrets. Toutefois, chacune de ces études a son » channe particulier. Ainsi , pour les choses su- « prémes, quelque peu qu'on les touche, on y « trouve, par leur simplicité même, plus de bon^ «beur que dans la connaissance de tout ce qui « nous entoure. C'est ainsi que pour les amants , « entrevoir un instant l'objet aimé, ou quelque fli>chose qui lui appartienne, vaut mieux que d'ob-- « server en détail les plus nombreux et les plus « riches objets. Pour les choses vulgaires, précisé- « ment parce que nous les connaissons plus et c mieux , la science elle-même acquiert plus «d'importance; précisément parce qu'elles-sont «plus proches de nous, et naturellement plus a familières, elles participent en quelque chose à .« cette haute philosophie qui contemple les objets a divins. C'est que, dans les choses que nos sens ne ce sauraient atteindre directement, la nature, qui tf les a faites, n'en a pas Ynoins attaché à leur con-* «r templation d'ineffables jouissances pour les vrais
€ UgMJX^ME PASHE. — SECTION H.
c philosophes qui peuvent s'élever jusqu'à la con- « naissance des causes et des principes '.
L'instrument par lequel Thomnie peut acquérir la vérité, c'est son intelligence, son âme '; il lui a même été donné de pouvoir connaître et étudier cet instrument. Cette connaissance de l'âme, cette étude de l'intelligence, est en même temps l'un des moyens les plus puissants de connaître la vérité en général ^; et spécialement , la vérité relative aux lois de la nature.
On doit remarquer ici la haute importance que donne Aristote à l'étude régulière et scientifique de rame, étude que de nos jours on a crue trop facilement toute nouvelle : c'est le Stagirite qui en a posé les premières bases. La psychologie, que le dix-huitième siècle pensait créer sur les pas de Locke et de Condillac, avait été dès long- temps commencée , je ne dis pas seulement dans l'écule de Platon, où elle peut paraître obscure et enveloppée, mais dans celle d'Aristote, qui dcmna lui-même l'exemple de recherches sagaces et profondes.
Qu'est-ce donc que l'âme qui met l'homme en rapport avec Tobjet suprême de sa nature, avec la vérité? C'est, répond Aristote, en s'attachant à faire comprendre toute la gravité de la question ,
I. Des Part, des Anim. , tiv. x , ch. 5 , 644 , b, aa. •• Pnilil., lif. SOf p. 955, b, iS.