THÉORIE DE LA CONNAISSANCE. — GHAP, IX
répartit aux animaux j et qui les fait vivre ^ L'homme vit par son intelligence, bien plus que par rinstinct, que lui aussi possède à un certain degré. La distinction de l'entendement et de l'instincty c'est que celui-ci ne s'applique jamais qu'à un objet unique , et que celui-là peut s'appliquer, au contraire y à plusieurs en même temps. L'en** teodement est à la fois aux deux limites extrêmes^ à celle du début et à celle de la fin : il est, on peut dire, le commencement et la fin ^. La raison, le Viyoçy est quelque chose de .moins étendu : c'est Teotetidement se limitant, avec* toutes ses lois de régularité et de vérité, à un objet spécial , pour le parcourir et le counaitre.
Telle est donc à peu prés la manière dont Arislote conçoit l'entendement en lui*méme, et dans toute sa généralité : l'entendement est le principe suprême, divin, inaltérable, qui régit notre être, et l'éclairé dans ses plus nobles et ses plus merveilleuses opérations. Tout en reconnaissant à l'eotendement une existence indépendante , et parfaitement distincte de tout ce qui l'entoure, le philosophe n'en a pas établi avec moins d'attention , les rapports généraux de l'àme et du corps; et il suffit de rappeler son traité de Physiognomonique \ pour montrer qu'il a cherché à les étudier