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THÉOaiE DI LA CONM AI8SANCE. •«- CHAP. IX. 7
c^est la substance raisonnable ' , c'est ce qui nous iait vivre, sentir et penser ^ : et comme c'est par
.elle que nous connaissons et ce qui tombe sous pos sens ^ et ce qui tombe sous Tentendement , il
. » ensuit que lame est , en quelque sorte, Tunivers entier.
Cest surtout Tâme pensante qu'étudie la philo-
.sophie. Si la physique s'occupait de cette âme,
.comme elle s'occupe de celle qui fait vivre les êtres, elle absorberait la philosophie entière ^ : elle serait toute la philosophie.
L'âme , considérée eti tant qu'elle pense , c'est le voOç, l'entendement. Cette faculté de l'homme n'a pas toujours été connue, même par les plus illustres philosophes. C'est Anaxagore qui le pre-
.snier ^ en a su démêler la nature et l'importance suprême. C'est lui qui, le premier, a essayé de faire comprendre combien l'entendement diffère de tous les êtres que nous connaissons, et avec lesquels il n'a rien absolument de commun. Ce
.qui le distingue surtout, et Anaxagore l'a biëh reconnu, c'est qu'il est pour lui-même la source de sa propre activité ^.
t. De PAme , Ht. a, ch. x , 41a, b, xo, a. Ibid. , i</. ch. a , 414 , a , la.