Phys., liv. S^cb.'S, a56, b, a
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de Tentendement, des idées dès long*temp9 évanouies. Au contraire y la pensée que la sensation nous donne (^o^a)% ne dépend pas de nous; nous la subissons y nous ne la faisons pas.
C'est cette application de la volonté que Fénelon, sur les pas d'Aristote, appelle la parole intérieure de rame : a Voilà sans doute , 9 s'écrie Tévéque chrétien, en termes péripatétiques ' , « voilà sans doute la puissance la plus simple et a la plus efficace que Ton puisse concevoir ; il n'y « en a aucun autre exemple dans tous les êtres « que nous connaissons (ov&àv où^evl xoivov)... Elle ce crée comme Dieu, quand il dit: que la lumière « soit. »
Chose merveilleuse! l'esprit, quand il pense, et dans l'acte de sa pensée ^ , arrive à se penser lui-même. Au moment où cet acte s'accomplit, la pensée et la chose qu'elle pense ( to voo\i[t8vov ) , en tant qu'elle tombe sous la pensée , s'identifient. La pensée devient pensée, sous l'impression des objets du dehors et des objets propres de l'entendement;
z. De l'Ame, Ht. 3, ch. 3, 427 , b. 17.
a. Fénelon , Exbtence de Dieo , page So.
3. Il Ciit diflicile de ponvoir ici bien (aire comprendre U peos^ d'Aristote. Notre langae ne se prête pas anx rapports qu'établit le philosophe grec entre vodtov et vou; ; voyitcv repréNcnierait à pea prèa ce qae la philosophie allemande appelle nuamène ; mais jt n'ai paa cm deToir adopter ici ce mot , précisément k cause de sa forme grecque. On anrait pu trop aisément le croire anstoiétiqae Ce n>st pas do reat* qu'Anatole ne remploie aussi une fois on deuxi et notamment, Méiaphyii Uwk >x* ch. 9 1075, 3.
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et la chose pensée ne se distingue plus de la pensée '. La pensée nest réellement que les pensées.
Dans cet acte de la pensée, si subtil, si délicat, il difficilement saisissable à notre intelligence, on peut concevoir que Tentendement considère , pour se servir ici d'une comparaison imparfaite, des images, venant aussi bien des choses de Tentendement lui-même que des choses du dehors. Cest ce qu'on peut appeler <pavTa9(Jia, Beciputiiia. Sans ces images de Tentendement , il n'y a pas de pensée possible ^ : elles sont pour Tâme pensante, ce que les sensations sont à Tâme sensible. Il ne faut pas, du reste, confondre ces <pavTaa[iaTx et les cixoveç. Le favTa<Tp.a, le voyitov, dans sa forme la plus générale, est ce qui se rapporte à l'entendement : l'image, au contraire, l'eixc&v proprement dit, est le V01QT0V relativement à l'objet, qui reste étranger au f àvTaa(i.a lui-même ^.
C'est là ce qui fait qu'on peut dire de la mémoire, qu'elle est la possession de l'image"^, la faculté de la retenir ( î^iç 9o(vTa9(jLaToç ).
I. Mf t. , 11%'. 1 1 , cb, 7 , 107a , b , ao. — ibid, , ch. 9, 1074 % b, i6. — 1075 , a , 10. — De TAme, liv. i, cb. 3 , 407, a, 7.
9. De laMrm. ,liT. i , 449, b, 3i. — DeTAme, liv. 3, cb. 7, 43t, a, 14. — Et « b. 8 , 43a , a , ro.
3. Cette différence da çoivrao^uft et de Ttùe^v n>st pas tellement bien trancbée dans Aristote , qn'il ne les prenne parfois Tan poor Paatre; mais le sens qne Ton a indiqué est le pi os ordinaire. Voir entre antres pas- Mges : De laMcm. ,cb. i. 45x ,a, 7.