‹ De la logique d'AristoteChapitre 116 sur 244 · I. De TAme, Ut. 3, ch. a , 4^5 , b · texte numérisé non relu

I. De TAme, Ut. 3, ch. a , 4^5 , b

a. Hegel 9 OCumMomplètet , ton* i4i p* 38o et 386.

S2 DBUXIÈME pârtib. — sBcnoiv II.

portent à faux. On ne s'est arrêté qu'à la super* ficie de la pensée d'Aristote, à son expression; et Ton n'a point assez tenu compte des limitet^ cependant fort précises, dans lesquelles il préteo* dait la renferaier.

La sensation se distingue profondément des divers degrés de la connaissance , en ce qu'elle ne peut jamais s'appliquer qu'an particulier ' , tandis que les autres s'appliquent aussi au général; et comme les idées générales sont dans l'âme, voilà ee qui fait qu'elle peut penser quand elle le veut (vo^oftt), mais que sentir ne dépend pas du tout de l'individu sensible, puisqu'il lui faut toujours, pour sentir , la présence de l'objet extérieur dont il ne peut disposer.

Il s'ensuit que la sensation ne nous fait jamais connaître ni le passé, ni l'avenir '; elle ne nous peut donner que le présent. De plus, elle- est toujours vraie pour les notions quelle fournit^, aux animaux aussi bien qu'à nous. L'erreur ne vient pas d'elle; l'erreur ne vient que de l'acte de la pensée; elle ne peut jamais être commise que par le concours de la raison. L'animal privé de raison est hors d'état de jamais se tromper.

Aristote admet presque toujours la certitude absolue de la sensation; quelquefois cependant

X. De rAme, Iît. a, ch. 5, p. 4x7, b, ai. — Mor. à Nicoin.f liv. 7, ch. 5, 1147, «» 5i5.

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