ibid. id
Cette faculté qui reçoit en nous les 9cevTa9[AgtT8Cy ou pour mieux dire, cette partie de notre âme qui est en rapport avec eux, est la cpavracria, qu'il faut bien se garder de confondre , et avec la sensatiou, d'une part, et, de l'autre, avec l'exercice même de la pensée '•
Ce que perçoit l'entendement d'une manière générale, ce sont les choses qui proprement lui appartiennent, les vor^ra, les choses pensables. Quant aux choses du dehors, il ne peut les connaître que par la sensation ^. L'entendement, ainsi appliqué par nous à connaître -et les choses de son domaine spécial, et les choses extérieures , peut être regardé comme un instrument que nous a fourni la nature, et qui est à notre âme ce que la main est à notre corps. Nous pouvons créer les arts et les sciences par nos propres ressources^; mais ces ressources, cet entendement, c'est la nature qui nous les donne. Dans le temps, la puissance de l'organe corporel, la puissance de la main, précède la puissance intellectuelle, bien que toutes deux aient cette ressemblance qu'elles se perfectionnent et se développent par l'exercice.
Il ne faut pas non plus confondre ici Tenteih dément humain avec cet instinct que la nature
f. De l'Ame» liv. 3, ch. 3, 427, b| i5. — Des Songes, ch. i,
9. Des Ptrlies dei Anim. , Ut. i , ch. t , 641 , t, 36. — De b Sasation, ch. 6, 445, b, x6.