I. De TAige, Ht. i , cb« • , 404, h, a
THÉCmiB DE LA CONNAISSANCE. — CHAP. IX. 47
c'est qu'Aristote n'a jamais prétendu faire tout dériver de la sensation , dans Tintelligence , et lui* même il se prononce, dans les termes les plus formeky contre cette confusion '.
La division des degrés de l'intelligence indiquée plus haut, est celle qu'Aristote emploie habituellement; mais il ajoute, parfois, à ces quatre degrés, deux autres nuances: c'est lasagesse, cofia^ qui n'est que la science dans uno acception plus étendue ; et la réflexion , fpcSvTiaiç ^, qui e&t un nié« lange de la pensée simple, do^a, et de la science, èmnitAvi. \ssez souvent aussi il comprend ces trois degrés : è^%çii^'fi^i6^ et (fù6^ntni , sous une seule appellation générale, ùire^XTi^t; Ce dernier terme aurait quelque rapport aveccequela philosophie moderne a nomttié? subjectivité, idée subjective, réceptivité. Mais on le répète, la division la plus ordinaire et la plussimple de rentendementqu adopte Aristote, est celle dont on a d'abord parlé.
L*acte propre de la pensée, se pt>rtant d'un objet à un atitre, est la ^tovoia, où se révèle, à l'opposé de r&icAY)i|/iç , l'activité spontanée de notre âme. Le mouvement si rapide de la pensée, la ^lavota ^
I. Mélapb., liv. 3, ch. 3, 427, b, xa. — DeVAinc, liv. a, cb. 3 # 4tS, b, 36.
%. Grande Mor. y liv. i , cb. 35, 1196 et suiv. vcûc, oo^tx^ uircXr.^i;: ce dernier noi a parfois le nent de siiuple appréhensioo .
3. De TAme, liv. 3, ch. 3, 427, b, a5. Les différeaccs de rOiroXri^iC font : imarapiVi , io^/x , çpowioic.
4* Dca li^es inscc. , cb. x » 96S a , a5.
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Quanr aa rôî^ spécial de U -l'-^s- om, a «ieyâ wm doAMe direcreme&t par b lensahoo. ciLtae pendait pai de doo». Ceit qu'en el£±t îiA ^igt caïué*^ daijS notre âme par U présence «ie r^liprt inwnéfDe/ a ia difFérence de la yrrrxTir y ou f lihftff et les fea^Uijnft iramédiates qu'il prodail, n plus rien a Caire.
Lie b ^v^, qii on pourrait appeler au» : perceplion^â Yxus'rr^^f sensation propremeiit dite, il nj a qu'un pas- I^ sensation a été placée pv Aristoteati degré le plus bas d** la connatsasmcct ti il serait impcissible, je croîs, de cirer un seul pas* sage de tous ses ouvrages qui infirmât œlte <ipinion.
Une distinction de suprême importance» elqn'il ne faut pas plus oubliirr ici que dans le reste delà doctrine d'Arisiote , c'est celle de Tacte et tie là puissance, du fait même et de la simple possibilité^. I^a sensation, est ou en puissance, ou en acte; et le philosophe grec doit nécessairement faire cette distinction , |)arce que la langue même dont il se
f , M^laphys. , liv. 5 , di. 4 , 10^7, b , 39. 9. b« rAne « IJT. à , cb. 3 , 4^7 y )> , ao. 3« lie rsn« , lÎT. a , chap. 5^ 417 « a, xS.
TBÉORIB DE LA COMMAISSAIICB. — CflAP*. IX. i9
sert n'a pas de nuance spéciale pour exprimer cette idée; dans la nôtre, nous avons séparé la sensibilité, ou sensation en puissance, de la sen«> sation en acte, réelle, effective, et à laquelle seule on réserve le nom de sensation. Il est vrai qu Aiis<* tote emploie souvent, pour rendre Tidée précise de sensibilité, les motii : to aiodutucciv , et rauxtuTucov dans sa théorie est toujours en puissance % comme la sensibilité pour nous; mais cependant aïo^Yiviça très fréquemment Tun et Tautre sens ; il importé de ne pas tes confondre. L'aiffOniTuiov se rapproche beaucoup aussi du to aiaÔTiTYipiov evTo< ^ , du sens in« térieur où toutes les sensations du dehors viennent aboutir, et que Bossuet a nommé le sens cotfintufjt^
C'est précisément cette partie de notre âme qu'atteint le sommeil. A vrai dik*e,Ie sommeil n*est pas dans les sens eux-mêmes : il est dans le centre seul ^, où se réunissent les impressions des sens.
En effet , rame n est pas placée à Textrémité de nos organe; elle n'est point placée, pour voir» à l'extrémité de notre odH. Sa sensibilité, son sensoriutn (at^DTifpiov) est tout intérieur; et ilest unique^ puisque c'est le point où viennent converger toutes les perceptions (lu dehors.
La sensibilité est précisément ce qui constitue