De U Sensation, ch. a,43S»l^» 6.-^Gb. ?> ii49f «i i
SO dIuXIÈME partie. — SECTIOIC II.
ranimai; c'est du moment seul où ta sensibilité est n^e', que Taniinal peut réellement dater son existence; la sensation en acte, c'est-à-dire, la sensation produite par les objets extérieurs, et transmise au sens intérieur, est comme une sorte de mouve* ment de I ame dans le corps ^.11 faut que l'âme soit présente à la sensation. Cest là ce qui fait que, pour tous noshens,ilyaquelquechose de commun, outre les affections spéciales de chacun dVux ^. Ainsi, d'abord , chaque sens doit recevoir les sensations qui lui sont propres: l'œil doit voir, l'oreille entendre; mais il y a de plus une pinssance qui accompagne et suit toutes les sensations, et qui fait que l'être sait qu'il voit, qu'il entend , qu'il sent en un mot; car ou ne voudra pas soutenir sans doute que c'est par foeil que letre sensible voit qu'il voit. Et c'est pi^ci.sément , dans cette faculté distincte et commune^, que viennent nécessairement se réunir toutes les sensations particulières et réelles.
Dans toute sensation extérieure, il faut supposer que le sens, l'organe lui-même est le récipient des espèces sensibles, mais indépendamment de leur matière; c'est comme 19 cire qui reçoit lempreinle du cachet^, sans garder pour cela le
I. De la Génér. dei tnim. , liv. 6, cht f , 778, b, )3« s. Du Soniuetl , ch. 1 , 454 , a , S.
'i. Du Soinnivil, ch. i , 4^5, a, la.