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THiORlE DE LA CONNAISSANCE, — CHAP. IX. 21
fer OU l'or, dont le cachet est composé. Ainsi donc, l'orgaoe rieçoir les objets, mais sans les parties matérielles dont chaque objet est composé; quand ces parties viennent à s'éloigner et à disparaître ', il reste, dans forgane, des sensations, des perceptions de divers genres; mais Pacte de Fpbjet senti, et Tacte même de la sensation, sont identiques et ne forment qu'un seul acte, bien que l'existence ne soit cependant pas la même pour .l'un et pour lautre.
On a beaucoup attaqué cette description du mode de la sensibilité. On a accusé Âristote de matérialisme; mais ici, comme plus haut, on l'a mal compris. Il nous semble que cette opinion, telle qu'elle vient d'être exposée, et , après tout ce qui précède , n'a rien que de parfaitement accep* table. Aristote s'est servi d'une comparaison ingénieuse pour rendre sa pensée; mais il est bien évident qu'il n'a point entendu bannir, de la sensation, toute activité intellectuelle; au contraire, il vient d'établir formellement que cette activité était indispensable dans l'acte de la sensation, qui, sans elle, serait tout-à-fait incomplet et isolé.
Hegel ^ a déjà défendu cette comparaison du Stagi ri te contre les attaques dont elle a été l'objet, ef il est de toute évidence, quand on a suffisamment étudié le système Aristotélique, qu'elles